N’est-il pas temps de changer?

Je voudrais être assis sur une plage, une longue chaise et un cocktail, seul devant la nuit qui tombe, un soleil rouge qui finit sa course à l’occident. Ne plus penser à tous mes tourments, sentir les vagues venir à intervalles réguliers caresser mes pieds, et faire le vide dans ma tête. Pour une fois.

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Je pense souvent à cette image, avec un drôle de sentiment de devoir aller à la retraite. M’éloigner de ces tensions quotidiennes qui font le lit de mes journées et souffler, oublier, changer.

Mais ce n’est qu’un rêve. Oui je sais bien que cette image idyllique est un rêve. Le seul endroit où je suis allongé c’est dans un lit, affalé dans ma vie comme dans un canapé, avec l’ennui qui me murmure plein de choses inimaginables à l’oreille.

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C’est peut-être ça l’âge adulte. Et l’âge adulte dans un pays à l’indépendance bancale, où les efforts finissent toujours par ne pas payer. C’est l’Afrique. Celle qui appartient à l’Europe. Celle où les dirigeants ont beau se démener, ils finissent corrompus, corrupteurs et mal aimés ; celle où les acteurs politiques finissent à l’évidence par se rendre compte de leurs incapacités, et se résignent à se laisser corrompre, à corrompre et à décevoir. #ChefDeFile 

Lorsque l’indépendance est autant de façade, que la souveraineté est un mot pieux qui fait joli sur les duplicatas des constitutions européennes qui nous servent de loi fondamentale, il est en effet difficile de gouverner et de bien gouverner. Pire, il devient impossible de gouverner dès lors que l’on décide de s’attaquer à la main noire qui nous retient captifs. #Gbagbo. Le drame en plus de notre situation, est de se rendre compte qu’en réalité tout tourne autour de la politique, que notre vie sociale, commune,… est mue constamment par des défis politiques, qui ne sont en réalité que des leurres qui nous éloignent des vraies priorités : une véritable indépendance et le bien-être pour tous.

Il apparaît même aberrant pour la plupart de nous, d’entendre ces discours vindicatifs anti-colons et réclamant la liberté réelle de l’Afrique. La faute à qui ? La faute à l’histoire et à l’abandon de nos personnalités propres, éduqués, que dis-je ? moulés que nous sommes dans un mélimélo de cultures importées et de mensonges sur nos vraies cultures. Nous sommes formatés à n’avoir de perspective en toutes circonstances, que celle de l’occident. Dans nos ADN il est écrit désormais que la modernité c’est eux, la vérité c’est eux et nous nous devons faire comme eux, et tout faire pour arriver à être comme eux en toutes situations. Tout ce qui est « nous » est faux et est du diable. Nos coutumes, nos traditions, nos peaux noires…


Aujourd’hui je suis las de croire que l’homme africain peut arriver à voir le bout du tunnel. Ce tunnel est depuis notre réalité. Nous ne croyons plus rien de notre passé. Nos pays sont des dessins décidés par l’occident. On s’y plait. L’histoire du Togo commence un 5 Juillet 1884 : le jour où un explorateur allemand, Gustav NACHTIGAL, vint signer un traité de « PROTECTORAT » avec le chef d’un village non loin de la côte. Avions-nous lancé une bouteille à la mer disant « Au secours, venez nous protéger » ? Et ceci est pareil pour la plupart de nos pays africains.

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Depuis toutes ces années nous avons tout abandonné de nos traditions, de notre histoire, pour nous abreuver de la version française (européenne) et tout orienter sur la France (l’Europe). Mais oui, l’Afrique appartient à l’Europe. Cela est une vérité indiscutable, il nous faut nous débarrasser de ce lien ombilical, qui ne saurait même être déguisé en partenariat soit dit gagnant-gagnant. La Parenthèse Zinsou c’est de l’affirmer en s’en amusant et venir après, de façon flagrante l’assumer, en prétendant à la magistrature suprême du Bénin.

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Tous comptes faits, cela reste une vérité. Notre affranchissement de la métropole ne se fera pas de façon aisée. Nos classes dirigeantes ont tellement d’intérêts en jeu, et même cette métropole a trop à perdre pour que cela soit facile. Lorsque des gouvernants félicitent et récompensent des frères ayant émergé en occident, croyez-moi le message est clair surtout quand des méritants sur place ont des traitements diamétralement opposés… Lorsque des gens de la diaspora sont préférés aux locaux dans tous les domaines, lorsque des entreprises locales qui paient les impôts sont exclues des contrats intéressants au profit d’entreprises souvent fumeuses, venues de l’étranger, la reconquête de notre indépendance est vouée aux échecs avant même d’avoir commencé. Nous pourrions en parler pendant des heures, encore et encore, les exemples sont légion.

L’acculturation de l’Afrique est le vrai drame de notre continent. Les prismes dans lesquels nous envisageons toutes nos solutions à nos problèmes sont tronqués. Pire c’est l’Europe qui, au mépris de tout bon sens commun, oriente ces prismes pour continuer à faire de l’Afrique, non seulement un grenier de ressources, mais en plus, un exutoire de tous leurs superflus.


Je regarde désormais l’avenir avec crainte. Le mien et celui de mes enfants – plaise à Dieu de faire en sorte que d’ici peu on trouve des solutions – l’avenir du continent. On peut croire que l’information et la communication réalistes peuvent aider les gouvernements qui font face à de vrais défis sociaux. Mais attention, dans certains cercles on ne refuse pas le formatage.  Ou vous faites partie du système, ou vous en êtes loin. Beaucoup finissent par s’y résoudre, et au diable les bonnes intentions. Avec toutes les sollicitations qu’il y a, tous ces gens qui de toutes façons vous en voudront, pourquoi ne pas tirer son épingle du jeu ? Pour ma part, cette vie c’est un jeu, où toutes les épingles sont ensemble, à tenter de creuser jusqu’à trouver l’issue utile à tous. Nous ne vivons pas ensemble pour que juste certains s’en tirent au détriment d’autres. Cela n’est pas ma conviction.

Je crois toujours qu’il faut un vrai grand réveil et je ferai de mon mieux pour en parler et l’appeler de mes vœux. Ce que je fais ici. La lutte est complexe. Les détracteurs nombreux. Mais la réalité est la même pour nous tous. Tant que nous ne sommes pas capables réellement et définitivement, de nous isoler et vivre loin des gens, nous sommes condamnés à agir ensemble pour le bien de nous tous.

