N’est-il pas temps de changer?

Je voudrais être assis sur une plage, une longue chaise et un cocktail, seul devant la nuit qui tombe, un soleil rouge qui finit sa course à l’occident. Ne plus penser à tous mes tourments, sentir les vagues venir à intervalles réguliers caresser mes pieds, et faire le vide dans ma tête. Pour une fois.

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Je pense souvent à cette image, avec un drôle de sentiment de devoir aller à la retraite. M’éloigner de ces tensions quotidiennes qui font le lit de mes journées et souffler, oublier, changer.

Mais ce n’est qu’un rêve. Oui je sais bien que cette image idyllique est un rêve. Le seul endroit où je suis allongé c’est dans un lit, affalé dans ma vie comme dans un canapé, avec l’ennui qui me murmure plein de choses inimaginables à l’oreille.

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C’est peut-être ça l’âge adulte. Et l’âge adulte dans un pays à l’indépendance bancale, où les efforts finissent toujours par ne pas payer. C’est l’Afrique. Celle qui appartient à l’Europe. Celle où les dirigeants ont beau se démener, ils finissent corrompus, corrupteurs et mal aimés ; celle où les acteurs politiques finissent à l’évidence par se rendre compte de leurs incapacités, et se résignent à se laisser corrompre, à corrompre et à décevoir. #ChefDeFile 

Lorsque l’indépendance est autant de façade, que la souveraineté est un mot pieux qui fait joli sur les duplicatas des constitutions européennes qui nous servent de loi fondamentale, il est en effet difficile de gouverner et de bien gouverner. Pire, il devient impossible de gouverner dès lors que l’on décide de s’attaquer à la main noire qui nous retient captifs. #Gbagbo. Le drame en plus de notre situation, est de se rendre compte qu’en réalité tout tourne autour de la politique, que notre vie sociale, commune,… est mue constamment par des défis politiques, qui ne sont en réalité que des leurres qui nous éloignent des vraies priorités : une véritable indépendance et le bien-être pour tous.

Il apparaît même aberrant pour la plupart de nous, d’entendre ces discours vindicatifs anti-colons et réclamant la liberté réelle de l’Afrique. La faute à qui ? La faute à l’histoire et à l’abandon de nos personnalités propres, éduqués, que dis-je ? moulés que nous sommes dans un mélimélo de cultures importées et de mensonges sur nos vraies cultures. Nous sommes formatés à n’avoir de perspective en toutes circonstances, que celle de l’occident. Dans nos ADN il est écrit désormais que la modernité c’est eux, la vérité c’est eux et nous nous devons faire comme eux, et tout faire pour arriver à être comme eux en toutes situations. Tout ce qui est « nous » est faux et est du diable. Nos coutumes, nos traditions, nos peaux noires…


Aujourd’hui je suis las de croire que l’homme africain peut arriver à voir le bout du tunnel. Ce tunnel est depuis notre réalité. Nous ne croyons plus rien de notre passé. Nos pays sont des dessins décidés par l’occident. On s’y plait. L’histoire du Togo commence un 5 Juillet 1884 : le jour où un explorateur allemand, Gustav NACHTIGAL, vint signer un traité de « PROTECTORAT » avec le chef d’un village non loin de la côte. Avions-nous lancé une bouteille à la mer disant « Au secours, venez nous protéger » ? Et ceci est pareil pour la plupart de nos pays africains.

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Depuis toutes ces années nous avons tout abandonné de nos traditions, de notre histoire, pour nous abreuver de la version française (européenne) et tout orienter sur la France (l’Europe). Mais oui, l’Afrique appartient à l’Europe. Cela est une vérité indiscutable, il nous faut nous débarrasser de ce lien ombilical, qui ne saurait même être déguisé en partenariat soit dit gagnant-gagnant. La Parenthèse Zinsou c’est de l’affirmer en s’en amusant et venir après, de façon flagrante l’assumer, en prétendant à la magistrature suprême du Bénin.

