Eyadema est il mort?

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Eyadema n’est pas mort.

Saurait-on mourir en vérité lorsque toute sa vie fut dessinée par des fables et légendes, aussi fantasques les unes que les autres ? Les grands hommes laissent toujours une empreinte dans le temps, en bien ou en mal. Il se raconte encore aujourd’hui, onze ans après sa mort, des histoires faramineuses sur Eyadema, devenu pour les raisons de l’enrôlement militaire « Etienne Eyadema », et pour de funestes raisons grimées d’un voile de quête d’authenticité « Eyadema Gnassingbé ».

Il n’est pas mort. On dit même que sa dépouille est maintenue en vie, momifiée, pour les mêmes raisons funestes qui ont déterminé le choix du patronyme « GNASSINGBE », lequel selon diverses sources signifie en Kabyè (langue de l’ethnie d’EYADEMA) : « on vous domine », « on règne sur vous » etc…


La fable est belle. Et peut-être sérieuse. Si l’histoire qui se raconte sur Eyadema et qui parle d’un nouveau-né découvert en brousse, dont la mère venait de mourir en couches, et qui recueilli, connaîtra de rocambolesques péripéties au point d’en arriver à être le maître incontesté de tout un pays pendant 38 ans , en effet oui, Eyadema ne saurait mourir. Il a échappé à la mort dès sa naissance. Le Chef de son village qui refusa de le faire mourir malgré les injonctions de tout le village le fit une seconde fois échapper à la mort. Enfant terrible, tout le monde s’écartait de lui dès qu’il approchait; et les exactions dites commises par lui dans sa jeunesse, peuvent sembler sortir d’un « manga ». Mais cela lui valut le nom « EYADEMA » qui en Kabyè signifie : « les gens sont finis (partis) ». Plus tard il fut envoyé à la guerre, baptisé « Etienne », avec l’espoir que jamais il ne revint. Une fois de plus il échappa à sa mort programmée.

Il retournera dans son village avec son moulin, payé de sa solde, et s’installera à son compte.


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Mais l’histoire finira une fois de plus par le rattraper. Appelé pour participer à un coup d’Etat et un assassinat politique en 1963, il finit par déjouer tous ses concurrents pour finir lui-même au perchoir quatre ans plus tard. Avril 1967.

C’est donc ainsi que commença pour Eyadema et le Togo, une longue histoire commune, douloureuse sans doute, qui durera 38 ans. Une histoire d’amour ? Aux débuts en effet, tout semblait parfait, les populations adoubaient et accueillaient chaleureusement cet OVNI politique qui, décomplexé, allait à la rencontre des gens et gouvernait en même temps d’une main de fer, intransigeante et terrifiante. La théâtralisation de son règne atteignit son paroxysme, lorsqu’après le crash de son avion à SARAKAWA, il fut dit « seul rescapé » d’un attentat et qu’il fit un retour triomphal jusqu’à Lomé, s’arrêtant à chaque ville, afin que les populations puissent voir et acclamer le miraculé.


D’ailleurs question : Pourquoi continue-t-on à rassembler les gens, tous habillés de blanc autour de SARAKAWA le 24 Janvier chaque année ? Mystère !

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Tout le règne d’Eyadema fut ainsi écrit d’histoires mystiques et secrètes, racontées sous le manteau, essaimées çà et là afin qu’à l’indication seule de son nom, crainte et respect soient de mise. Lui-même enchainait les histoires mystérieuses en donnant à son entourage de quoi fantasmer. Entre la possession d’un baobab et d’un lion fétiches, une maman sortie de nulle part qui fut vénérée en son temps, comme la mère du messie, des attentats manqués, des histoires fantastiques sur ses enfants et leurs supposés pouvoirs hérités de leur père, des accidents horribles dont ils sortent indemnes, du fait qu’il se raconte même qu’entre ses pairs présidents, sa force mystique était de notoriété publique, le bal du mystère EYADEMA est long. Très long.

