Au nom de la Vérité!

Bonjour-Bonsoir-Geneve

Laissez-moi ouvrir ce billet par ces quelques citations qui sont meilleurs reflets de ce que je m’en vais vous dire en ce 11 Février 2015.

« Les vérités qu’on aime le moins à entendre sont souvent celles qu’il importe le plus de savoir.« 

Jean-Baptiste Massillon (1742)

« Annoncer des vérités, proposer quelque chose d’utile aux hommes, c’est une recette sûre pour être persécuté.« 

Voltaire (1738)

« La vérité est comme le soleil : une éclipse peut l’obscurcir, mais elle ne saurait l’éteindre.« 

Stanislas Leszczynsky  (1764)


Le paradoxe de la vérité

Toute vérité n’est pas bonne à dire. Même s’il est dit aussi, que nous devrions connaître la vérité afin qu’elle nous affranchisse (Jean 8,32), dans la vie de tous les jours la vérité n’a pas toujours bonne presse. Lorsque les esprits qui doivent l’accepter, sont fermés pour causes de frustration, de déception et de ras-le-bol, vous aurez beau l’asséner cette vérité, elle ne les pénétrera pas. Et pourtant ces esprits l’entendent, en voient l’objectivité, en constatent le réalisme, mais la colère et leur « fermétude1» sont telles, que cette vérité leur est juste difficile à admettre.

Le Togo n’échappe pas, force est de le constater, à cette ambiance normale des sociétés humaines, ambiance toute aussi vieille que le monde. C’est d’ailleurs en cela, que la mission de certains, de transcender ces difficultés d’acceptation de la vérité, afin de continuer à la diffuser, est autant ardue. De tous temps, des hommes et des femmes ont accepté d’être parias, mis au ban de la société, pour continuer à dire la vérité : celle qui repose non seulement sur leurs réflexions, mais surtout  sur la logique et la réalité.

Aujourd’hui j’ai la prétention de faire partie de ces parias, et je l’assume cette prétention. Cela ne date pas d’aujourd’hui, ce sentiment que j’ai toujours eu, de devoir dire les choses telles qu’elles me semblent, au risque de heurter des sensibilités et d’en subir les conséquences.

Dans le tumulte des émotions il faut toujours un souffle d’objectivité pour tenter d’en apaiser la complexité.

Il n’y a certes, aucune gloire à être paria, aucun bonheur à se sentir exclu, rejeté ; mais le sens de la responsabilité impose un déni du confort personnel et exalte plutôt le sens du sacrifice. Seul le temps et souvent bien longtemps après, apporte une once de réconfort.

Et ce n’est pas Galilée qui me démentirait, ni les nombreux autres comme lui, tant célèbres qu’anonymes.

Paria-Margaux-Anquetil


Ma vérité du jour

La politique togolaise devient de plus en plus mon sujet de prédilection. L’époque s’y prête de toutes les façons, et le contexte actuel encore plus. A la veille des élections présidentielles dans notre pays, il est récurrent de tomber dans des discussions politiques où s’affrontent plus de frustrations que d’idées. 10ans après à la tête du Togo, la question de la légitimité de Faure GNASSINGBE est encore sur la table. Remarque : c’est le seul vrai argument de l’opposition et le seul ingrédient de leur lutte depuis 10ans; et même 15ans plus tôt, c’était la question de la légitimité d’Eyadema GNASSINGBE leur seul argument.

Qui va oser dire un jour la vérité que les successions héréditaires dans certains pays d’Afrique ne sont que les conséquences des situations politiques qui les ont précédées ?

Comment passez-vous vingt années voire plus, à déifier un chef d’Etat, à le rendre incontournable en toutes situations, à inventer des fables, des chansons et des hymnes à sa gloire pour espérer qu’à son décès au pouvoir, quelqu’un d’autre que son fils soit le plus légitime à le remplacer, surtout parce qu’à ce moment précis il s’avère le seul à garantir l’unité et la stabilité au sein même du pouvoir? Des exemples ? TOGO, GABON, RD CONGO et prochainement GUINÉE EQUATORIALE.

Et comme au Gabon et en Guinée Equatoriale, au Togo ce n’était pas comme si personne ne savait que c’est ce qui se préparait. Oui tout le monde savait.  Faure GNASSINGBE dès son retour des Etats-Unis avait été programmé pour succéder à son père et c’était un secret de polichinelle. Il a été préparé et impliqué dans la gestion du pays bien avant le décès de son père.Et donc tout le monde s’attendait un peu à le voir succéder à EYADEMA. Mais quand cela s’est passé et qu’il a fallu se joindre à l’indignation populaire l’amnésie est devenue collégiale.

FaureEyadema

L’idée n’est surtout pas de défendre ce genre de succession que tout bon sens réprouverait dans une république, sans dénier surtout le droit à quiconque, « fils de », de prétendre à la magistrature suprême.

L’idée est de dire que ce n’était en rien une surprise pour personne au Togo, et qu’en l’occurrence le traitement particulier fait à EYADEMA ne pouvait qu’aboutir à ce genre de situation. A la disparition d’un chef d’Etat, tel qu’EYADEMA l’a été, il faut avoir été désigné par lui et susciter l’adhésion naturelle de toutes les forces en présence au sein du pouvoir, pour lui succéder et garantir une certaine tranquillité à tous. La preuve de ce souci de stabilité est évidemment le quitus et les divers appuis donnés aussitôt par la communauté internationale au lendemain des élections d’Avril 2005, et ce malgré les irrégularités et les situations déplorables d’alors.