Il y a encore de rares personnes pour lesquelles l’accomplissement personnel n’est pas tout, mais pour qui l’accomplissement de tous est un devoir.

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Je voudrais être assis sur une plage, un cocktail et un chaise longue, une nuit de pleine lune, dont le reflet fait scintiller la mer, et ces vagues dans leur mouvement interminable, comme pour dire, que quel que soit la force et la persévérance qu’on y met on finit toujours par échouer sur le sable. Les indépendances fantoches, vieilles de plus de cinquante ans n’ont donné aucune autonomie, sinon celle de se partager des richesses entre élites pendant que la majorité des gens croupit dans la misère.

Mais vais-je finir cet article sur une note défaitiste? penser que nous ne sommes pas encore prêts et que chacun doit se battre pour ses objectifs personnels d’abord? NON! je préfère vous laisser sur cette pensée de Nicolas Machiavel:quote-le-temps-n-attend-pas-la-bonte-est-impuissante-la-fortune-inconstante-et-la-mechancete-nicolas-machiavel-145902

Merci. Heureux d’être de retour ici!

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1- « Absit reverentia vero » : ne craignons pas de dire la vérité (locution latine)

Massa & Meriba

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Je suis né sous Eyadema Gnassingbé ! À mes 25 ans Faure Gnassingbé devint président. A la suite de son Père. Si des situations de ce genre et d’autres similaires, ou toutes celles qui en découlent, peuvent être assez frustrantes et soulever des haut-le-cœur, elles ne suffisent pas toujours à justifier le désordre populiste et les débordements de haine et de colère.

Pourquoi ? Je vous le dirai dans les lignes qui suivent.


Il y a quelques jours, la révolte des populations burkinabé contre la modification de l’article 37 de leur Constitution, a débouché, sur l’éviction du désormais Ex-Président Blaise Compaoré. A la suite d’un cafouillage qui reste d’ailleurs à dissiper, ils s’y attèlent !

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Vous savez, l’expansion des réseaux sociaux a fondamentalement bouleversé certaines fonctions : celles de journalistes, de commentateurs politiques et d’experts en tous genre, bien suffisamment. Je dis ça, j’en fais évidemment partie et je ne m’en cache pas. Il est donc usuel de nos jours, d’assister à différentes prises de positions qui enchantent la « liberté d’expression » sans forcément aboutir sur une bonne et juste appréciation des choses. Chacun ayant la parole et cherchant à se construire un profil séduisant, on s’adonne à des postures qui frisent la gymnastique contorsionniste! Mais non, on ne s’attardera pas sur ces inventeurs d’images publiques qui défient les experts en gestion d’image ! Chapeau les artistes !

C’est donc ainsi que beaucoup ont ignoré (exprès ?) le véritable rôle joué par l’armée dans le départ de Blaise Compaoré en s’épanchant uniquement sur une certaine vertu de la révolte populaire.

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J’ai dénoncé à l’époque, (enfin y a deux semaines), les violences et les saccages, les casses et les destructions de biens publics et privés, les pillages et les incendies ! Mal m’en prit !

Des profils que je croyais pourtant bien avisés, ont laissé toute jugeote, pour encourager ces débordements nocifs au nom du ras-le-bol et de la persévérante « démocratie ». Persévérante oui elle l’est, pour continuer à porter les idéaux des populations malgré tout ce qui se fait en son nom.

Ces profils s’en sont ensuite pris à moi, parce que je ne participais pas à l’euphorie générale et que j’étais là à « casser l’ambiance » en appelant au calme et à une prise en compte plus responsable de la situation.

Avais-je raison ? Oui et non !


Oui parce que ces destructions créent à n’en point douter des drames individuels et collectifs qui ne seront jamais résolus ou presque, et que nous devrions penser à agir comme des êtres humains dotés de pensée et de réflexion et de sens de la responsabilité.

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Non parce que bien-sûr, quand les peuples souffrent et contestent une situation depuis assez longtemps, on peut comprendre leur insurrection qui n’est souvent que la juste rétribution face à l’immobilisme et à l’oppression.


Cet immobilisme-là semble d’ailleurs exister dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Togo ! On n’est donc pas surpris par les différents appels, ouverts ou déguisés, des uns et des autres à une réplication de la révolte burkinabé au Togo. Mais une fois encore je dis NON !

J’accepte de passer pour celui qui est malade, qui a vendu son âme et qui s’oppose au changement, si mon combat est de dire haut et comme bon me semble, que la violence n’est solution à rien. Je fustige cet immobilisme qui bloque l’ascenseur social dans notre pays et qui nous a longtemps sacrifiés à l’autel du parti unique et d’une politique inique qui ne laisse de chances qu’à une minorité. Mais je suis pour une solution négociée. Je dénonce donc tout appel au trouble de l’ordre public, fut-ce-t-il pour réclamer une juste modification de la Constitution et une honnête limitation des mandats présidentiels.

La démocratie réelle que nous appelons de nos vœux nous impose le respect des choix partisans et l’acceptation des différences.


Croyez-le ou non, puisque vous vous laissez si facilement embourber par vos propres convictions et perceptions, il y a au moins 40% de la population Togolaise qui soutient le président Faure GNASSINGBE et j’en fais partie. Tournez les différents résultats des élections passées dans tous les sens, avec ou sans fraude, 40% est un chiffre juste. Et ils n’ont pas à craindre l’exclusion et la chasse à l’homme aux matins d’une alternance politique. Il faut donc intégrer la paix et le calme dans nos propos, accepter l’histoire de notre pays et inclure tous les togolais dans nos choix politiques. Cela est valable pour chaque camp! Par ailleurs, j’estime néanmoins,que n’étant pas dans un royaume, toute succession héréditaire à la tête du pays est à proscrire même si aucun trait de la Constitution n’empêche le fils d’un ancien président de briguer la magistrature suprême ! D’ailleurs il y en a un qui nous a légué ses fils, neveux et gendre dont on a que faire en réalité.

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Revenant au Président Faure, ses résultats sont d’une telle éloquence et l’offre adverse d’une telle médiocrité, que je préfère de loin lui renouveler mon vote que de risquer une alternance improductive. Ceux qui exigent cette alternance « obligatoire » pensent-ils au peuple réellement, où se positionnent-ils aussi pour accéder aux responsabilités juste dans le but de s’assurer des lendemains meilleurs ? Pourquoi peinent-ils tant à s’entendre si les intérêts particuliers ne sont pas en jeu ?