Et le Togo reste empreint du passage de cet homme, chef d’Etat de 1967 à 2005.


Mais voilà, il fut déclaré mort le 05 Février 2005, lors de son évacuation pour un traitement médical, dans une baignoire remplie d’eau chaude selon les fables. Tous comptes faits il n’est plus de ce monde, et son retour à la vie serait sans doute le must du retour triomphal.

Les mystiques aussi grands soient-ils, finissent par mourir ; du moins physiquement. C’est de continuer à en parler, que les historiens en confirment le passage et l’impact, qui fait de ces gens des éternels vivants.

Eyadema n’est pas mort, et pourtant on a bel et bien fait ses obsèques et rendu les hommages mérités. Et pourtant son fils est devenu président à sa place et règne depuis 2005. Et pourtant la guerre de succession après lui a écarté pas mal de gens dont certains ont été faits prisonniers. Eyadema n’est pas mort, et pourtant plus personne ne fête le 13 janvier et le 23 Septembre, fêtes militaires où il aimait parader avec ses frères d’armes.

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Eyadema n’est pas mort, et ce n’est pas parce que son fils perpétue en sorte son règne, il n’est pas mort pour la seule et unique raison qu’il demeure dans nos esprits, et qu’il existe même des passéistes qui continuent de le regretter et de vivre comme en son temps, jouissant de privilèges intouchables.

Eyadema n’est pas mort parce que l’histoire du Togo ne se fera jamais, sans lui.


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Il demeure encore, parce que plane toujours sur nos têtes cette ombre, qui nous domine et nous empêche de changer d’époque. Il est vrai, j’ai des fois envie de croire que c’est ce vocable incantatoire qui asservit notre pays et nous empêche de lever la tête. J’ai de sérieux doutes sur l’innocence de cette phrase comme nom de famille. « On vous domine », « on règne sur vous » : GNASSINGBE. Si tant il est vrai que ce monsieur était un mystique avéré, friand de pouvoirs occultes, il ne peut avoir pris ce nom de famille par hasard, juste par souci d’authenticité ou d’esthétique subit. Mais alors, toute la fable s’emballe à nouveau et nous nous enfermerons dans des atermoiements improductifs qui ne détermineront pas de sortie de crise pour notre pays.

La volonté de son fils Faure de faire un président différent et moderne ne souffre d’aucun doute, il n’a d’ailleurs pas le choix. A ce niveau de pouvoir il est difficile d’exercer sous l’ombre de quelqu’un, encore moins de quelqu’un déclaré mort. Mais alors comment explique-t-on cette léthargie qui plombe l’action de l’Etat et ces compromissions régulières dont on se départit aussi difficilement ? le mot dynamisme n’est pas vraiment à l’ordre du jour de l’action du gouvernement, tout semble lent et lourd. Des hégémonies se créent dans les différents secteurs, du seul fait d’individus qui semblent plus portés sur leurs intérêts personnels, que sur le sens de la responsabilité et du service à la Nation.

Eyadema n’est pas mort, parce que normalement ce genre de comportement ne devrait continuer à avoir cours. Et pourtant ce n’est pas l’envie de faire bouger les lignes qui manquent à Faure. Mais le système est coriace. Eyadema, c’est un système. Et généralement on ne démonte pas un système en en changeant juste le couvercle. C’est en véritable tête robot autonome que Faure doit agir en démontant les pièces défectueuses l’une après l’autre. Et c’est bien ce qu’il fait. La liste est longue. Il lui faut être juste vigilant sur les pièces de rechange qu’il installe. Certaines sont défectueuses, avec un emballage moderne. C’est à n’y voir que du feu.