Dois-je rappeler qu’en politique il est courant d’être fils naturel ou supposé, d’illustres personnages pour se donner une certaine légitimité ? Quand Sarkozy se réclamait Gaulliste (De Gaulle), François Hollande de François Mitterand, H.K. BEDIE de Félix HOUPHOUET-BOIGNY et même Allasane OUATTARA qui le lui disputait ? Et quand Gilchrist Olympio fils de Sylvanus OLYMPIO voulut accéder au pouvoir, quand aujourd’hui Jean-Pierre FABRE et Alberto OLYMPIO lui disputent l’héritage politique de son père, quand Agbéyomé KODJO disait qu’il était lui, le dauphin naturel d’EYADEMA en lieu et place de Faure GNASSINGBE, quand Georges Walker BUSH arrivait au pouvoir avec l’appui et la bénédiction de son père Georges BUSH ex président des USA, et Nicolas MADURO au Venezuela qui clame haut et fort l’héritage d’Hugo CHAVEZ, et les frères CASTRO au CUBA, Bachar El Assad en Syrie… la liste est longue et elle se justifie par le nécessaire socle de légitimité que doivent se construire tous les prétendants à la direction des peuples.

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Le mérite de FAURE 

Après Avril 2005, le mérite du Président Faure GNASSINGBE est d’avoir activement cherché la pacification du climat politique au Togo. Il est d’ailleurs étonnant qu’on se refuse de lui admettre ce mérite si patent. Le choix d’Edem KODJO comme premier Ministre allait dans ce sens, celui d’ouvrir le jeu politique et ne pas l’enfermer sur son camp politique au risque de renforcer les clivages. La réussite de l’Accord Politique Global et le choix de Yawovi AGBOYIBO comme Premier Ministre pour l’organisation des législatives de 2007 étaient signes d’ouverture également. Mieux encore, le choix d’un non-politique en la personne de Gilbert HOUNGBO malgré la majorité à l’Assemblée Nationale qui était celle de son parti politique d’alors le RPT, était encore une marque de sa volonté d’apaisement du climat politique. D’ailleurs le Premier Ministre Arthème AHOOMEY-ZUNU actuel n’est-il pas issu des rangs de l’Opposition ? Et le Vice-Président du Parti au Pouvoir (UNIR)  Georges Aïdam ?

ouverture

Dans d’autres pays qui connaissent des situations similaires il est plutôt observé un renforcement des positionnements partisans. Cela n’est pas la méthode de Faure GNASSINGBE. La preuve de son ouverture politique est là.

 


oui il reste

Mais Oh que oui il reste des choses à faire. Énormément de choses à faire. Des avancements notables sont pourtant à relever mais l’aveuglement ambiant sur fond de frustrations certes légitimes, ne permet pas de porter ce regard réaliste sur le Togo d’aujourd’hui, en ayant en lumière celui où nous étions avant un certain 05 Février 2005.

Si je comprends bien ces frustrations parce que j’en partage les raisons comme tous les Togolais, je voudrais ne pas les exacerber en essayant de faire feu de tout bois pour alimenter une certaine colère qui ne réussira au final qu’à créer des situations regrettables. Je me focalise sur où nous allons et je nous exhorte à nous concentrer sur cela au lieu de nous distraire à ressasser les rengaines d’une opposition qui échoue déjà si bien à se construire une existence qui soit forte de propositions et d’actions concrètes pour le bien-être des togolais.

– Quand ils disent non à un troisième mandat de Faure GNASSINGBE, posons-leur la question : « alors un premier mandat pour qui ? » pour les voir se chamailler et se battre entre eux, et pour nous de comprendre que pour notre pays la barre est bien tenue même si la mer où nous voguons n’est pas paisible, que le chemin pour arriver à bon port est long, et de faire confiance à notre actuel capitaine qui s’en sort assez bien. Irruption de métaphores maritimes.

– Quand ils disent 50 ans d’une même famille politique c’est trop, demandons leur des comptes des 25ans ans de leur lutte depuis le 05 Octobre 1990 et de ce qu’ils ont fait les vingt-cinq ans d’avant. Ils font bel et bien partie de ceux (avec nos parents) qui ont encensé et élevé EYADEMA au rang de divinité en lui chantant des animations et en concédant tous les privilèges de l’actuelle classe dirigeante. Aujourd’hui il faut leur dire qu’a contrario c’est FAURE qui essaie de nettoyer ce passé complexe du Togo en soufflant un vent nouveau avec des pratiques nouvelles. Tout n’est certes pas rose, mais nous ne lui demanderons pas non plus de scier la branche sur laquelle il est assis et il nous importe plus d’avancer que de remuer sans cesse de vieux démons en nous alignant pour des combats qui ne sont pas les nôtres. Sachez-le: le changement c’est Faure qui l’incarne le mieux aujourd’hui, à l’inverse de ceux qui pourtant le réclament.