Notre conception de la politique est devenue si empestée de mauvais choix, que la fonction de Chef d’Etat est galvaudée, méprisée.

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Les opposants dénonciateurs systématiques se cherchent un chef, un candidat, tandis qu’en face, celui que vous accusez de tout et que vous affublez de tous les noms d’oiseau, fait amende honorable pour tout le poids que représente son nom, son histoire, sa famille politique controversée à raison, et s’exécute chaque jour dans une gouvernance axée sur les réformes et le redressement économique à fort impact social.

On dira ce qu’on voudra de lui, mais son travail en dix ans impose le respect. Et s’il doit passer le tablier et les insignes de sa charge à quelqu’un, que l’on se rassure véritablement que celui-là soit capable d’en assumer les responsabilités et de conduire le pays dans cette marche inexorable vers l’émergence qu’il a entamée. Et comme on cherche en vain du côté de l’opposition sans trouver que des aventuriers et des candidats peu scrupuleux et pas rassembleurs, fermons les yeux sur nos passés douloureux tout en les gardant en mémoire pour les éviter désormais, et focalisons nous sur notre avenir en construction.


Le jeu politique est d’une telle complexité que nos cerveaux réduits à 140 caractères ne peuvent toujours appréhender. Il nous faut garder à l’esprit pourtant que si nous distillons des incitations à la violence et des appels à la destruction, cédant à l’euphorie générale ou pour nous conformer à l’ambiance qui prévaut, nous induisons ceux qui nous lisent en erreur. Ceux qui sont à l’étranger et qui jouissent d’un mode de vie différent sont les plus prompts à dénoncer, insulter, inciter, mais seuls ceux qui sont dans le pays seront directement et le plus comptables des dégâts et des pertes.

Vous avez encouragé l’Egypte la Tunisie, la Libye, la Syrie et récemment le Burkina, hier le Tchad ! Que dites-vous de ces cas aujourd’hui où ces populations que vous avez poussées à la destruction sont face à leurs vies et à l’utile redressement de leurs Etats ! La Libye est divisée, la Syrie compte chaque jour des morts, le Burkina cherche désespérément un Chef Etat et des calculs n’intégrant pas les populations se font, le pays se partage entre quelques-uns : Zida, la société dite civile et l’opposition, tandis que les employés de l’Hôtel Azalaï, saccagé sont au chômage face à leurs familles !

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Et vous ? Oui vous tous de par le monde, commentateurs et défenseurs des libertés de salon, ceux qui prestes à s’indigner et absents à affronter les vraies réalités, vous tous manipulateurs des consciences, qui aux noms vertueux de la Démocratie, de la liberté d’expression et autres étendards prestigieux, êtes là à promouvoir le refus des solutions consensuelles et à encourager la révolte? Oui que faites-vous à part garder votre train de vie quotidien, sans le moindre remords?

Lorsque vous répandez vos doux venins, sachez que cela prend du temps de renaître des cendres des incendies! La non-violence est un concept difficile certes, mais qui avec Martin Luther King Jr et Mahatma Gandhi a fait ses preuves! De grâce, désormais, cherchez l’inspiration là où elle est profitable à tous! 

Cordialement !

Massa &Meriba. Exode 17 ;7.

Nous, foi et miséricorde !

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Ma dernière sortie sur ce blog a suscité beaucoup de controverses : Le Mythe d’Attali. Je vous avoue que j’ai failli prendre plaisir à ces controverses, me souvenant qu’il y a quelques années je me nourrissais de contradictions et de tous débats ; occasion de démontrer la valeur de mes opinions et d’apprendre de mes contradicteurs.

J’ai abandonné cette vie. Je suis né de nouveau. Cependant, je dois vous annoncer que ces controverses ne m’ont pas fait plaisir ; non parce que je n’admets pas la divergence de point de vue, mais parce que le sujet m’est hautement sensible.

Lorsqu’il s’agit du Togo, de sa destinée, je deviens susceptible, parce que n’ayant pas émigré, comme beaucoup d’autres qui sont là, le sort de notre pays nous est viscéral, de ce que nos avenirs y sont fatalement liés. Il nous importe donc, que très rapidement la situation change, et qu’un sourire venant du profond de nos êtres, revienne sur nos lèvres. C’est réellement, d’autant plus difficile pour ceux d’entre nous, qui, comme moi, n’ont pas succombé à l’aigreur, et s’efforcent chaque jour de demeurer lucides, pour faire barrage aux bonimenteurs et nombrilistes, qui n’ont pas le sens du bien commun.

Si vous connaissez vraiment le Togo et le Togolais, vous saurez que très peu d’entre eux disent la vérité quand vous leur demandez comment ça va, et qu’ils vous répondent : Bien ! Aujourd’hui, malgré certaines méthodes discutables, concédons, des résultats en demi-teinte,  des intrus qui tentent de la faire sombrer, la barque de notre patrie vogue vers des eaux plus calmes et sereines. La mer des contextes économiques et socio-politiques étant agitée, les icebergs qui semblent abordables et pourtant ont de grandes parties immergées, il faut nécessairement à l’administration actuelle, naviguer doucement et sûrement, afin d’éviter le naufrage.

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Les imprudents sont ceux qui contestent le commandant de bord et son équipage et leur demandent d’abandonner le navire. Les égoïstes proposent de prendre les barques disponibles, et de prendre le risque de se perdre en mer et de mourir de froid. Sur ce paquebot, engagé même à son bord dans de tels courants contradictoires, il y a heureusement ceux qui veillent à ce que l’équipage en charge, fasse son travail, et sont très regardants à ce que ceux qui prétendent, prendre la relève du commandant et de ses assistants, soient dûment qualifiés.


Si les Togolais ont perdu le sourire, encore nombreux sont ceux qui ont perdu la foi. La vie difficile et l’incompréhension sont seules coupables de la fin de la foi. Toutefois, lorsque vous avez perdu la foi, il est temps pour vous de recommencer à croire. Le Bien et le Mal font partie de cette vie, et ce n’est qu’en fonction de votre niveau de foi, que vous faites reculer l’obscurité et régner la lumière.