Finissons là, en disant qu’Eyadema était sans doute « une histoire de destin », que la mort peut emporter son corps, son histoire ne saurait quitter l’éternité. Qu’on l’aime ou pas, son impact sur l’histoire de notre pays est indiscutable. Les gens décident peu de leur parcours, des choix qu’ils font, des rencontres et des opportunités formidables sur le chemin de leurs vies. Eyadéma, à en croire l’histoire de sa vie, vraie ou fausse, a connu une existence exceptionnelle. Peut-être même à force, se croyait-il immortel? Il a fini par laisser la place, comme n’importe quel quidam, comme pour rappeler à tous que nul n’est éternel, que tout aussi bien que tout le monde, finit par trépasser.

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Les histoires mystérieuses continueront à germer sur la naissance, la vie et la mort d’Eyadema, pour le simple fait qu’il a marqué son passage. Que devrions nous retenir de lui et transmettre à nos enfants ? les fables ou la vérité ? Où se situe la limite réelle entre invention et réalité dans l’histoire de ce monsieur ? On peut décider de s’enrichir de son passage, en retenir les meilleurs aspects et avancer, autant que pour ses prédécesseurs et successeur, ou sinon continuer à tout décrire en noir et rester là à parler d’un homme qui est de toutes les façons définitivement mort, rassasié de jours et d’accomplissements.


Enfin, à moins qu’il resurgisse un beau matin en mode Retour Triomphal une fois de plus?

Repose en Paix Mandja! Pars et ne reviens pas!

😉

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N’est-il pas temps de changer?

Je voudrais être assis sur une plage, une longue chaise et un cocktail, seul devant la nuit qui tombe, un soleil rouge qui finit sa course à l’occident. Ne plus penser à tous mes tourments, sentir les vagues venir à intervalles réguliers caresser mes pieds, et faire le vide dans ma tête. Pour une fois.

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Je pense souvent à cette image, avec un drôle de sentiment de devoir aller à la retraite. M’éloigner de ces tensions quotidiennes qui font le lit de mes journées et souffler, oublier, changer.

Mais ce n’est qu’un rêve. Oui je sais bien que cette image idyllique est un rêve. Le seul endroit où je suis allongé c’est dans un lit, affalé dans ma vie comme dans un canapé, avec l’ennui qui me murmure plein de choses inimaginables à l’oreille.

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C’est peut-être ça l’âge adulte. Et l’âge adulte dans un pays à l’indépendance bancale, où les efforts finissent toujours par ne pas payer. C’est l’Afrique. Celle qui appartient à l’Europe. Celle où les dirigeants ont beau se démener, ils finissent corrompus, corrupteurs et mal aimés ; celle où les acteurs politiques finissent à l’évidence par se rendre compte de leurs incapacités, et se résignent à se laisser corrompre, à corrompre et à décevoir. #ChefDeFile 

Lorsque l’indépendance est autant de façade, que la souveraineté est un mot pieux qui fait joli sur les duplicatas des constitutions européennes qui nous servent de loi fondamentale, il est en effet difficile de gouverner et de bien gouverner. Pire, il devient impossible de gouverner dès lors que l’on décide de s’attaquer à la main noire qui nous retient captifs. #Gbagbo. Le drame en plus de notre situation, est de se rendre compte qu’en réalité tout tourne autour de la politique, que notre vie sociale, commune,… est mue constamment par des défis politiques, qui ne sont en réalité que des leurres qui nous éloignent des vraies priorités : une véritable indépendance et le bien-être pour tous.

Il apparaît même aberrant pour la plupart de nous, d’entendre ces discours vindicatifs anti-colons et réclamant la liberté réelle de l’Afrique. La faute à qui ? La faute à l’histoire et à l’abandon de nos personnalités propres, éduqués, que dis-je ? moulés que nous sommes dans un mélimélo de cultures importées et de mensonges sur nos vraies cultures. Nous sommes formatés à n’avoir de perspective en toutes circonstances, que celle de l’occident. Dans nos ADN il est écrit désormais que la modernité c’est eux, la vérité c’est eux et nous nous devons faire comme eux, et tout faire pour arriver à être comme eux en toutes situations. Tout ce qui est « nous » est faux et est du diable. Nos coutumes, nos traditions, nos peaux noires…


