Le-dit-tôt de ce matin 18 Septembre 2013

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 Le nouveau gouvernement togolais annoncé hier, de son Excellence Arthème Séléagodji AHOOMEY-ZUNU (photo), Premier Ministre, reconduit dans ses fonctions suite aux Elections législatives du 25 Juillet 2013, crée, il fallait s’y attendre un certain nombre de polémiques. Celle qui fustige la reconduite de certains Ex-ministres, celle aussi qui critique l’invitation au Gouvernement de l’Union des Forces du Changement ! Etat des lieux :

 

Le Jeu politique, souvent est alambiqué. Tandis que différentes influences, voulues ou non, différents agendas et objectifs et des contextes complexes, conditionnent les choix politiques, l’interprétation et la compréhension de l’opinion complique davantage le jeu ! C’est à n’y rien comprendre. Et pourtant c’est si simple.

UFC : opposition et partenaire de gouvernement

Sur la question de la participation de l’UFC (Opposition) au Gouvernement : pourquoi voudrait-on que l’Accord UFC-RPT, plutôt l’accord Faure GNASSINGBE-Gilchrist OLYMPIO du 26 Mai 2010 –n’ayons pas peur des noms –  qui a encouragé fortement les bailleurs de fonds traditionnels (USA-UE) à rétablir des relations de coopération avec  notre pays, soit jeté à la corbeille ? Rappelons qu’à la suite de cet accord fixant partage du pouvoir, Hilary Clinton, alors Secrétaire d’Etat aux Affaires  Etrangères des Etats Unis s’est félicitée lors de son passage à Lomé de cet accord politique historique, réglant près de 50 ans de discorde. Ceci pour le petit rappel des faits !

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Il apparaît aujourd’hui, après trois ans de collaboration, soldée par une stabilisation de la vie politique n’en déplaise aux contestataires infatigables, que, le Président de la République Togolaise, n’a aucune raison d’écarter l’UFC du Gouvernement. Bien entendu son influence a diminué passant de 7 Ministres à 3. La vie politique est longue et tumultueuse, le Togo le sait autant que n’importe quel autre pays, il est à mon sens important de conserver les formules qui ont fait leurs preuves.

Pour aller de l’avant, il faut travailler avec toutes les bonnes volontés, celles surtout qui font des concessions et des sacrifices pour faire primer le bien-être commun. C’est donc,  se mettre soi-même un bandeau sur les yeux et avancer ensuite sur une corde raide tendue sur un ravin, que de considérer que toutes les formations politiques qui ont collaboré avec le RPT sont traitresses (CPP, CDPA, UFC). L’interprétation que l’on donne à l’opinion togolaise de la politique, celle-là qui ne concède rien et proteste continuellement sans orientations, a coûté plus de 20 ans de tergiversations. Cela suffit !

Aussi, pour un parti politique de l’opposition, faire un accord avec le parti au pouvoir et s’entendre ensemble sur des choix de gouvernement cohérents, ne le dénaturalise en rien, ni ne modifie son statut et son positionnement politique. On pourra jouer sur les mots aussi longtemps que l’on veut, mais être de l’opposition c’est apporter la contradiction au pouvoir, mais lorsque les circonstances le permettent, voire l’exigent, apporter la contribution utile, à l’avancement du pays.

Ex Ministres : Faire ses preuves et rester en fonction

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(Photo: Cina LAWSON Ministre des Postes et de l’Economie Numérique)

La malhonnêteté intellectuelle peut ne pas avoir de limites. Le « AMESSIAME NE DOU VIDE » (chacun doit manger un peu un peu NDLR) est un concept nocif, mais si ancré dans la tête de mes compatriotes que l’on devrait trouver un sérum pour faire une cure profonde des mentalités. Certes il est justifié que l’on ne saurait être ministre continuellement pendant 10 voire 15 ans, un véritable abus de CDI devrait-on dire, mais il importe que les gestionnaires compétents et productifs de certains portefeuilles ministériels, méritent un renouvellement de leurs contrats. Le changement est un processus, je ne cesserai jamais de le dire, dans 20, 50 ou 100 ans, le changement sera toujours une idée actuelle, parce que constamment, on cherche à améliorer ce que l’on a ; et ce processus doit absolument et sans réserves, s’opérer dans des conditions correctes. Parmi ces dernières, la stabilité, le maintien de cap et d’orientation, et la continuation d’une gestion cohérente, forte et solide sont de mise.

