Les cendres du Liban

C’est la guerre. Je crois que c’est la guerre. Celle sans doute que je souhaite sans vraiment l’avouer pour que ce monde comprenne qu’inévitablement son fonctionnement ne peut que nous mener vers là : un conflit mondial entre des puissances internationales égoïstes qui réfléchissent plus avec leurs armes qu’avec leurs bons sens. À l’annonce de la destruction du Port de Beyrouth par de fortes explosions, je me suis dit qu’on y était; que les différents soubresauts de l’actualité ces dernières années allaient connaître désormais leur apogée.

Benyamin Netanyahou le Premier ministre israélien a promptement accusé le Hezbollah, et pour ceux qui connaissent les raccourcis habituels, l’Iran, puis la Syrie, la Russie, la Chine et pourquoi pas toutes celles et ceux à travers le monde, qui servent d’épouvantail à l’occident et à son capitalisme sans vergogne.

Urbi et Orbi

Nous sommes en guerre avait dit le blondinet de sa maîtresse de français en parlant de la pandémie de la COVID-19. Dans une sorte de rôle surjoué, comme jadis sur les bancs de l’école pour intéresser la maîtresse et être récompensé par des séances de puériculture pratique, Jupiter était alors sorti de son orbite pour distiller une crainte du virus assortie de nombreuses dispositions catastrophistes. Chacun joue du dramatisme pour se camoufler du constat patent de leur incompétence et du dessin flagrant de leurs objectifs de domination du monde et des peuples.

Mandatory Credit: Photo by Evan Vucci/AP/Shutterstock (10706650o)

Papy MAGA (Make America Great Again) de son côté, aurait bien trouvé son compte dans une guerre mondiale bien circonscrite au Moyen-Orient pour reporter des élections qu’il sait perdues d’avance. Après avoir accusé la Chine, Huawei et Tik Tok de tous les malheurs et usé de la provocation pour indexer des ennemis extérieurs et justifier sans succès ses mauvais résultats, il aurait été certainement très opportun qu’un conflit armé éclate au Liban pour que Donald Trump reste président des États-Unis quelque temps encore.

Les pauvres

Au-delà des suppositions et du développement de la situation, le temps de trouver comment et pourquoi 2700 tonnes de nitrate d’ammonium ont explosé réduisant le Port de Beyrouth en cendres, ce sont plus de 5000 blessés, 137 décès et des dégâts matériels qu’il faut gérer maintenant au pays du Cèdre. L’appauvrissement des populations à cause de multiples conflits dans la zone, les effets actuels de la pandémie du coronavirus, les tensions sociales permanentes dans le pays, la crise économique corollaire à la destruction du port qui tient une place importante dans les échanges de marchandises etc. ce sont de nombreuses familles qui viennent ainsi de se retrouver dans un cycle de misère qui n’en finit pas.

C’est bien la guerre; puisqu’évidemment les théories iront bon train, que l’occident tient le Moyen-Orient sous domination à cause du pétrole, tout comme l’Afrique.

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