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Tous comptes faits, cela reste une vérité. Notre affranchissement de la métropole ne se fera pas de façon aisée. Nos classes dirigeantes ont tellement d’intérêts en jeu, et même cette métropole a trop à perdre pour que cela soit facile. Lorsque des gouvernants félicitent et récompensent des frères ayant émergé en occident, croyez-moi le message est clair surtout quand des méritants sur place ont des traitements diamétralement opposés… Lorsque des gens de la diaspora sont préférés aux locaux dans tous les domaines, lorsque des entreprises locales qui paient les impôts sont exclues des contrats intéressants au profit d’entreprises souvent fumeuses, venues de l’étranger, la reconquête de notre indépendance est vouée aux échecs avant même d’avoir commencé. Nous pourrions en parler pendant des heures, encore et encore, les exemples sont légion.

L’acculturation de l’Afrique est le vrai drame de notre continent. Les prismes dans lesquels nous envisageons toutes nos solutions à nos problèmes sont tronqués. Pire c’est l’Europe qui, au mépris de tout bon sens commun, oriente ces prismes pour continuer à faire de l’Afrique, non seulement un grenier de ressources, mais en plus, un exutoire de tous leurs superflus.


Je regarde désormais l’avenir avec crainte. Le mien et celui de mes enfants – plaise à Dieu de faire en sorte que d’ici peu on trouve des solutions – l’avenir du continent. On peut croire que l’information et la communication réalistes peuvent aider les gouvernements qui font face à de vrais défis sociaux. Mais attention, dans certains cercles on ne refuse pas le formatage.  Ou vous faites partie du système, ou vous en êtes loin. Beaucoup finissent par s’y résoudre, et au diable les bonnes intentions. Avec toutes les sollicitations qu’il y a, tous ces gens qui de toutes façons vous en voudront, pourquoi ne pas tirer son épingle du jeu ? Pour ma part, cette vie c’est un jeu, où toutes les épingles sont ensemble, à tenter de creuser jusqu’à trouver l’issue utile à tous. Nous ne vivons pas ensemble pour que juste certains s’en tirent au détriment d’autres. Cela n’est pas ma conviction.

Je crois toujours qu’il faut un vrai grand réveil et je ferai de mon mieux pour en parler et l’appeler de mes vœux. Ce que je fais ici. La lutte est complexe. Les détracteurs nombreux. Mais la réalité est la même pour nous tous. Tant que nous ne sommes pas capables réellement et définitivement, de nous isoler et vivre loin des gens, nous sommes condamnés à agir ensemble pour le bien de nous tous.

Il y a encore de rares personnes pour lesquelles l’accomplissement personnel n’est pas tout, mais pour qui l’accomplissement de tous est un devoir.

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Je voudrais être assis sur une plage, un cocktail et un chaise longue, une nuit de pleine lune, dont le reflet fait scintiller la mer, et ces vagues dans leur mouvement interminable, comme pour dire, que quel que soit la force et la persévérance qu’on y met on finit toujours par échouer sur le sable. Les indépendances fantoches, vieilles de plus de cinquante ans n’ont donné aucune autonomie, sinon celle de se partager des richesses entre élites pendant que la majorité des gens croupit dans la misère.

Mais vais-je finir cet article sur une note défaitiste? penser que nous ne sommes pas encore prêts et que chacun doit se battre pour ses objectifs personnels d’abord? NON! je préfère vous laisser sur cette pensée de Nicolas Machiavel:quote-le-temps-n-attend-pas-la-bonte-est-impuissante-la-fortune-inconstante-et-la-mechancete-nicolas-machiavel-145902

Merci. Heureux d’être de retour ici!