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Les attentes sont nombreuses

Nous devons, surtout en tant que citoyens, rester mobilisés pour le bien de notre patrie et réclamer que l’action de l’Etat soit sans cesse orientée vers le bien-être commun. Les défis qui attendent le Président sont si nombreux que nous devons l’encourager à s’y atteler, tout en gardant à l’esprit que certaines frustrations doivent être résorbées.

– S’éterniser au pouvoir ne doit pas devenir la règle : il faut limiter les mandats présidentiels. L’alternance est aussi un gage de stabilité dans une république et encore mieux en démocratie.

La méritocratie n’est pas facultative elle est obligatoire : Ce n’est que lorsque que les ressources compétentes seraient aux responsabilités que la machine fonctionnera le mieux ; d’ailleurs cela le Président Faure l’a compris et il n’hésite pas à importer des compétences de partout. Mais il reste un fort travail d’adéquation de ces compétences importées, et un vaste chantier d’implication d’une administration dépassée, aux pratiques révolues.

Rome ne s’est pas fait en un jour, on garde espoir.

La question de la punition doit finalement être posée : parce que rien ni même la paix politique, ne justifie que des responsabilités connues ne soient pas versées à la justice pour punition méritée, ne serait-ce que pour dissuader les éventuels contrevenants qui se verraient encouragés par le silence d’Etat.

Le défi du développement inclusif est incontournable : parce que les différentes couches vulnérables de la société voudraient pouvoir vivre dans un pays où leurs besoins primaires seraient satisfaits et c’est bien possible à moyen terme. Il faut mobiliser plus de forces, d’actions et de budgets.

La sensibilisation pour la mobilisation de tous les citoyens passe nécessairement par une bonne communication sur l’action de l’Etat : et ce n’est guère pour prêcher pour ma paroisse. Je suis communicant de métier et le reproche nous est souvent fait de vouloir communiquer pour tout et en tout, jusqu’à ce que le constat de l’utilité irrévocable d’une communication bien construite est fait, et des fois tard et le mal est assez profond…

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Je voudrais finir ce billet qui s’éternise d’ailleurs, en disant que la vérité n’est pas toujours de dire ce qui recueille l’assentiment du plus grand nombre. Il faut des fois dire ce qui fait mal à l’oreille d’autrui, qui bouscule ses sensibilités, mais qui pourtant doit être dit, pour créer un meilleur changement.

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1- « Fermétude » : état de ce qui est fermé (néologisme)

2- « Absit reverentia vero » : ne craignons pas de dire la vérité (locution latine)

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Le Quinquennat de la Jeunesse!

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JE SUIS CHARLIE

Nous autres blogueurs, nous nous prenons bien souvent pour des journalistes. De ce que sans faire exprès, ou même si, nous racontons nos vies, les vies des autres, les vies autour de nous, sans être des espèces de griots, ou même si! Des griots 2.0 quand même! C’est dans nos postures rédactionnelles, que nous nous croyons bien souvent journalistes, d’un journalisme libéré, intrépide voire imprudent. Alors nous nous sentons proches, des journalistes réels, vrais, lesquels souvent, sont aux prises avec des risques métiers, que nous pourrions partager. L’impertinence qui frise l’insolence, n’étant pas si loin de nos écrits.

L’actualité #CharlieHebdo de ces derniers jours ne nous en donne que raison.

Oui, nous bloggeurs, nous sommes tous un peu Charlie, co-acteurs de la liberté d’expression, des fois excessive, des fois excellente. Si l’attentat de Charlie Hebdo est le résultat de la combinaison malheureuse d’excès et d’intolérance, il n’est en rien excusable de ce que la vie humaine est la plus précieuse des richesses et il n’appartient à aucun homme, d’ôter la vie de l’autre pour aucune raison. La comédie humaine se mue bien trop souvent en scènes regrettables comme celles-là, et ce qui est bien plus déplorable, c’est la justification divine que nous en trouvons.

Pauvre Dieu, de ce qu’il est invoqué à tort pour justifier la bêtise humaine.

Mais ce n’est pas l’objet de ce billet.


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2015

C’est l’année de tous les possibles. Comme toutes les années d’ailleurs. Et nos vœux circonstanciels sont, comme à chaque fois,  si empreints d’optimisme béat, que la réalité nous échappe toujours. Je n’en ferai donc pas. Santé Prospérité Amour Richesse et blablabla ne sont qu’évocations hypocrites de gens qui n’assument pas leur impuissance à la gestion du lendemain. Qui peut dire son assurance d’une année de santé de prospérité, d’amour ou de richesse ? Personne ! Bah alors ?

Laissons chaque jour nous offrir son présent. Si malheur il y a, qu’on l’assume, si bonheur il y a, qu’on l’assume également. L’erreur serait pourtant que cela soit compris comme un appel à l’inaction. Je voudrais dès lors, vous inviter à croire que l’action, la seule qui nous soit permise face à l’ignorance de nos lendemains, c’est de rendre grâces pour toutes choses, afin que Dieu, le seul dispensateur de biens nous donne ce qu’il prévoit pour chacun, dans son omniscience parfaite.


