La faconde de Dame Cunégonde

L’esprit de l’homme se refuse à l’étreinte,
Lorsque l’amour est faux et la tendresse feinte.
Les corps s’enlacent sans jamais se toucher,
Le sexe est faux et les corps peinent à se rapprocher.

L’animal s’accouple par devoir de procréation.
N’ayant nulle conscience du sexe de récréation,
Ses sens ne s’éveillent qu’à la nécessaire utilité.
Aucune place n’est laissée à la bagatelle futilité.

Les « je t’aime » qui ne servent qu’au recrutement
De préposés à l’amour, malheureusement
Meurent à l’épreuve des âmes insensibles à la fourberie
De ceux-là qui traitent leurs semblables comme de la friperie.

De ces vies qui restent vides parce que mal remplies,
Ces coeurs qui n’aiment pas autant qu’ils se disent épris,
Ces situations ridicules où, mis sur le fait accompli,

L’esprit de l’homme frustré alors d’être incompris,
S’enfonce dans les vagues de ces sombres émotions,
Qui lui font perdre de l’amour toutes notions.

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