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1- « Absit reverentia vero » : ne craignons pas de dire la vérité (locution latine)

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La Pantomime des Bleus

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Les donneurs de leçons ne sont pas les bons faiseurs. Beaucoup sont à l’aise de dire aux autres, ce qu’il faut faire tout en se dispensant eux-mêmes de la même discipline. Il faut croire que la paille dans l’œil de l’autre est toujours nettement plus visible que la poutre dans leur propre œil. Je n’aurai, Dieu merci, pas besoin de vous dire toutes les leçons que la France donne aux pays Africains dans presque tous les domaines. J’éviterai aussi de dénoncer comment leurs concepts propres à eux, nous ont été imposés comme modèles en Afrique à travers la colonisation, celle-ci n’étant d’ailleurs pas aussi dramatique que l’illustre Shoah dont on en parle tellement chaque fois que cela devient ridicule. Remarque, dès que vous critiquez ce crime par excellence, vous êtes taxés de tout, accusés de tout, condamnés de tout. Mea maxima culpa, bande d’ignares, vous qui suivez aveuglément ce mouvement pro-juif, qui ne produit in fine, que de la détestation légitime. Au concours des malheurs de l’histoire, croyez-moi le nègre l’emporte.

Mais bon ce n’est guère l’objet de mon irruption matinale sur vos écrans d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones!


Je me suis retenu de tomber dans le jeu de Trierweiller à la sortie de son « livre » ! Merci pour ce Moment! Encore faut-il se demander si on doit se permettre d’appeler cela « un livre ». J’avais juste émis un tweet, alors symptomatique de ma réaction immédiate, donc non contenue :

La polémique normale qui a suivi la sortie de ce livre étant compréhensible, il faut pourtant être juste pour dire que la cabale des libraires contre ce livre ne devrait pas être adressée contre l’auteure de ce livre mais plutôt contre ceux qui viennent l’acheter. Croyez-moi j’aurais 20 euros que j’achèterais d’autres livres dans une librairie française. Mais ça c’est moi ! J’estime qu’il m’est plus préférable de nourrir mon esprit de réflexions sérieuses, sur des sujets sérieux, que de lire des cancans d’une bonne femme victime de ses propres turpitudes.

D’ailleurs les journalistes auraient lu ce, Ahem, « livre » à ma place, et en aurait diffusé les bonnes feuilles. Re-Ahem !

Si je reviens sur cette affaire ce matin, c’est l’information d’une relation amoureuse entre deux anciens ministres virés du gouvernement Valls (Arnaud Montebourg et Aurélie Filippeti), brocardée sur Paris-Match qui m’a sorti de mes gonds.

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Ils sont sérieux en France ? Ils ont fumé du cannabis ? Y aurait-il des pets hallucinogènes qui embaumeraient la France ?

Non mais que se passe-t-il ?

N’ont-ils tant rien à faire, que les politiques, les journalistes, les analystes divers et la population embarquée, s’embourbent dans ces débats inutiles, futiles, vides et sans intérêt ? Je me suis marré sur les escapades en scooter du Président dans un article précédent. Il a été suivi par Nicolas Sarkozy qui, répondant à un scooter par un scooter, a montré lui combien il était fidèle à sa femme ! Chiche!

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Mais après, « la sortie littéraire » de Valérie Trierweiller et la couverture de Paris-Match de Montebourg et Fillipeti, me font poser une question importante aux dirigeants africains francophones :

Messieurs, allez-vous continuer à prendre vos ordres de Paris ?

N’est-il pas temps de dénoncer ce lien nuisible en décriant cette évidente perte de moralité qui caractérise la politique française ?

Je ne parle pas encore de Thomas Thévenoud (ancien ministre viré après 9 jours d’activités) qui ne paie pas ses impôts, son loyer, ses amendes, parce qu’atteint, tenez-vous bien de « phobie administrative ». Non je ne vous rappelle ni les vices de Dominique Strauss-Kahn, les dénis pathétiques de Jérôme Cahuzac, ni ce sombre individu nommé Aquilino Morelle (ancien conseiller de Hollande), qui ce matin, évoque un drame africain auquel la France est liée, selon Paul KAGAME, pour justifier son limogeage de l’Elysée, victime lui aussi de ses propres bassesses! Non je vous en dispense!