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Qu’est-ce que la Foi ? La réponse la plus juste se trouve dans la Bible.

« La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas »

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Ce n’est pas une foi aussi grande qu’un grain de moutarde dont vous avez besoin (Mathieu 13 : 31-35), puisqu’il ne s’agit pas de déplacer des montagnes. Vous avez juste besoin d’une foi pas plus grande que le Fonio (petit mil). Elle vous suffit pour déplacer vos regards pessimistes et assombris, vers la lumière d’un espoir, qui est sans conteste en construction dans ce pays. Ayez la ferme assurance que la stabilité et l’orientation actuelles, sont sous le contrôle de l’Éternel, maître de toutes circonstances.

Ouvrez les yeux seulement, et voyez les démonstrations de ce que vous espériez. Les chantiers, les routes, le fameux 3e quai, les voies de contournements (Lomé et Faille d’Alédjo), les réformes de l’administration etc. vous pouvez en avoir une lecture différente. Il suffit de le vouloir ! Je comprends  le découragement ambiant ! Oh que oui je comprends ! Si ma femme pouvait témoigner, elle vous dirait combien souvent je me plains.

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Toutefois je reste lucide, et je préfère voir les routes autrement que du goudron non comestible. Je vois  outre l’embellissement, le gain de temps et les facilités d’accès à diverses zones autrefois difficiles d’accès. Avant, pour se rendre dans certains quartiers on y réfléchissait à deux fois. Pour les propriétaires de véhicules il fallait penser aux amortisseurs, aux sylimbloques et rotules… Si certaines zones agricoles qui produisaient pour l’export étaient inaccessibles, sauf au prix de douleurs et de stress pour les transporteurs, désormais avec les routes et les pistes rurales aménagées, on obtient accès, gain de temps et moins de stress. Posez la question aux transporteurs.

Le 3è quai ! Oui celui de Bolloré ! Il sera inexorablement utile à l’augmentation du trafic dans la zone portuaire avec le développement de toutes les activités connexes. Les contournements de la ville de Lomé et de la Faille d’Alédjo contenteront les usagers de la route et les gros transporteurs, et en face de nos voisins concurrents sur l’hinterland, nous aurons des avantages compétitifs.

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Le nouvel aéroport créera une augmentation du trafic aérien et le développement des activités autour du transport aérien, transport passager et fret. Les passagers de SOTRAL n’hésiteront jamais, sauf mauvaise foi à dire combien cela allège leurs dépenses. Mais personne ne dit que ces bus sont subventionnés. Je pourrais vous dire beaucoup d’autres choses encore que j’ai remarquées de moi-même, juste en refusant de fermer les yeux et de céder au désespoir et à l’aigreur. Les propriétaires de boutiques, chambres et maisons à louer n’admettent pas publiquement que lorsqu’une nouvelle route goudronnée passe dans leur quartier, ils augmentent leurs loyers et les boutiques et immeubles fleurissent.


Ce que nous voulons, c’est bien-sûr que « l’argent circule » ; qu’il y ait création de richesse afin que différents acteurs puissent gagner leurs vies et prospérer. Il semble que les étaux se resserrent, et nous sommes exsangues de ce que la dette intérieure est colossale parce que l’Etat doit à beaucoup d’opérateurs. Les banques, dans ces situations si complexes hésitent à lâcher la bourse et à investir. Normal ! Ceux qui sont censés défendre cet état de choses et se battre pour ces situations beaucoup plus préoccupantes des citoyens qui vivent mal, sont obnubilés par le pouvoir et ne s’acharnent que sur des questions électorales en brandissant constamment le spectre des troubles sociaux qui ne garantissent pas un climat sain pour les affaires. Et ce sont les mêmes, avec les mêmes méthodes, qui tardent depuis si longtemps à renverser les tendances.

La politique pour beaucoup est juste une question de pouvoir et d’enrichissement facile. D’un côté comme de l’autre. Nul n’est à féliciter. Admettons par simple bonne foi, qu’au lendemain des situations particulières de 2005, l’administration Faure renverse les vapeurs dans les contextes qui sont les siens et les difficultés qu’il rencontre. Il faut mieux faire, certes, mais quand on a en face voire à côté de soi, rien que des gens qui semblent peu se préoccuper du bien commun, et lorsqu’on subit en permanence les procès d’intention et les délits de faciès, il y a risque de se décourager. Je sais, d’aucuns penseraient, facilement et cela ne me touche guère, que je taille la part belle à Faure et que je l’exempte de reproches, mais une fois de plus ouvrez les yeux pour voir au-delà de ce que vos esprits enfermés vous montrent.

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Après la foi, si elle est sincère, on peut ensuite prétendre à la miséricorde divine. Mais elle est là, cette miséricorde, elle qui nous épargne pas mal de maux qui sont monnaie courante sous certains cieux semblables aux nôtres. Quand allons-nous nous réveiller ? Dieu a pitié de nous et nous préserve depuis longtemps des scenarios catastrophiques que nous fomentent des politiciens aveugles qui ne pensent qu’à eux-mêmes. Et comme atteints de malédiction, il y a cette société  civile qui se complait dans des mélanges de tous genres, avec des leaders qui ont tant bu un sérum contre la honte, que je recommande d’extraire leur sang pour apprêter un remède contre #Ebola.

Tout ça pour dire ma sainte colère contre ces espèces de Togolais de la Politique, qui refusent de penser aux Togolais. C’est de ça qu’il était question dans mon précédent billet. Pauvre Alberto Olympio, il a pris cher pour les autres, non parce que je l’indexais particulièrement, mais parce qu’étant nouveau sur la scène, il n’avait pas d’autre choix que d’être différent. Mais il n’a pas réussi.

Le Pouvoir et l’opposition « préhistoriques » ont une longue vie devant eux mon cher Kelly. Il y a un adage de chez moi, mon cher ami Tunisien Mossi, qui dit qu’ « il ne faut jamais vendre le voleur pour acheter un sorcier » !

Et moi, de plus en plus, 2015, plus j’y pense, plus c’est Faure.

#CrucifiezMoi.

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lumen ad lumine*.