Si au Ministère de l’Economie et des Finances, des Postes et Télécommunications, du Développement à la Base, de l’Administration Territoriale, de l’intérieur et de la Sécurité, etc. il est admis, par tous les observateurs objectifs de la vie politique de notre pays, que la gestion fut couronnée de succès, que des procédés efficaces de travail ont été mis en œuvre par les détenteurs de ces ministères, et que leur travail et leur conduite ont produit des résultats satisfaisants, pourquoi Grand Dieu, vouloir qu’on les remplace ? Qu’alors, durant près de 6 mois ensuite, le nouveau Ministre, prenne le temps utile et inévitable de prendre ses aises, de maîtriser la passation, de comprendre les actions en cours afin d’en assurer la continuité, d’établir la confiance avec ses collaborateurs ? Qu’ainsi, le ralentissement du fonctionnement du Ministère pénalise tout l’appareil d’Etat et les usagers ? NON !

Bien-sûr, nul n’est indispensable mais entre nous, le renouvellement de la confiance du Chef de l’Etat à certains de ses Ministres, ne peut pas être considéré comme une faute ! Le contraire probablement ! Toutefois, comme cela a été le cas pour certains, on peut être appelé à gérer d’autres portefeuilles, vu le profil, la capacité à s’adapter et sans doute la nécessité d’un repositionnement.

Ce qui joue, d’ailleurs souvent, en politique, est le poids (dans l’opinion) des personnalités, leur envergure à porter l’action du gouvernement ou du parti, leur notoriété, leur importance électorale en fonction de leur zone d’influence, leur capacité de contribution à l’action du parti, leur proximité du Chef de l’Etat ou du Premier Ministre et le degré de confiance qui existe entre eux, leur impact possible ou avéré sur l’issue de scrutins futurs, la nécessité de mobiliser et de renforcer les liens, et surtout les contextes actuels, voire futurs.

On peut donc comprendre pourquoi faire un nouveau gouvernement est un acte difficile, pour ceux qui en ont la charge.

Pour finir :

A quelques semaines sûrement des Elections Municipales, à moins de 20 mois des prochaines élections présidentielles (Avril 2015), comme des amateurs  et contemplateurs béats de la chose politique, certains commentateurs se fendent de protestations inutiles sur la composition du nouveau Gouvernement. Les seules analyses, à mon sens, qui seraient pourvues de pertinence devront porter sur :

–     Les raisons du rattachement du portefeuille Santé à la Primature

–     L’absence d’un Ministère dédié au tourisme

– Le changement de l’intitulé du Ministère des Postes et Télécommunications devenu Ministère des Postes et de l’Economie Numérique et ce que cela induit

–   Ce que devront être le Ministère de l’Equipement rural et le Ministère d’Etat chargé des Affaires Présidentielles

VOILA !

Pour ma part, j’ose croire que le gouvernement ainsi nommé, garantira la poursuite des réformes, initiera la conversion effective en qualité de vie pour les togolais, des indicateurs économiques (en hausse) du Togo.

Il appartiendra aussi, au Parlement élu, de jouer sa partition en soutenant l’action du gouvernement.

Et si l’opposition, surtout celle qui se dit légitime au détriment de l’UFC, veut continuer à battre le pavé et à remplir les réseaux sociaux de préoccupations secondaires, et même certaines plus sérieuses mais très mal vendues, s’enlisant ainsi dans des contradictions internes, tel un nœud gordien, qu’elle le fasse ! Le contraire d’ailleurs me surprendrait ! Agréablement je l’avoue ! Je n’ai pour l’heure, rien contre la cohésion d’une classe politique, entièrement mobilisée pour agir en faveur du bien-être commun ! Je sais je rêve.

Mais pendant ce temps, que nos prières continuent à fléchir le cœur de Dieu vers notre Nation.

Lovejoyce AMAVI

#TOGOFIRST

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2 réflexions sur “Le-dit-tôt de ce matin 18 Septembre 2013

  1. Soklou komla Gabriel dit :

    C’est aussi ça la politique. Le mien qu’on puisse dire, c’est que c’est fait. On ne peut rien de plus. Seul le Togo reste le gagnant. Ce qu’on refuse à ce régime, sera accepter par un autre dès qu’il sera au affaire.

  2. morgan davdase dit :

    le togo DOIT GRANDIR en matiere politique il ya tres longtemp kon entand de beau discours mais la palpabilitee est tjrs…

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