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ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES AU TOGO

En 2015, le Président de la République Togolaise, remettra son tablier au terme d’un second mandat. Il devra se représenter. Ou pas. En tout cas ! De ce que les débats interminables au sujet des réformes constitutionnelles, nous rabâchent les oreilles depuis un moment sur la rétroactivité ou non d’une loi sur la limitation du mandat présidentiel, il faut retenir que ces échéances seront décisives encore plus que d’habitude. A l’heure où je vous écris ces lignes, le flou sur la question des réformes est aussi dense que le brouillard de l’harmattan qui emplit le ciel de Lomé la capitale togolaise. Ce qui est néanmoins sûr, c’est que fatalement nous aurons des élections présidentielles cette année avec en lice :

Alberto Olympio qui se proclame déjà Président 2015

Jean-Pierre Fabre  candidat « unique » de l’opposition dont il est le leader « naturel »

Gerry Taama  candidat du NET sous réserve alors qu’a contrario il se positionne pour 2030.

Faure Gnassingbé qui ne s’est pas prononcé mais dont le parti vante déjà les atouts de « champion toutes catégories ».

D’autres sans doute voulant jouer avec quelques millions de francs CFA pour la campagne électorale. (Eric MC?)

L’objet de ce billet est de donner le sujet qui pour ma part , doit nécessairement faire autorité lors de cette campagne.

Et c’est la « Jeunesse ». Titre choisi donc à dessein : le quinquennat de la JeunesseRevue des options !


FAURE EST DÉSORMAIS OBLIGE

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Au crédit du Président sortant, deux précédents mandats, portés sur la Réconciliation Nationale et une Politique de Grands Travaux. Des sujets essentiels dont les résultats sont, sommes toutes, éloquents.

La Jeunesse,  plus importante partie de la population Togolaise, n’a pas tant que ça bénéficié d’un traitement exceptionnel, lequel aurait normalement commencé par l’existence d’un Ministère PLEIN,  pour s’occuper uniquement et exclusivement de cette thématique. Je ne mettrai pas en demeure les initiatives telles que le PROVONAT,  le FAIEJ et j’en passe. Non pas du tout. Il faut juste avouer que dans un Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, dirigé par la Directrice de Cabinet du Président, ce serait faux d’affirmer qu’il y ait eu concentration véritable et spécifique sur les thématiques de la jeunesse et une prise en compte régulière et assidue de leurs situations. Si la réconciliation est en bonne voie – sauf pour les éternels insatisfaits et excessifs-, que les grands travaux réalisés augurent d’un réveil économique qui peut en outre se baser sur une rigueur financière certaine ainsi que sur des réformes profondes de l’administration, il est temps aujourd’hui de construire un Togo pour cette Jeunesse en manque de repères et d’espoir.

Il faudra désormais poser la question de la Jeunesse, comme un chantier véritable, et inciter tous les acteurs et bonnes volontés à s’adonner totalement à la résolution de ces questions de plus en plus épineuses que sont : l’EDUCATION, la FORMATION et l’EMPLOI !

Le prochain quinquennat doit être celui de la Jeunesse togolaise, afin d’en régler profondément le souci et résorber le mal qui la ronge. Pour ce faire, le Président n’a de choix que de prendre des engagements plus forts concernant ce sujet et de lancer des programmes beaucoup plus ambitieux et réalistes, que porterait une personnalité forte et disponible, qui susciterait sans écueils l’adhésion totale de la Jeunesse Togolaise.

Il y a quelques mois j’aurais de suite pensé à Kako Nubukpo pour ce poste ! Mais là… je me réserve. Je dis ça, je ne dis rien. On en reparlera.


FABRE : L’HOMME AUX DEUX CŒURS

 Jean-Pierre-Fabre

Le cœur de Jean-Pierre Fabre semble battre à la fois pour et contre la Réforme Constitutionnelle. C’est désormais de notoriété publique. Il possède sans doute deux cœurs, l’un qui bat pour la mise en place d’une limitation de mandat, l’autre qui œuvre entièrement contre. Si la démocratie à la togolaise n’était pas aussi infectée de désirs nombrilistes, la question de la rétroactivité ne se poserait même pas. Voter la loi sans rétroactivité, c’est déjà voter la Loi, peu importe si elle profite à de futurs candidats, plus en situation dans 5, 10 ans et pas à ceux qui la votent aujourd’hui ; mais c’est aussi ouvrir une guerre de succession dans le camp du parti au pouvoir qui garantirait l’alternance de toutes les façons. #NéGnawoVaaMiaGbloin

Il semble juste que pour les politiciens Togolais, la Loi doit être taillée à chaque fois, pour ou contre quelqu’un. Et dans ces débats ou s’entredéchirent des intérêts subjectifs, l’intérêt supérieur de la Nation sombre, piétiné par ces ego qui n’ont de grandeur pas plus avancée que les bouts de nez de ces gens, tout aussi arc-boutés et accrochés à leurs places d’opposants « naturels ». chiche !

Le monsieur de Kodjoviakopé, Chef « naturel » donc de l’opposition, devra à un moment donné, tenir un discours de programme politique, en dehors des sempiternelles réclamations épuisées, qui sont le lot de ses prises de parole. Il devra faire l’effort [enfin] de parler à cette Jeunesse, qui espère l’alternance, non pour sourire d’avoir un nouveau président, mais pour que son quotidien à elle soit changé, et ses espoirs de vivre décemment dans son pays natal, ravivés.