*de la lumière, vers la lumière

Le Mythe d’Attali

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Les observateurs réguliers de la scène politique togolaise, ne sont sans doute pas passés à côté de l’évocation, du nom de « Jacques Attali », dans les contextes de préparations des prochaines échéances électorales de 2015, celles importantes, qui comptent pour le choix du prochain Président de la République Togolaise. D’entrée de jeu, je tiens à remercier, ceux qui se sont laissés séduire par cette évocation, de ce que cela a suscité ma saine curiosité et m’a emmené au billet de ce  jour.

Vous le savez, l’habitude porte en elle le germe de l’ennui ; et ainsi, la scène politique Togolaise ne nous a pas autant surpris, depuis quelques années, en dehors bien-sûr, des épisodes juridiques récents, lesquels, grâce à des calculs très courts, sont transposés systématiquement sur la scène Politique. Pour vous rafraîchir la mémoire, Kpatcha GNASSINGBE aurait été emprisonné afin d’être écarté du pouvoir, Pascal BODJONA parce qu’on craint qu’il devienne président en 2015, et Jonathan FIAWOO hissé désormais en parangon du système du « toujours coupable » Faure GNASSINGBE.

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Si je ne fustigerai pas ici, l’étroitesse des analyses qui frise l’oblitération de la jugeote chez leurs auteurs, je me bornerai à dire que la manipulation de l’opinion, si elle n’est pas punie comme elle se doit, afin d’éviter la censure et l’atteinte à la liberté d’expression, elle nous retarde tous, aussi bien ceux qui la font que ceux qui en subissent les effets.

Depuis Avril 2014 donc, la politique togolaise entend une musique nouvelle, incarnée par Alberto Olympio et son « Parti des Togolais » (PT). Je passe sous silence la propension récurrente des « Olympio » à devenir Président du Togo, laquelle propension, passe désormais pour une lutte dynastique qui ne solde pourtant pas le malaise des Togolais, dont le seul vrai souci est de sortir de la pauvreté.

Mais admettons pour avancer, que Sylvanus Olympio, premier Président du Togo, a suffisamment fait d’émules dans sa famille et que cela ne saurait leur être reproché.

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Alberto Olympio ( lors de son investiture comme candidat du PT)


Interpellé hier par un tweet de l’Elysée sur une remise de rapport d’un certain Jacques ATTALI sur : « la francophonie économique », je me suis demandé à raison, pourquoi donc ce cher Jacques Attali, préface le livre programme du candidat du Parti des Togolais (Alberto Olympio ndlr), à paraître le 16 Octobre prochain?!? Pour la petite histoire, c’est cet « appui » de Jacques ATTALI qui est porté au bénéfice du candidat du PT, et ainsi pour beaucoup, cette « caution » vaut sésame, et ouvre l’accès du Palais de La Marina, au sieur Alberto. Mais regardons cela de près.

Arrêtons-nous tout d’abord sur l’aspect « Pochette surprise » d’Alberto Olympio ! Je dis cela pour sourire, mais cette expression correspond tout à fait à la personne, qui n’est connue des médias que depuis Novembre 2013. Dans sa tentative de se construire une existence notable et un contenu digne du poste qu’il brigue, il a publié sur ses différents comptes sociaux, des scans mal ajustés de ses apparitions dans les journaux. Il faut compter au total, cinq apparitions dont trois concernent sa société d’informatique « Axxend »installée à Dakar, qui aurait bénéficié de financements de CAURIS INVESTISSEMENTS, et aurait à son actif, l’édition d’un logiciel de comptabilité électorale ayant entre temps, fait le bonheur d’Ibrahim Boubacar Keita, actuel Président du Mali.

Faudrait-il donc juste quelques maigres articles de presse sur la réussite de son entreprise pour devenir Président de la République au Togo ? Dans la tête d’Alberto Olympio, il semble que oui, parce que ses déclarations  font état d’une certaine assurance sur l’issue du scrutin.

 « Je vous regarde dans les yeux et je vous dis : je serai le prochain président du Togo en 2015 »

 « Ma candidature n’est pas une candidature juste pour le plaisir, j’ai laissé de côté, une grande entreprise multinationale en Afrique,  pour me consacrer à mon projet politique pour le Togo […] »

 Je ne ferai aucun commentaire sur ces postures et proclamations, qui non seulement envoient de mauvais signaux, mais en plus sont stratégiquement improductives en matière d’élection. Ma modeste expérience des campagnes électorales, m’impose pourtant, que nul ne peut apparaître autant par magie et aussi discrètement et rassembler la majorité des suffrages, à moins d’être dans la fable de La Fontaine, Les voleurs et l’âne.

Un Chef d’Etat, élu ou en situation de l’être, ou il bénéficie d’un ancrage populaire et national forts, ou il s’appuie sur un appareil politique puissant, lequel d’ailleurs lui confère l’ancrage nécessaire.

C’est sans doute en pensant à un appareil politique puissant qu’intervient alors, pour les affidés d’Alberto, l’ingrédient « Jacques ATTALI ». Qui est-ce?



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Economiste, Ecrivain, Essayiste, Editorialiste, Conseiller d’Etat, Haut fonctionnaire… les attributs sont nombreux pour désigner celui qui de 1981 à 1991,  fut LE Sherpa, l’inamovible cerveau au service de l’ancien Président Français, François Mitterrand. C’est dire sa ferme orientation à Gauche, et le respect qu’il inspire dans les milieux économiques et politiques français. Il serait même à l’origine de l’intégration au Cabinet de Mitterrand, de l’actuel Président Français, François Hollande. Des coups de pouce qui ont un prix et qui créent de l’influence. Mais ne nous emballons pas encore.

Il est vrai, et c’est de notoriété publique, le Parti Socialiste français, n’entretient pas des rapports enamourés avec l’actuelle administration togolaise. Et ce n’est pas Koffi Yamgnane, activiste sans doute de cette situation, qui me démentirait. La politique est faite d’accords et de soutiens, il ne saurait être reproché au PS d’avoir des préférences vis-à-vis de certaines figures politiques de nos pays Africains. On peut ainsi, facilement se laisser séduire, à penser que Jacques Attali, l’homme qui murmure à l’oreille du Président de France, n’a pas pu fortuitement, préfacer un livre programme de campagne présidentielle dans un pays francophone, lui justement, qui vient de conseiller au Président de retrouver la croissance perdue de la France dans les pays francophones.

Pour beaucoup effectivement cela cache un adoubement discret de F. Hollande à Alberto Olympio et cela justifie leur intérêt pour ce monsieur qui a contrario, a tout à apprendre de la Politique et beaucoup à connaître sur le Togo.