Aujourd’hui je suis las de croire que l’homme africain peut arriver à voir le bout du tunnel. Ce tunnel est depuis notre réalité. Nous ne croyons plus rien de notre passé. Nos pays sont des dessins décidés par l’occident. On s’y plait. L’histoire du Togo commence un 5 Juillet 1884 : le jour où un explorateur allemand, Gustav NACHTIGAL, vint signer un traité de « PROTECTORAT » avec le chef d’un village non loin de la côte. Avions-nous lancé une bouteille à la mer disant « Au secours, venez nous protéger » ? Et ceci est pareil pour la plupart de nos pays africains.

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Depuis toutes ces années nous avons tout abandonné de nos traditions, de notre histoire, pour nous abreuver de la version française (européenne) et tout orienter sur la France (l’Europe). Mais oui, l’Afrique appartient à l’Europe. Cela est une vérité indiscutable, il nous faut nous débarrasser de ce lien ombilical, qui ne saurait même être déguisé en partenariat soit dit gagnant-gagnant. La Parenthèse Zinsou c’est de l’affirmer en s’en amusant et venir après, de façon flagrante l’assumer, en prétendant à la magistrature suprême du Bénin.

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Tous comptes faits, cela reste une vérité. Notre affranchissement de la métropole ne se fera pas de façon aisée. Nos classes dirigeantes ont tellement d’intérêts en jeu, et même cette métropole a trop à perdre pour que cela soit facile. Lorsque des gouvernants félicitent et récompensent des frères ayant émergé en occident, croyez-moi le message est clair surtout quand des méritants sur place ont des traitements diamétralement opposés… Lorsque des gens de la diaspora sont préférés aux locaux dans tous les domaines, lorsque des entreprises locales qui paient les impôts sont exclues des contrats intéressants au profit d’entreprises souvent fumeuses, venues de l’étranger, la reconquête de notre indépendance est vouée aux échecs avant même d’avoir commencé. Nous pourrions en parler pendant des heures, encore et encore, les exemples sont légion.

L’acculturation de l’Afrique est le vrai drame de notre continent. Les prismes dans lesquels nous envisageons toutes nos solutions à nos problèmes sont tronqués. Pire c’est l’Europe qui, au mépris de tout bon sens commun, oriente ces prismes pour continuer à faire de l’Afrique, non seulement un grenier de ressources, mais en plus, un exutoire de tous leurs superflus.


Je regarde désormais l’avenir avec crainte. Le mien et celui de mes enfants – plaise à Dieu de faire en sorte que d’ici peu on trouve des solutions – l’avenir du continent. On peut croire que l’information et la communication réalistes peuvent aider les gouvernements qui font face à de vrais défis sociaux. Mais attention, dans certains cercles on ne refuse pas le formatage.  Ou vous faites partie du système, ou vous en êtes loin. Beaucoup finissent par s’y résoudre, et au diable les bonnes intentions. Avec toutes les sollicitations qu’il y a, tous ces gens qui de toutes façons vous en voudront, pourquoi ne pas tirer son épingle du jeu ? Pour ma part, cette vie c’est un jeu, où toutes les épingles sont ensemble, à tenter de creuser jusqu’à trouver l’issue utile à tous. Nous ne vivons pas ensemble pour que juste certains s’en tirent au détriment d’autres. Cela n’est pas ma conviction.

Je crois toujours qu’il faut un vrai grand réveil et je ferai de mon mieux pour en parler et l’appeler de mes vœux. Ce que je fais ici. La lutte est complexe. Les détracteurs nombreux. Mais la réalité est la même pour nous tous. Tant que nous ne sommes pas capables réellement et définitivement, de nous isoler et vivre loin des gens, nous sommes condamnés à agir ensemble pour le bien de nous tous.

Il y a encore de rares personnes pour lesquelles l’accomplissement personnel n’est pas tout, mais pour qui l’accomplissement de tous est un devoir.