Newly-named French junior minister for Foreign Trade, Tourism and French Nationals Abroad Thevenoud arrives at the Elysee Palace in Paris

Mais sérieusement, jusqu’à quand allons-nous regarder vers la France comme modèle, si celle-ci en apporte chaque jour les contradictions ? C’est cela le modèle que Jacques Attali défend à travers la Francophonie ? Au Togo on a failli nous envoyer un ambassadeur « voleur » de vin ! Souvenez-vous de l’ambassadeur sous Sarkozy qui mettait des photos à la Justin Bieber sur ses comptes sociaux !


Ce matin je ne vous retiens pas longtemps! Juste qu’il m’a semblé utile de vous parler de mon émoi face à cette France dont la croissance recule –allez-y comprendre- qui cherche à nous imposer son besoin de stabilité économique par l’entremise des ignobles APE, sur fond d’exploitation économique de l’espace francophone, conceptualisée par Jacques Attali.

Je crois que nos dirigeants (pas aussi nobles que cela admettons-le aussi), sont en droit aujourd’hui de dire à la France d’arrêter ses « conneries » et s’activer aussitôt à renforcer l’autonomie qui est la leur. Je sais que cela leur sera difficile parce que comme on dit chez moi : « podo lé gbin gbo ; égbin tchan lé podo gbo » [le ventre est lié aux fesses, les fesses aussi sont liées au ventre] ; ceci pour dire en fait, que la relation filiale entre la classe politique française et celle francophone, résulte d’un rapport équilibré tel que cela existe entre l’estomac et l’anus.

Vous comprenez donc pourquoi on y trouve d’avantage de « trous d’uc », que des champions de vertus. Oui ce matin je me lâche ! Cela suffit !

Indignez-vous ! Indignons-nous!#StephaneHesselVoice

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Moi, inconnu de citoyen Togolais, je n’ai plus aucun respect pour cette classe politique française, qui démontre chaque jour son incompétence et son immoralité ! Sans doute, il y a parmi eux, des personnalités plus vertueuses, mais si ce sont ceux-là, ces malotrus qui foulent au pied la bonne morale qui émergent, c’est la juste preuve de l’inconséquence de ces hommes et femmes politiques vertueux, incapables de faire triompher la vraie morale. Si la médiocrité prend autant et toujours désormais, le pas sur la vertu, comment espérerions-nous régler les problèmes de notre siècle ?

Je suis devenu végétarien pour espérer élever mon âme, je vous en parlerai une autre fois. Je ne suis pas loin de devenir un ermite et m’éloigner des inconstances du siècle présent, à la recherche d’une paix intérieure que je crois mériter.

Et l’autre Barack OBAMA qui entre en guerre contre l’Etat islamique qu’il soutenait avant contre Bachar El Assad en Syrie.

Vous avez dit inconstance ? Servez-vous !

Mon petit édito de ce matin !

Cordialement !

De la lumière vers la lumière

Le Mythe d’Attali

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Les observateurs réguliers de la scène politique togolaise, ne sont sans doute pas passés à côté de l’évocation, du nom de « Jacques Attali », dans les contextes de préparations des prochaines échéances électorales de 2015, celles importantes, qui comptent pour le choix du prochain Président de la République Togolaise. D’entrée de jeu, je tiens à remercier, ceux qui se sont laissés séduire par cette évocation, de ce que cela a suscité ma saine curiosité et m’a emmené au billet de ce  jour.