Parce qu’il ne suffit pas de réussir une entreprise, pour diriger un pays, encore moins de détourner des chiffres publics, et en donner des interprétations biaisées pour estimer connaître  et comprendre les besoins du pays.


Le mythe Attali, s’il suffit à influencer la politique économique de la France, preuve en est que depuis Mitterrand il a produit des rapports pour tous les Présidents de France (CHIRAC, SARKOZY, HOLLANDE), ne suffira pas à influencer les Electeurs Togolais. La carrière d’Attali, suppose d’ailleurs, qu’il est un fin connaisseur, de la Politique et il m’est difficile de croire qu’il ait pu parier sur pareil outsider. Et aucune manœuvre ne saurait justifier l’élection de ce monsieur en 2015, au détriment du bilan de Faure Gnassingbé et du statut avéré de chef de file de l’opposition qui échoit (hmm) à Jean-Pierre FABRE.

Jacques Attali  il me semble, a été sollicité pour écrire une préface ; si le projet lui a semblé intéressant, ou pour faire plaisir à qui a demandé, il peut avoir griffonné quelques lignes. Ce n’est pas sorcier ! Et, cela ne vaut en rien un engagement de sa part et surtout pas une manigance de l’Etat Français pour installer quiconque à la tête de notre pays, démocratique et souverain qui plus est. Ledit Programme sortira mi-octobre et coûtera 17 euros (11.152 FCFA soit 30 bols de maïs à Lomé). Attendons de lire ce qu’a écrit le prescripteur Attali, avant de nous jeter dans les bras méconnus d’Alberto.

Du reste, je suis convaincu, et davantage ces jours-ci, que les calculs courts enfantent des désillusions. Nous prenons si vite nos fantasmes et ceux qu’on nous suggère pour des réalités, que nous risquons de tomber de haut. Je crois en la valeur de l’expérience et en la vérité des preuves des bilans de nos hommes politiques (faites le tri). Je ne saurais croire en l’histoire racontée du candidat « pochette surprise » Alberto Olympio, et je nous mets en garde d’engager par nos actions et nos votes, toute la destinée de notre pays.

Aussi, j’exècre ces gens imbus de leurs réussites, qui pensent que leur argent leur suffit à tout acheter. Celui-ci parle souvent et uniquement de sa réussite, et en taxant les opposants traditionnels de faire la « politique du ventre » il annonce que lui ne vient pas se remplir les poches. Il insiste tant sur son « immense sacrifice » d’avoir abandonné une carrière de chef d’entreprise à la tête d’une « grande multinationale Africaine », pour se consacrer à sa lutte politique, qu’en retour nous lui devons nos votes, pour acquît. Il dit enfin, avoir fait la promesse à son défunt père qu’ « il reviendra au Togo pour y apporter la bonne gouvernance, le développement et la liberté. ». Rien que ça.

Il est dit que les hommes politiques racontent des histoires pour se faire élire, celui-ci y va au culot en tous points. Et si quand-même, Jacques Attali le trouve si efficace que ça pour diriger le Togo, qu’il sache que nous ne sommes pas intéressés à remettre les clés de notre pays à un illustre inconnu, ignorant de nos réalités, alors que nous sommes à présent résolument tournés vers la croissance et déterminés à garder ce cap.

Qu’il fasse en sorte de le faire intégrer le cabinet du Président Hollande!

Cordialement!

La Sagesse du Peuple

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Prenez le temps des fois, de vous mêler « incognito » à la foule des gens « ordinaires », appelés ainsi, parce que leurs vies n’ont rien de spécial, et pourtant.

Sortez de vos limousines et « 4×4 » rutilants si vous faites partie des sommités régnantes de ce pays et de la haute société, pour goûter du regard quelques fois, la vie des petites gens, mesurer le pouls de cette vie et apprendre ce qui motive le peuple, comprendre sa situation et ses ressentiments.

Certains, sans être de la « haute », sont si embourbés dans leur quotidien, à la poursuite de leurs fins de mois, qu’ils ont tant les yeux braqués sur leurs nombrils (les égoïstes), sur leurs entre-jambes (les prostitués et infidèles), ou sur leurs pieds (les pressés), à mesurer la vitesse et la précision de leurs pas, esclaves éternels de la pression de la vie, qu’ils ne se rendent presque jamais compte de ce qui les entoure.

Bien-sûr il y a aussi les rêveurs et les prieurs, lesquels, bras-ballants, ont tellement le regard dans le ciel, qu’ils en connaissent le mouvement des nuages, des oiseaux et des avions.


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L’autre jour, partant à moto pour une course en ville, je fus surpris lorsque, à un carrefour, une femme haranguait les usagers de la route. J’avais déjà croisé des prophètes, des évangélistes et des fous à des carrefours. Les prophètes et évangélistes, armés de porte-voix ou dotés de voix fortes, prêchent la repentance, l’apocalypse et la rédemption. Les fous, armés de langages confus et de cailloux, dessinent aux carrefours des symboles mystérieux et des formes géométriques, qu’il faudra Champollion et d’autres érudits de son espèce pour nous en donner le message. Soit !

La femme m’avait surpris par le sujet de son message, sa cible, l’objet de sa colère matinale, celui qui subissait sa vindicte et la mélopée d’insultes de tous genres et entre autres attributs négatifs et injurieux. Madame exprimait ses griefs envers le Président de la République Togolaise : son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé himself ! Oui rien que ça.

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La scène était devenue cocasse d’ailleurs, quand un policier en faction, tenta d’intervenir avant de prestement se raviser. Un esprit précautionneux l’avait sans doute, sagement enjoint de se rétracter, afin de ne pas subir des cris alentour.


desordreSi ce billet porte le titre « Sagesse du Peuple » c’est parce que de cette situation nous pouvons tirer quelques instructions.

1- Au-delà du ridicule de l’action de la dame : « venir à un carrefour insulter le Chef de l’Etat », cette action porte le symptôme d’un ras-le-bol profond, et nous enseigne que le sort des gens les plus vulnérables de la société doit être le réel souci de l’action gouvernementale. Cette dame est sans doute convaincue que son sort dépend de la nécessaire bonne gouvernance et elle en attend un changement de sa situation, de ses revenus et une certaine qualité de vie pour elle, sa famille et ses enfants. Dans sa colère, elle exprime, à l’endroit du premier responsable de notre pays les griefs peut-être légitimes qu’elle transcrivait là en insultes et critiques ouvertes.