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Je voudrais être assis sur une plage, un cocktail et un chaise longue, une nuit de pleine lune, dont le reflet fait scintiller la mer, et ces vagues dans leur mouvement interminable, comme pour dire, que quel que soit la force et la persévérance qu’on y met on finit toujours par échouer sur le sable. Les indépendances fantoches, vieilles de plus de cinquante ans n’ont donné aucune autonomie, sinon celle de se partager des richesses entre élites pendant que la majorité des gens croupit dans la misère.

Mais vais-je finir cet article sur une note défaitiste? penser que nous ne sommes pas encore prêts et que chacun doit se battre pour ses objectifs personnels d’abord? NON! je préfère vous laisser sur cette pensée de Nicolas Machiavel:quote-le-temps-n-attend-pas-la-bonte-est-impuissante-la-fortune-inconstante-et-la-mechancete-nicolas-machiavel-145902

Merci. Heureux d’être de retour ici!

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1- « Absit reverentia vero » : ne craignons pas de dire la vérité (locution latine)

La Braguette sous scellés

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Les histoires de blog ne sont pas des histoires qui se racontent le soir, au coin du feu ; bien-sûr, en dehors des chroniques d’Aphtal Cissé et ses histoires romanesques avec les « lianes », en dehors également , des aventures « vocabulaires » du Salaud Lumineux, empreintes de lubricité et d’ébriété.

Mes histoires à moi, ne se raconteront presque jamais autour du feu, ou à des enfants, le soir, en quête d’évasion et d’aventures. Ma démarche de blogueur se veut différente. Plus contributrice à un débat actuel, fournisseuse d’analyse sur un sujet qui nous concerne tous, sans doute prétentieuse d’imaginer faire le tour des questions en émettant une opinion affirmée.

Bien évidemment, si j’avais le talent d’Aphtal Cissé, je me risquerais dans les « lianes », mais je ne suis pas aussi Tarzan que lui et je m’entortillerais très rapidement; j’imaginerais bien écrire comme un Salaud lumineux, mais je n’ai pas la lumière de Vence Adzimahe et donc je ne resterais qu’un salaud ! Ce qu’il faut désormais éviter, à mon âge.

Ce que je ne dis pas non plus, c’est que je n’ai pas l’engagement citoyen de Délali Attiopou, pour m’épancher régulièrement sur la situation critique du Togo et/ou celle tout aussi critique de l’Afrique en proie à ses contradictions face à des défis de développement et de démocratie de plus en plus urgents.

Ah si j’avais la technicité de Liebe BATABA, je vous dirais tout ce qu’il faut savoir sur la vie 2.0, avec tous ces termes inventifs, qui semblent émerger souvent de cerveaux mathématiques, qui ne savent décidément pas simplifier leur propre vie en utilisant des termes faciles pour indiquer des choses simples ; exemple : va savoir ce qu’est un barcamp, un blogcamp, un instameet ou un tweetUp si ce n’est la rencontre des mêmes gars hyper connectés à internet …

Bref, mon blog souffre de ces carences ! Du coup vous comprendrez mieux pourquoi se retrouver souvent ici avec un article frais n’est pas chose aisée.


Aujourd’hui, entre autres salamalecs de bonne année, meilleurs vœux, vœux réciproques et patati et #papaoutai, je voudrais m’exprimer sur un sujet brûlant ! Le CloserGate.

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Vous savez, en Afrique, continent de presque non droit, élève paresseux dans la classe universelle de la démocratie, la fonction de « Première Dame » est un mythe. Un vrai ! Déjà bien-sûr, il nous faut, en Afrique, convenablement cerner les contours de la fonction présidentielle ! Sur ce sujet, hautement sensible, nous notons des avancées considérables (en longévité au perchoir ??… #RIRES).

Mais alors le mythe de la fonction de Première Dame n’exclut pas l’existence de certaines premières dames mythiques, véritables reines de SABA, à la renommée sulfureuse, chantre d’une allure ostentatoire légendaire, et ce n’est ni Roger Milla, ni Eto’O fils qui me démentiraient.