Serait-ce trop demander ? Non ! Il ne s’agit pas de réclamer le pouvoir pour la forme. Il faut le réclamer pour l’utiliser à bon escient, et pour le prochain quinquennat, en faveur de la Jeunesse, si d’aventure il devient Président bien évidemment, après que son prédécesseur ait fait faire au pays un grand pas vers le développement. C’est bien d’ailleurs pour cela qu’on appelle ça « Pouvoir ». Donc Jean-Pi, si tu sais que tu ne peux pas, pardon laisse !


LE HOLD UP D’ALBERTO

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Il y a quand même un qui semble avoir compris. Un peu ! Ou qui se cherche si bien des soutiens, qu’il va puiser dans le vivier de la Jeunesse. Habitués des réseaux sociaux, vous n’avez pas manqué de voir des photos de jeunes, devenus influents sur la web-sphère togolaise, avec le chantre du #Gamesu. J’aurais voulu vous donner un avis sur son projet pour la Jeunesse Togolaise mais j’ai beaucoup de mal à lire son livre : Je prends le parti des togolais. L’innovaconte1 bancal de la première partie du bouquin m’exaspère au plus haut point! Et je me suis laissé convaincre que de ne pas lire cette première partie m’enlèverait de comprendre réellement sa posture politique. J’ai la faiblesse de croire que son engagement politique a quelque chose à voir avec son histoire personnelle et les défis qu’il y a rencontrés!

Souhaitez-moi du courage et que je m’y remette.

Ainsi donc l’Informaticien-Politicien a décidé de s’accoquiner avec tous les jeunes « existant » sur les réseaux sociaux et les journalistes et autres jeunes avides de changement. Il est large, sourire toujours au point, il offre son bouquin en veux-tu en voilà, et prend des photos genre candidat-accessible, photos qui se retrouvent sur les pages Facebook et Twitter, commentées à souhait bien entendu. D’aucuns semblent même honorés de ces occasions et se vantent de s’être faits dédicacer le bouquin par Alberto himself !

Si l’intérêt que portent les jeunes Togolais à Alberto Olympio, peut n’être sans doute que l’attrait de la nouveauté, j’ose espérer que son projet pour la jeunesse est assez ambitieux et novateur, des fois où son fantasme de se voir élire Président en 2015, serait par enchantement réalité.

De toutes les façons je rassemblerai mon courage à deux mains, je lirai son bouquin jusqu’à la lie fin et je vous dirai ce qu’il en est.


ET GERRY CHANGEA D’OBJECTIF

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Ce que j’aime chez mon ami Gerry Taama, c’est sans aucun doute son courage. C’est un Ex [??] officier des Forces Armées Togolaises, cela ne peut donc plus me surprendre. Disons tout de même, qu’il fait fort de rester dans les méandres politiques togolaises, après un échec aux législatives et des entrées et sorties retentissantes dans des alliances informes. La faiblesse de débutant? Bref!

S’il est bien le plus jeune leader de la classe politique togolaise, Président du NET (Nouvel Engagement Togolais), son engagement auprès de la jeunesse n’est pas si nette que ça au fond. J’ai déjà dit de lui qu’il est l’un des meilleurs contributeurs de la scène politique, même si visiblement son discours ne permet en rien de le positionner clairement, ni de susciter les adhésions populaires qui lui permettraient de grandir. Victime ou non d’un mauvais procès, c’est quand même lui le précurseur de la méthode Alberto : proche de la jeunesse, photo, parole ouverte, visite des électeurs à vélo, présence à des rencontres de jeunes pour jouer les intégrés etc. Il est candidat aux élections présidentielles de 2015, SOUS RESERVE de…. Nul ne sait encore.

A son dernier congrès où il fut désigné candidat pour 2015 , son objectif affirmé fut quand même dirigé en partie vers 2030, l’année où couleront le lait et le miel après que Faure Gnassingbé aurait mis en œuvre sa vision Togo 2030. Qui dit mieux ?

Faure Fait le Job et en 2030, Gerry Tamaa lui succède. N’y voyez aucune espèce de suspicion ou pire de confidence. Je ne suis dans le secret d’aucun dieu, encore moins un de Niamtougou. J’observe tout comme vous, et je bavarde de mon clavier.

A ce moment là, vous et moi de toutes façons ne serions plus si jeunes, et encore… si toujours présents!


 ERIC MC ?

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Non ça va Merci! Adja Mofo woan wou nam ntoh²

A bientôt!


1: Un innovaconte est un conte de fée inventé pour transformer de la merde, en innovation du siècle! Copyright Kelly Adedziha

2: Ce ringard me tue (traduit du mina langue parlée au Togo)

Le Blog, la Couronne et l’Argent!

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Ce titre donne à ce billet un air de conte, une fable qui vous ferait évader, le temps de cette lecture. Après des articles trop « sérieux », oui bien-sûr je voudrais vous emmener dans une escapade plus légère. Mais je n’y peux rien ! J’ai perdu ce feeling léger qui me faisait rire tout le temps de tout, et de rien.

J’ai grandi ! Pour faire court !

J’avoue que de passer de jeune, à adulte a été un moment douloureux ! Avant, je voyais tout en opportunité. L’insouciance au cœur de mes pensées me permettait de voir la vie en couleurs. Tellement coloré dans mon imagination, je vivais des instants presque psychédéliques, j’avais peur de rien, honte de rien et j’avançais comme si j’avais toute la vie devant moi; et je faisais des erreurs sans m’en attrister.

