La Tragédie du Bonheur

bonheur

Le bonheur n’est qu’un mot.  Sept lettres et un tout, le plus important pour chacun de nous. Le bonheur est simple mais compliqué, vocable en lequel, on peut mettre multitude de désirs, tellement de souhaits que finalement ce petit mot ne peut porter. Chacun le cherche, à sa manière, comme il peut; honnête ou malhonnête, le but c’est d’y arriver, peu importe comment. Seul ou ensemble, le bonheur on y pense, on y travaille, on y arrive; des fois on meurt sans.

A la recherche du bonheur, les hommes se sont longtemps évertués, se sont toujours impliqués, avec des résultats diversement appréciés. Le bonheur a cette insuffisance innée, qui le rend inaccessible. Les riches ont l’argent et pas l’amour, pas la tranquillité, la sécurité. Les pauvres ont besoin d’argent, pour s’assurer l’amour, du moins l’attention des autres, la tranquillité et la sécurité. Et quand ils deviennent riches, ils n’ont rien de tout ça.

A quoi il sert alors de courir après le bonheur, pour ne finalement pas l’avoir, quand on pense l’avoir eu?  La tragédie est là, cette propriété du bonheur, d’être invisible, inatteignable; quand on l’a pas, on le cherche, quand on l’a, on ne l’a plus. Peut-être est-ce parce que nous n’identifions pas réellement ce qu’est le bonheur pour nous ? Notre construction du bonheur et des critères qui le définissent, sont peut-être si peu concrets, que nous planons dans l’abstraction de ces idées de bonheur si floues, qu’elles sont difficilement perceptibles ?


En vrai, depuis quelques jours, je cherche mon bonheur, j’ai identifié des états de contentements, je connais les éléments qui me complèteraient, les états que je veux atteindre, pour me convaincre que je suis heureux, entièrement. Mais c’est lorsque nous hésitons à nous satisfaire de notre présent, lorsque nous cherchons toujours un état au-dessus, en dessous, que nous exaltons notre ingratitude à la vie. Jamais contents de rien, nous visons un bonheur toujours lointain, une chimère.

-photo-sans-titre-10

En vérité, je vous le dis, le bonheur est semblable au temps. Quand il est passé on le regrette ; soit d’être passé et de n’avoir pas assez duré, soit de ce qu’on en a fait, qu’avec le recul on estime qu’on aurait pu en faire quelque chose de meilleur. Quand il est présent on n’en apprécie pas la teneur, à sa juste valeur, comme d’ailleurs, un présent (cadeau), qu’on se doit de prendre tel qu’il est, dans la noblesse du geste, dans l’existence simple de l’offre. Et que justement on s’inquiète plus, de comment il serait à venir.

Le Temps, passé, présent, à venir.


Notre bonheur, notre chimère, est dans l’avenir. Il est une quête constante qui ne s’arrête jamais. On le construit certes individuellement, mais il faut des conditions collectives pour entourer ces dynamiques personnelles. Dans une société, des conditions doivent garantir l’avenir. Notre bonheur est toujours là, là-bas, dans l’avenir. Aujourd’hui est un fait, difficile certainement à assumer, on se plaint de ceci, de cela. Pire on estime avoir été affecté de faits passés, dont on réclame réparation. Mais on aura beau réparer le passé, on aura beau assumer le présent, l’inquiétude de l’avenir sera notre premier souci.

Toutes ces élucubrations pour dire quoi ? Qu’autant que nous sommes, nous cherchons à maîtriser l’inaccessible bonheur, l’indéfinissable bonheur ; plutôt que de nous contenter de chaque jour ; que nous devons, en effet, pour calmer notre soif de bonheur, cette chimère implacable, construire dans nos communautés, nos sociétés, nos nations, les garanties de notre avenir, celui de nos enfants, celui des générations suivantes, lesquelles forcément attendent beaucoup, sinon tout de nous.

Que dès lors celles et ceux, qui ne pensent qu’à leurs petites personnes, leurs piètres ambitions égoïstes, alors qu’ils ont les moyens de faire en sorte, que les prochaines générations aient la tâche moins dure, sont les ennemis du bonheur. Nos ennemis du bonheur. Dignes prétendants à la Guillotine! Les Louis XVI de 2013.

En vérité, je vous le dis, ce sera à eux, et à leur postérité, d’en rendre compte.

Mais nous aussi, changeons et faisons changer tout autour de nous.

Changeons tous ! Et nous trouverons alors le vrai bonheur.

stickers-le-bonheur

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s