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Certains Chefs d’Etat ont plusieurs Premières Dames, 2,3 voire 10 pour le plus chauve d’entre eux (Zuma). Certains n’en ont pas ! Et ne suivez pas mon regard il est bien là où il est… je parle de mon regard…

Mais diantre, aucun n’a osé avoir une Petite Amie Officielle (PAO) qui joue sans l’être, la fonction de Première Dame. JAMAIS !!! OOOOHH jamais !

En Afrique, s’il est vrai que le Droit et la Démocratie ne sont pas forcément les mieux lotis, aucun chef d’Etat n’a osé une seule fois nous imposer sa petite copine, fruit en plus d’une relation extraconjugale et reconnue comme tel ! Ne pas aimer le droit n’exclut pas le respect des convenances et d’une certaine morale !


La France, pays des libertés et des Droits humains, viendra nous donner une leçon en matière de petite amie officielle. Non content d’avoir fait 4 gosses à Ségolène sans jamais se soumettre au sacrement du Mariage, François Hollande, emménagera au Palais de l’Elysée avec sa maîtresse. Non seulement, il ravit le rêve de Ségolène de diriger la France, mais pour mieux appuyer sur le pompon il entrera en fonction avec celle avec qui, il lui a donné tant de souffrances. Mais personne ne dît mot !

braguette ouverte Cette présidence décomplexée de la braguette, commencera donc sous des auspices d’infidélité assumée, et l’on verra Dame Trierweiller, tenter en force d’entrer dans un rôle de Première Dame qui ne lui sied guère. Elle donnera du coude, des coups et des tweets assassins pour s’installer dans le rôle…. En vain. La Nature Madame, a horreur des injustices flagrantes.

Une actrice, un scooter, un casque et des croissants plus tard, c’est sous perfusion et choquée du comportement de François Hollande, qu’on retrouvera Valérie Trierweiller. Mais sincèrement on s’en fout. Je lui dédie ce tube d’Afia Mala, inspirée de Mathieu 6,52 où il est dit : « Qui tue par l’épée, périra par l’épée ».

Si l’hypocrisie n’était pas de ce monde, comment Valérie Trierweiller s’étonnerait jusqu’à la syncope, du comportement infidèle et délictueux de François Hollande ? Mais passons, c’est moins grave !

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Ce qui, pour moi semble plus grave, c’est cette facilité qu’a François Hollande de dire que sa vie privée reste privée. Je l’apprécie bien, en président décoincé, rondouillet, qui rote entre deux phrases des restes de repas qui refluent, cela me permet de voir que ce ne sont pas des surhommes qui dirigent nos états et que ce sont des humains avec des faiblesses normales, n’est-il pas le président normal ? Mais alors cette normalité ne doit pas nuire à l’exemplarité qu’on attend d’un chef d’Etat, qui plus est, de la cinquième puissance du Monde !!!

Comment peut-il  partir en scooter faire galipettes avec une « sous-copine »? j’ai de la peine à l’imaginer accroché à son garde-corps, allant le coeur léger rejoindre sa Pompadour, même si à voir la Julie Gayet, il y a de quoi partir s’égayer.

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Ce dont, quand même je me rappelle qu’il ait fait serment de relever c’est l’économie de la France et pas les jupons de Julie Gayet !! La barre à redresser, c’est bien sûr celle de la productivité et non celle de la Reproductivité !!! enfin!

Je finirai donc cet article en invitant, François, à rompre le silence avec Valérie Trierweiller, et à définitivement se marier avec Julie Gayet et mettre sa braguette sous scellés à l’Elysée. Et confier la clé pourquoi pas à Manuel VALLS.

Parce que de là à ce que son mauvais exemple soit copié en Afrique où nous sommes déjà enfermés dans l’auberge… je ne vous dis pas !!

Sur ce, que la lumière soit avec vous tous !

Lumen ad Lumine