L’autre enseignement est qu’aucune action politique n’est valable, que si elle garantit le bien-être des citoyens et qu’il est difficile pour ces derniers « en souffrance » de connaître la dure réalité de la gestion publique, ses priorités et ses contraintes : budgétaires, institutionnelles, politiques… qui en découlent forcément. Qu’une dame, sans doute respectable à une certaine époque de sa vie, en vienne à décrier le Chef de l’Etat à un carrefour, instrumentalisée ou pas, saoule ou pas, folle ou non, doit interpeller nos dirigeants pour qu’ils se rapprochent davantage de leurs administrés pour connaître leurs réalités et y répondre.

Respecter les engagements de la Banque Mondiale, du FMI, du PNUD, de l’UEMOA, de la CEDEAO etc. c’est bien, mais ne sont-ce pas les mêmes qui exigent la bonne gouvernance et la réduction de la pauvreté ? Voilà : la réduction de la pauvreté ne passe pas seulement par des réunions, conférences, schémas et graphiques ! Elle passe d’abord et surtout par le rapprochement des politiques et des citoyens, par ainsi, une connaissance réciproque des contextes et des conditions des uns et des autres, pour une marche collective, celle qui crée l’harmonie et la paix.

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2- La démocratie, parce qu’elle met un point d’honneur au respect des libertés individuelles, est souvent prétexte à l’anarchie et au désordre public. Il est de la responsabilité des défenseurs de la démocratie (institutions, organes, société civile et même les associations fumeuses et autres partis politiques opportunistes) d’apprendre à la masse, qu’il n’y a pas de liberté sans respect des règles. Il n’y a pas de vie sociale qui ne repose sur des lois et sur des règlements. La liberté d’expression est souvent brandie, pour excuser des actes inciviques et injurieux de la part de beaucoup de nos compatriotes, en dépit de leur déontologie pour les journalistes, en dépit de la responsabilité de leur fonction pour les politiques, et en dépit du nécessaire respect que le citoyen doit à l’autorité politique. L’espace public, ouvert et libre, ne doit pas permettre l’expression sans gêne et sans contrôle.

« Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. »

Romains 13 :1-2

Pourquoi nous devons censurer tout débordement public qui enfreint le respect dû à l’autorité ? Parce qu’elle crée l’anarchie ! Et dans l’anarchie, nul ne bâtit rien de viable. Autant certains journaux ont tort de sortir des ‘papiers insultants’ basés sur des « révélations » et enquêtes pour, se targuant de la liberté d’expression » attaquer les autorités publiques, autant la dame de ce matin n’a pas à susciter des bouleversements sociaux à des carrefours.

democratie-erreur-fatale-aux-etats-unis_w670_h372Je vois d’ici accourir ceux à qui le désordre profite, venir réclamer leur liberté d’insulter qui bon leur semble et où ils veulent. Mais fort heureusement la parole de Dieu est claire à cet effet : ils attireront une condamnation sur eux-mêmes.

D’une manière ou d’une autre. L’autorité peut être défaillante ou ne pas remplir son devoir, mais Dieu est maître des circonstances et c’est lui qui nous enseigne de « rendre à tous ce qui leur est dû, l’impôt à qui l’on doit l’impôt, le tribut à qui l’on doit le tribut, la crainte à qui l’on doit la crainte, l’honneur à qui l’on doit l’honneur ». Romains 13 :7. Au temps qu’il décidera lui-même, il fera justice à ceux qui observent ses commandements.


La sagesse du peuple est tributaire du respect des lois et des autorités, et détermine pour ceux-ci leur vrai devoir et leur en donne les orientations. S’éloigner des vrais besoins de la Population et ne pas vraiment les approcher pour les instruire sur le travail décidé et accompli en leur faveur, est suicidaire pour toute administration. La désobéissance civile et le non-respect des règles mettent tout l’édifice social en péril, et ne favorise pas la satisfaction des besoins des populations.

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

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2015: Démocratie , transcendance et traditions

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Beaucoup le savent déjà, et encore plus nombreux sont celles et ceux, qui feignent de ne pas le savoir, et qui pourtant, s’accommodent fort aisément de cette belle ignorance. Oui, cette formule de début, chère à Stephane De Groodt est très tendance, et ce n’est pas Vence Adzimahe qui me démentirait. 

Déjà un autre, me diriez-vous ? Lorsqu’on a bravé WORDPRESS, pour relooker son blog, on en garde une certaine adrénaline qui vous pousse à l’alimenter.Ce que donc, nous devrions savoir et arrêter d’ignorer, revenant à l’objet de mon insurrection dans votre journée d’aujourd’hui, c’est que la démocratie, devenue si chère à nos cœurs est une coquille aussi vide qu’un reste d’œuf de dinosaure, qui doit sans doute exister dans un musée.

Ce vocable, clamé et réclamé à cors et à cris dans le monde entier, fut jadis, dépositaire d’une noble mission : le service du Peuple. Ses inventeurs étaient soucieux du bien-être commun et avaient compris, que le pouvoir devait appartenir au Peuple qui l’exercerait – d’une manière ou d’une autre – pour son propre service. Ce fut un idéal, motivé alors, par le souci de construire une communauté égalitaire, qui préserverait à la fois, la liberté de chacun et la liberté de tous. Le vivre-ensemble était pour eux une nécessité, qui ne saurait s’exempter de l’exercice d’un pouvoir sain et noble, dépourvu de toute forme d’oppression. Il appartiendrait au Peuple, de se choisir ses règles de conduite et ses dirigeants, et à ceux-ci de ne point s’éloigner de leur mission de « service » du bien-être commun.

Hélas, ce fut sans compter avec la nature ambiguë du Pouvoir, son caractère auto-conservateur, et sa propension à la domination, et bien-sûr, sa faculté à se trouver les motivations et les justifications pour donner du sens à son fonctionnement.

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Des peuples se sont choisi des Rois, qui ont estimé ensuite que leur pouvoir était de droit divin, ils se sont choisi des Prêtres, qui après se sont eux-mêmes, substitués à Dieu, puis ils ont créé la redoutable caste des « Hommes politiques ». Ces derniers brandissent hardiment les termes de mission, service, vocation pour ne servir réellement que le pouvoir en soi, celui qui domine, qui exploite, qui se conserve. La démocratie est donc en fait cet oeuf duquel on attend l’éclosion d’un joli petit poussin mais qui ne donne que toujours un vilain petit canard – irruption d’une métaphore de basse-cour-.