Vous le savez, l’habitude porte en elle le germe de l’ennui ; et ainsi, la scène politique Togolaise ne nous a pas autant surpris, depuis quelques années, en dehors bien-sûr, des épisodes juridiques récents, lesquels, grâce à des calculs très courts, sont transposés systématiquement sur la scène Politique. Pour vous rafraîchir la mémoire, Kpatcha GNASSINGBE aurait été emprisonné afin d’être écarté du pouvoir, Pascal BODJONA parce qu’on craint qu’il devienne président en 2015, et Jonathan FIAWOO hissé désormais en parangon du système du « toujours coupable » Faure GNASSINGBE.

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Si je ne fustigerai pas ici, l’étroitesse des analyses qui frise l’oblitération de la jugeote chez leurs auteurs, je me bornerai à dire que la manipulation de l’opinion, si elle n’est pas punie comme elle se doit, afin d’éviter la censure et l’atteinte à la liberté d’expression, elle nous retarde tous, aussi bien ceux qui la font que ceux qui en subissent les effets.

Depuis Avril 2014 donc, la politique togolaise entend une musique nouvelle, incarnée par Alberto Olympio et son « Parti des Togolais » (PT). Je passe sous silence la propension récurrente des « Olympio » à devenir Président du Togo, laquelle propension, passe désormais pour une lutte dynastique qui ne solde pourtant pas le malaise des Togolais, dont le seul vrai souci est de sortir de la pauvreté.

Mais admettons pour avancer, que Sylvanus Olympio, premier Président du Togo, a suffisamment fait d’émules dans sa famille et que cela ne saurait leur être reproché.

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Alberto Olympio ( lors de son investiture comme candidat du PT)


Interpellé hier par un tweet de l’Elysée sur une remise de rapport d’un certain Jacques ATTALI sur : « la francophonie économique », je me suis demandé à raison, pourquoi donc ce cher Jacques Attali, préface le livre programme du candidat du Parti des Togolais (Alberto Olympio ndlr), à paraître le 16 Octobre prochain?!? Pour la petite histoire, c’est cet « appui » de Jacques ATTALI qui est porté au bénéfice du candidat du PT, et ainsi pour beaucoup, cette « caution » vaut sésame, et ouvre l’accès du Palais de La Marina, au sieur Alberto. Mais regardons cela de près.

Arrêtons-nous tout d’abord sur l’aspect « Pochette surprise » d’Alberto Olympio ! Je dis cela pour sourire, mais cette expression correspond tout à fait à la personne, qui n’est connue des médias que depuis Novembre 2013. Dans sa tentative de se construire une existence notable et un contenu digne du poste qu’il brigue, il a publié sur ses différents comptes sociaux, des scans mal ajustés de ses apparitions dans les journaux. Il faut compter au total, cinq apparitions dont trois concernent sa société d’informatique « Axxend »installée à Dakar, qui aurait bénéficié de financements de CAURIS INVESTISSEMENTS, et aurait à son actif, l’édition d’un logiciel de comptabilité électorale ayant entre temps, fait le bonheur d’Ibrahim Boubacar Keita, actuel Président du Mali.

Faudrait-il donc juste quelques maigres articles de presse sur la réussite de son entreprise pour devenir Président de la République au Togo ? Dans la tête d’Alberto Olympio, il semble que oui, parce que ses déclarations  font état d’une certaine assurance sur l’issue du scrutin.

 « Je vous regarde dans les yeux et je vous dis : je serai le prochain président du Togo en 2015 »

 « Ma candidature n’est pas une candidature juste pour le plaisir, j’ai laissé de côté, une grande entreprise multinationale en Afrique,  pour me consacrer à mon projet politique pour le Togo […] »

 Je ne ferai aucun commentaire sur ces postures et proclamations, qui non seulement envoient de mauvais signaux, mais en plus sont stratégiquement improductives en matière d’élection. Ma modeste expérience des campagnes électorales, m’impose pourtant, que nul ne peut apparaître autant par magie et aussi discrètement et rassembler la majorité des suffrages, à moins d’être dans la fable de La Fontaine, Les voleurs et l’âne.