Puis un jour, je suis sorti de ma bulle. J’ai contemplé les choses autour de moi et j’ai vu tout en blanc et noir. Le pavé mosaïque, disent les « Frères ». Depuis, je vois tout en responsabilité. Oui ce genre de vie où tout est carré, où tout doit être utile à quelque chose et non futile, où l’on se rend compte que la vie peut être courte, d’où l’idée forte et prégnante que son accomplissement est une nécessité. Comment bien accomplir sa vie, fera un jour, l’objet d’un autre article où je pourrais vous expliquer en long et en large, combien souvent l’accomplissement de notre vie est tout autre chose que ce que nous croyons, ce que nous enseignent les diktats du siècle présent.

Alors, le blog, la couronne et l’argent ! Ceci n’est pas une fable. C’est la réalité, celle de cette semaine dans ce petit coin d’Afrique qu’on appelle le Togo, terre de nos aïeux, enfin les aïeux qui se rappellent encore de nous.



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Le BLOG :

Cette semaine Aphtal Cayamaga Cissé, bloggeur invétéré de son état et ses associés invitent toute la communauté togolaise de bloggeurs à un BlogCamp ces 4-5-6-7 Septembre 2014. Où ? à Togoville. Je reconnais ici avoir critiqué le choix du lieu : Togoville. A 69km de la ville de Lomé, ce site me paraissait éloigné pour un premier rendez-vous des bloggeurs. A mon sens, il fallait fédérer à Lomé, où se trouvent la plupart, avant d’envisager pour la 3è ou 4è édition aller se rencontrer plus loin. J’avais des doutes en plus sur la qualité de la connectivité internet, utile au succès de ce genre de rendez-vous.

Toutefois, si tels des Gustav Nachtigal, nous bloggeurs, allons à la conquête du Togo en allant signer un traité de protectorat avec Mlappa je ne sais pas combien de Togoville, ça a du sens. On profitera pour faire du tourisme, et je conseille aux organisateurs de prévoir une visite de la forêt sacrée (oops faudra prendre la pirogue) et une rencontre avec la Grande Prêtresse de ladite forêt, laquelle, selon ce que j’aurais appris, raconte formidablement bien l’histoire du Togo et celle du fameux traité de protectorat avec les Allemands. Elle tient l’histoire en question de sa mère qui la tenait de sa grand-mère et celle-ci de l’arrière grand-mère voire de l’aieule, toutes grandes prêtresses officiant en la forêt. Mystères et Révélations en perspective ! Je sais les bloggeurs friands de ce genre d’informations pour nourrir leurs blogs.

A vos marques…


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La COURONNE :

Le raccourci des réseaux sociaux sur la qualité des élections Miss Togo Samedi dernier et la qualité des élections politiques au Togo, m’a fait sourire. C’est petit certes, mais c’est drôle ! Et ce ne sera pas l’élection au Patronat qui viendrait me démentir, celle, concédée il y a quelques années, à la Chambre de Commerce encore moins.

Bref au Togo, les élections vont et viennent avec chaque fois leur lot de revendications et de contestations. La vie d’une élection n’étant jamais un fleuve tranquille, nous togolais avons l’habitude de ces remous à la suite de nos élections. Les perdants, n’acceptant jamais leur défaite et les (toujours) gagnants qui ne font que difficilement la preuve de leur honnêteté. Quoiqu’il en soit, le Togo a élu Samedi, sa vingtième plus belle fille de l’année. Si la beauté est devenue, croyez mon goût en la matière, le dernier critère de sélection de ladite Miss, les incohérences de cette année soulèvent ici mon haut-le-cœur.

D’abord, laissez-moi féliciter le comité qui depuis 1994, affronte moult difficultés pour assurer chaque année ce grand événement qui est celui de Miss Togo. L’affaire n’est pas facile, quand on connaît les rouages des événements au pays, on peut imaginer combien la machine peut être difficilement maniable. Pourtant, sous la houlette de Monsieur Gaspar BAKA, lequel, peu importe les controverses, conduit d’une main ferme cet événement, avec l’appui indéfectible de M. Bernados KINVI Directeur Exécutif du Comité, et de Patrick Eklu Agbéko AMENDAH, devenu à force de volonté et d’engagement Monsieur Multi tâches du comité.

Ces gens, mesdames et messieurs, traversent le pays de long en large chaque année pour apporter la culture à nos populations (artistes divers, musiciens et humoristes). Ces gens, ont permis à nos sœurs de sortir de leurs réserves pour exprimer, valoriser et défendre leurs traditions et leurs individualités, avec en tête le challenge de remporter la mise finale, et de changer une existence des fois très banale. J’ai rencontré des Miss Togo qui m’ont séduit, dans le sens intellectuel du terme. Mes meilleures resteront Sandrine AGBOKPE et Edwige Madzé Grâce BADAKOU. C’est un choix que j’assume. Sandrine, pour son fort engagement pour la lutte contre le SIDA, qu’elle a porté avec son cœur et ses pommettes, Edwige, pour la fulgurance et la qualité de son parcours de Miss, qui aboutira en 2006 avec la Couronne de Miss Coupe du Monde.