Hélas encore, nous sommes nombreux à la réclamer, en Afrique surtout et plus exagérément depuis les années 90. Nous avons confiance en la forme primaire de la Démocratie : le gouvernement du Peuple par le Peuple et pour le Peuple, un masque en vrai, qui cache un gouvernement du Peuple par le Pouvoir et pour le Pouvoir. Pour nous, les « élections » nous permettent de choisir nous-mêmes ceux qui nous dirigent, sur la base de leurs promesses de nous servir et des arguments qu’ils ont ardemment utilisés à nous convaincre de cela. Les élections passées, l’exercice de cette autorité et de ce pouvoir confié à nos dirigeants élus, nous montre toujours autre chose, sans aucune exception.

Le piège avec la démocratie, est qu’elle a en face deux formes de vie sociale encore plus effrayantes : la Dictature et l’Anarchie.

En attendant, l’avènement d’une nouvelle forme d’organisation de nos sociétés, ce en quoi je ne crois guère, sauf si nous pourrions espérer qu’un jour nous puissions élire des dirigeants politiques réellement inspirés de Dieu, nobles, justes et droits – l’autre gageure – 2015 au Togo, nous apportera des élections présidentielles.

Le choix pour moi devra porter entre la transcendance et les traditions. J’avoue, transcendance et traditions, ça fait chic et sérieux et c’est sans doute le lot de toute élection. smiley-grand-sourire-audrey5220111030193140Mais parlons-en !

En 2015, mes bien-aimés lecteurs, nous serons face à un choix. Déterminant, impactant, inutile, nécessaire, ordinaire, peu importe ! C’est un rendez-vous fixé par la Constitution Togolaise en son Article 59 (Merci BIZITECH), un rendez-vous qui s’impose à l’exercice de notre ‘démocratie’ qui exige le renouvellement du mandat octroyé à nos dirigeants, le premier en l’occurrence.

Il est rare au Togo, ne nous voilons pas la face, que ce rendez-vous, soit des plus ordinaires.

Si ce n’est pas le lieu de parler de tous ceux-qui d’une manière ou d’une autre, manipulent les circonstances et les consciences pour troubler la période en question, je nous exhorte cependant, à considérer l’indispensable notion de ‘paix’ qui doit motiver nos actes et nos paroles. Au-dessus de tout attachement politique, partisan par essence, doit prévaloir l’attachement à la patrie qui doit transcender nos choix et transparaître de nos décisions.

Transcender, oui voilà, le mot est lâché. Que devons-nous transcender en 2015 ? Je vous le dis en deux paragraphes !

1- Transcender l’incompétence assumée de notre opposition politique qui peine à se construire une opinion commune, sur la base d’une vision commune, de la mise en moyens de stratégies communes, transcender les lacunes affirmées de ses candidats à la Présidence (FABRE – APEVON – ADJAMAGBO – AGBEYOME – OLYMPIO – BODJONA – TAAMA – OLYMPIO ?) et prendre le risque d’une alternance voulue ‘obligatoire’, au détriment des conséquences que cela peut porter. On ne fera pas de débat là-dessus !

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2- Transcender le procès fait à notre actuel Président du fait de son nom et de son héritage politique, de son appartenance ethnique, des griefs liés à l’administration qui l’a précédé parce que dirigée à l’époque par son Père, transcender les controverses de 2005 et tous les éléments à charge contre lui et ne considérer que son action et les preuves de sa gestion productive – n’ayons pas peur des mots- du pouvoir, au risque d’une continuité déterminante, également au détriment des conséquences que cela peut porter. On ne fera pas de débat là-dessus.

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Nos traditions électorales nous les connaissons: Deux choix de vote, opposition et parti au pouvoir ! Bien avant les élections l’opposition dénonce toujours une « machine à fraude » supposée ou avérée ? Je n’en sais rien. Mais nous observons toujours le schéma suivant, à force il est même devenu interminable :

ELECTIONS → PROCLAMATION DES RÉSULTATS → CONTESTATIONS → CRISES →  DIALOGUE → ELECTIONS

Ces traditions nous pouvons les respecter autant que celle de la « prise de la pierre » en pays Guin –c’est la période -, mais elles ne sont pas les traditions les plus redoutables.
Celles qui prédominent depuis la colonisation et nos indépendances de ‘papier’, sont ces traditions qui assurent au pays du Colon, l’exploitation de nos ressources par l’inféodation de nos autorités politiques quelles qu’elles soient. Pour nous, si nous ne le savions pas, maintenant nous le savons, elles sont les plus nocives, quand elles garantissent pourtant la qualité de vie qui prévaut dans le pays colonisateur, nourrie par des mécanismes tels les prochains APE (Accords de Partenariat Economique) au détriment de nos qualités de vie en Afrique.

Et même, qui sommes-nous, sinon juste des Africains pas plus que dignes de la Famine, du Sida et d’Ebola ?

La démocratie occidentale a besoin de se nourrir de la misère en Afrique. Elle n’a pas le choix ! Elle a l’obligation de garantir le Droit, la Liberté et la Justice en occident, fut-ce au prix de l’injustice, de l’oppression et de la pauvreté en Afrique et ailleurs.

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Bref ne nous fâchons pas avec ces sujets délicats qui révoltent plus d’un dont moi-même!

En 2015, nous ferons un choix. Qu’il soit motivé par notre intelligence et non nos émotions. Que dans ce choix, durant cette période, préséance soit donnée à la sauvegarde de la Patrie. N’attendons rien de notre classe politique. Elle est trop embourbée dans des calculs plus ou moins honnêtes, pour exaucer nos vœux d’un pouvoir et d’une autorité juste et sans taches.

Soumettons les circonstances de 2015 à l’Autorité Divine en faisant le pari que tout sera fait selon sa Sainte Volonté. Les procédés et les contingences peuvent nous paraître difficiles et inacceptables, jusqu’au moment où nous les regardons avec l’œil transcendant de Dieu.

providence  coucou Délali.

Voilà, en 2015 mes chers compatriotes, transcendons ! Ainsi soit-il !

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