Un Chef d’Etat, élu ou en situation de l’être, ou il bénéficie d’un ancrage populaire et national forts, ou il s’appuie sur un appareil politique puissant, lequel d’ailleurs lui confère l’ancrage nécessaire.

C’est sans doute en pensant à un appareil politique puissant qu’intervient alors, pour les affidés d’Alberto, l’ingrédient « Jacques ATTALI ». Qui est-ce?



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Economiste, Ecrivain, Essayiste, Editorialiste, Conseiller d’Etat, Haut fonctionnaire… les attributs sont nombreux pour désigner celui qui de 1981 à 1991,  fut LE Sherpa, l’inamovible cerveau au service de l’ancien Président Français, François Mitterrand. C’est dire sa ferme orientation à Gauche, et le respect qu’il inspire dans les milieux économiques et politiques français. Il serait même à l’origine de l’intégration au Cabinet de Mitterrand, de l’actuel Président Français, François Hollande. Des coups de pouce qui ont un prix et qui créent de l’influence. Mais ne nous emballons pas encore.

Il est vrai, et c’est de notoriété publique, le Parti Socialiste français, n’entretient pas des rapports enamourés avec l’actuelle administration togolaise. Et ce n’est pas Koffi Yamgnane, activiste sans doute de cette situation, qui me démentirait. La politique est faite d’accords et de soutiens, il ne saurait être reproché au PS d’avoir des préférences vis-à-vis de certaines figures politiques de nos pays Africains. On peut ainsi, facilement se laisser séduire, à penser que Jacques Attali, l’homme qui murmure à l’oreille du Président de France, n’a pas pu fortuitement, préfacer un livre programme de campagne présidentielle dans un pays francophone, lui justement, qui vient de conseiller au Président de retrouver la croissance perdue de la France dans les pays francophones.

Pour beaucoup effectivement cela cache un adoubement discret de F. Hollande à Alberto Olympio et cela justifie leur intérêt pour ce monsieur qui a contrario, a tout à apprendre de la Politique et beaucoup à connaître sur le Togo.

Parce qu’il ne suffit pas de réussir une entreprise, pour diriger un pays, encore moins de détourner des chiffres publics, et en donner des interprétations biaisées pour estimer connaître  et comprendre les besoins du pays.


Le mythe Attali, s’il suffit à influencer la politique économique de la France, preuve en est que depuis Mitterrand il a produit des rapports pour tous les Présidents de France (CHIRAC, SARKOZY, HOLLANDE), ne suffira pas à influencer les Electeurs Togolais. La carrière d’Attali, suppose d’ailleurs, qu’il est un fin connaisseur, de la Politique et il m’est difficile de croire qu’il ait pu parier sur pareil outsider. Et aucune manœuvre ne saurait justifier l’élection de ce monsieur en 2015, au détriment du bilan de Faure Gnassingbé et du statut avéré de chef de file de l’opposition qui échoit (hmm) à Jean-Pierre FABRE.

Jacques Attali  il me semble, a été sollicité pour écrire une préface ; si le projet lui a semblé intéressant, ou pour faire plaisir à qui a demandé, il peut avoir griffonné quelques lignes. Ce n’est pas sorcier ! Et, cela ne vaut en rien un engagement de sa part et surtout pas une manigance de l’Etat Français pour installer quiconque à la tête de notre pays, démocratique et souverain qui plus est. Ledit Programme sortira mi-octobre et coûtera 17 euros (11.152 FCFA soit 30 bols de maïs à Lomé). Attendons de lire ce qu’a écrit le prescripteur Attali, avant de nous jeter dans les bras méconnus d’Alberto.

Du reste, je suis convaincu, et davantage ces jours-ci, que les calculs courts enfantent des désillusions. Nous prenons si vite nos fantasmes et ceux qu’on nous suggère pour des réalités, que nous risquons de tomber de haut. Je crois en la valeur de l’expérience et en la vérité des preuves des bilans de nos hommes politiques (faites le tri). Je ne saurais croire en l’histoire racontée du candidat « pochette surprise » Alberto Olympio, et je nous mets en garde d’engager par nos actions et nos votes, toute la destinée de notre pays.