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Sandrine Agbokpè                                     Edwige Badakou

20ans après, sachez-le, c’est une tranche de vie de notre nation qui s’est jouée sur ces podiums, avec les fortunes diverses que nous avons connues. C’est encore d’autres tranches de vies qui continueront à s’égrener avec ce concours, qui mérite d’être renouvelé et rénové, je ne nous voilerai pas la face. Ce n’est guère dans mes habitudes. C’est cet urgent besoin de reformatage du concours Miss Togo qui a scellé la dernière édition. Lorsque les contestations ont fusé de partout, permettant aux uns et aux autres de critiquer, les décors, le déroulement de la cérémonie, tout le corpus de l’événement, jusqu’à la cérémonie de remise de cadeaux, ce qu’il fallait en déduire, c’est qu’il est temps de refondre le projet entier, et d’en faire émerger quelque chose de plus fédérateur et de moderne. Les téléspectateurs de 1994 ont pris 20ans, entre temps beaucoup sont nés. Il faut maintenant adapter les sons de cloches aux nouvelles oreilles, et fournir un spectacle à hauteur des attentes. En 1994, tout le monde n’avait pas accès aux chaînes internationales ! Aujourd’hui rares sont ceux qui n’ont pas 5.000F pour payer la formule Access de Canal Plus Horizons.

Je n’en dirai pas plus. Regardez les incohérences et les malversations, des candidates, le niveau déplorable des filles qui viennent s’inscrire, et réinstallez un nouveau système d’exploitation. Excusez le langage informatique, je m’apprêtais à aller déjeuner avec un Geek en écrivant ce billet, du coup j’adapte mon vocabulaire.


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L’Argent :

S’il est ici question d’argent, ce n’est pas celui qui nous manque à tous, celui dont on rêve, et que nous souhaitons  voir remplir nos poches, pour nous offrir un doux répit dans cette dure existence.

Il est question de celui qui semble fuir nos recettes d’Etat. Cette fuite présumée, ayant fait recette auprès de nos camarades de l’ANC en manque désolant de stratèges et de conseillers intelligents, notre ami Jean-Pierre FABRE a souffert l’exercice pour lui pénible, d’une Conférence de Presse, pour nous annoncer que le Président Faure était coupable (une fois de plus) de forfaiture et de crimes aggravés. Devrons-nous bientôt écrire FAUREfaiture ? Parce qu’à force l’orthographe pourrrait changer ? Mais non ! Sous la plume de Delali Attiopou, vous lirez une analyse correcte et convenable de cette question de fuite de capitaux. Elle fait la pédagogie utile, à l’endroit de nos leaders de l’ANC, de cette thématique, en rappelant fort bien, l’exercice derrière ce genre de rapport, la vérité de ces chiffres, et surtout la bonne lecture à en faire.

Comme je l’ai dit sur Twitter, lisez-vous-mêmes et comprenez pourquoi j’aime cette fille : 

Je n’ajouterai pas de commentaire supplémentaire, à cette excellente démonstration, sinon pour dire combien je peux être anéanti devant une aussi flagrante preuve d’incompétence et d’incurabilité de ces faux-prophètes de la politique togolaise, qui n’ont pas honte de jouer pareilles comédies devant le peuple.

Je suis anéanti, quand je pense à tous ceux qui mettent leur confiance en ces gens.

Mais vous me direz encore que je n’ai pas raison…

Donc je me tais.

A bientôt.

La Sagesse du Peuple

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Prenez le temps des fois, de vous mêler « incognito » à la foule des gens « ordinaires », appelés ainsi, parce que leurs vies n’ont rien de spécial, et pourtant.

Sortez de vos limousines et « 4×4 » rutilants si vous faites partie des sommités régnantes de ce pays et de la haute société, pour goûter du regard quelques fois, la vie des petites gens, mesurer le pouls de cette vie et apprendre ce qui motive le peuple, comprendre sa situation et ses ressentiments.

Certains, sans être de la « haute », sont si embourbés dans leur quotidien, à la poursuite de leurs fins de mois, qu’ils ont tant les yeux braqués sur leurs nombrils (les égoïstes), sur leurs entre-jambes (les prostitués et infidèles), ou sur leurs pieds (les pressés), à mesurer la vitesse et la précision de leurs pas, esclaves éternels de la pression de la vie, qu’ils ne se rendent presque jamais compte de ce qui les entoure.

Bien-sûr il y a aussi les rêveurs et les prieurs, lesquels, bras-ballants, ont tellement le regard dans le ciel, qu’ils en connaissent le mouvement des nuages, des oiseaux et des avions.


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L’autre jour, partant à moto pour une course en ville, je fus surpris lorsque, à un carrefour, une femme haranguait les usagers de la route. J’avais déjà croisé des prophètes, des évangélistes et des fous à des carrefours. Les prophètes et évangélistes, armés de porte-voix ou dotés de voix fortes, prêchent la repentance, l’apocalypse et la rédemption. Les fous, armés de langages confus et de cailloux, dessinent aux carrefours des symboles mystérieux et des formes géométriques, qu’il faudra Champollion et d’autres érudits de son espèce pour nous en donner le message. Soit !

La femme m’avait surpris par le sujet de son message, sa cible, l’objet de sa colère matinale, celui qui subissait sa vindicte et la mélopée d’insultes de tous genres et entre autres attributs négatifs et injurieux. Madame exprimait ses griefs envers le Président de la République Togolaise : son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé himself ! Oui rien que ça.

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La scène était devenue cocasse d’ailleurs, quand un policier en faction, tenta d’intervenir avant de prestement se raviser. Un esprit précautionneux l’avait sans doute, sagement enjoint de se rétracter, afin de ne pas subir des cris alentour.


desordreSi ce billet porte le titre « Sagesse du Peuple » c’est parce que de cette situation nous pouvons tirer quelques instructions.

1- Au-delà du ridicule de l’action de la dame : « venir à un carrefour insulter le Chef de l’Etat », cette action porte le symptôme d’un ras-le-bol profond, et nous enseigne que le sort des gens les plus vulnérables de la société doit être le réel souci de l’action gouvernementale. Cette dame est sans doute convaincue que son sort dépend de la nécessaire bonne gouvernance et elle en attend un changement de sa situation, de ses revenus et une certaine qualité de vie pour elle, sa famille et ses enfants. Dans sa colère, elle exprime, à l’endroit du premier responsable de notre pays les griefs peut-être légitimes qu’elle transcrivait là en insultes et critiques ouvertes.

L’autre enseignement est qu’aucune action politique n’est valable, que si elle garantit le bien-être des citoyens et qu’il est difficile pour ces derniers « en souffrance » de connaître la dure réalité de la gestion publique, ses priorités et ses contraintes : budgétaires, institutionnelles, politiques… qui en découlent forcément. Qu’une dame, sans doute respectable à une certaine époque de sa vie, en vienne à décrier le Chef de l’Etat à un carrefour, instrumentalisée ou pas, saoule ou pas, folle ou non, doit interpeller nos dirigeants pour qu’ils se rapprochent davantage de leurs administrés pour connaître leurs réalités et y répondre.

Respecter les engagements de la Banque Mondiale, du FMI, du PNUD, de l’UEMOA, de la CEDEAO etc. c’est bien, mais ne sont-ce pas les mêmes qui exigent la bonne gouvernance et la réduction de la pauvreté ? Voilà : la réduction de la pauvreté ne passe pas seulement par des réunions, conférences, schémas et graphiques ! Elle passe d’abord et surtout par le rapprochement des politiques et des citoyens, par ainsi, une connaissance réciproque des contextes et des conditions des uns et des autres, pour une marche collective, celle qui crée l’harmonie et la paix.

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2- La démocratie, parce qu’elle met un point d’honneur au respect des libertés individuelles, est souvent prétexte à l’anarchie et au désordre public. Il est de la responsabilité des défenseurs de la démocratie (institutions, organes, société civile et même les associations fumeuses et autres partis politiques opportunistes) d’apprendre à la masse, qu’il n’y a pas de liberté sans respect des règles. Il n’y a pas de vie sociale qui ne repose sur des lois et sur des règlements. La liberté d’expression est souvent brandie, pour excuser des actes inciviques et injurieux de la part de beaucoup de nos compatriotes, en dépit de leur déontologie pour les journalistes, en dépit de la responsabilité de leur fonction pour les politiques, et en dépit du nécessaire respect que le citoyen doit à l’autorité politique. L’espace public, ouvert et libre, ne doit pas permettre l’expression sans gêne et sans contrôle.

« Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. »

Romains 13 :1-2

Pourquoi nous devons censurer tout débordement public qui enfreint le respect dû à l’autorité ? Parce qu’elle crée l’anarchie ! Et dans l’anarchie, nul ne bâtit rien de viable. Autant certains journaux ont tort de sortir des ‘papiers insultants’ basés sur des « révélations » et enquêtes pour, se targuant de la liberté d’expression » attaquer les autorités publiques, autant la dame de ce matin n’a pas à susciter des bouleversements sociaux à des carrefours.

democratie-erreur-fatale-aux-etats-unis_w670_h372Je vois d’ici accourir ceux à qui le désordre profite, venir réclamer leur liberté d’insulter qui bon leur semble et où ils veulent. Mais fort heureusement la parole de Dieu est claire à cet effet : ils attireront une condamnation sur eux-mêmes.

D’une manière ou d’une autre. L’autorité peut être défaillante ou ne pas remplir son devoir, mais Dieu est maître des circonstances et c’est lui qui nous enseigne de « rendre à tous ce qui leur est dû, l’impôt à qui l’on doit l’impôt, le tribut à qui l’on doit le tribut, la crainte à qui l’on doit la crainte, l’honneur à qui l’on doit l’honneur ». Romains 13 :7. Au temps qu’il décidera lui-même, il fera justice à ceux qui observent ses commandements.


La sagesse du peuple est tributaire du respect des lois et des autorités, et détermine pour ceux-ci leur vrai devoir et leur en donne les orientations. S’éloigner des vrais besoins de la Population et ne pas vraiment les approcher pour les instruire sur le travail décidé et accompli en leur faveur, est suicidaire pour toute administration. La désobéissance civile et le non-respect des règles mettent tout l’édifice social en péril, et ne favorise pas la satisfaction des besoins des populations.

Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

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