Aussi, j’exècre ces gens imbus de leurs réussites, qui pensent que leur argent leur suffit à tout acheter. Celui-ci parle souvent et uniquement de sa réussite, et en taxant les opposants traditionnels de faire la « politique du ventre » il annonce que lui ne vient pas se remplir les poches. Il insiste tant sur son « immense sacrifice » d’avoir abandonné une carrière de chef d’entreprise à la tête d’une « grande multinationale Africaine », pour se consacrer à sa lutte politique, qu’en retour nous lui devons nos votes, pour acquît. Il dit enfin, avoir fait la promesse à son défunt père qu’ « il reviendra au Togo pour y apporter la bonne gouvernance, le développement et la liberté. ». Rien que ça.

Il est dit que les hommes politiques racontent des histoires pour se faire élire, celui-ci y va au culot en tous points. Et si quand-même, Jacques Attali le trouve si efficace que ça pour diriger le Togo, qu’il sache que nous ne sommes pas intéressés à remettre les clés de notre pays à un illustre inconnu, ignorant de nos réalités, alors que nous sommes à présent résolument tournés vers la croissance et déterminés à garder ce cap.

Qu’il fasse en sorte de le faire intégrer le cabinet du Président Hollande!

Cordialement!

LAMPEDUSA : LA HONTE DE TOUT CA !

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Les lumières éteintes des morts d’octobre de Lampedusa ; les vies sacrifiées par une aventure absurde, mûe par un besoin vital; la volonté farouche de se sortir de la misère d’une vie; le déni du risque et le courage de partir au détriment des dangers.

Un rêve rêveur !

Qu’un riche continent, appauvri par l’inconséquence et l’inconscience de ceux qui l’habitent, creuse lui-même sa tombe profonde et y enterre depuis tant d’années son avenir, soit ! Mais pour les naufragés de Lampedusa, la donne devait changer ! Au péril, de leurs vies, ils partirent au gré des vagues et des tempêtes, l’espoir au cœur, la rêverie à l’esprit, le froid dans les tripes, le courage tenace, à la conquête d’espaces meilleurs.

Ah Seigneur, dans la vague et l’ombre de la mort, ces découragés de l’Afrique, ont donné leurs vies en holocaustes faciles, en faisant naufrage sur les côtes de l’Italie, ne récoltant au bout de leur périple, ni verts pâturages, ni terre de Canaan, où coulent le lait et le miel ! Ils n’auront pas connu ces eaux paisibles, ces coupes débordantes ! Au contraire!

Déborderont de leurs lèvres et cadavres, le goût salé de ces eaux tumultueuses, qui ont fait chavirer leurs embarcations de fortune, eux partis en dépit de la menace, faire fortune de l’autre côté de l’horizon.

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Le comble sera qu’en lieu et place des sentiers de leur justice, il y aura cette sentence injuste, de leur donner des nationalités à titre posthume ! L’exécrable individu qui en a eu l’idée, les sans-cœur méprisants qui l’ont approuvée, et pire, l’ignoble personnage qui l’a annoncé, eux tous autant qu’ils sont, n’ont en aucune manière, voulu déceler la perversité pourtant flagrante de cette décision, qui vient enterrer avec plus de douleur que déjà, des êtres humains, qui comme eux, souffrant de misère et de mauvaise vie, ont cru pouvoir espérer encore, et sont partis, comme des aventuriers jadis, à la recherche de contrées plus favorables, où mener une vie digne et paisible.

A quoi cela va-t-il leur servir d’obtenir la Nationalité Italienne, eux qui sont morts sans être identifiés, sans noms, avec des numéros de cercueil ? Ils sont effacés de l’histoire. Leurs familles et descendants ne pourront faire de devoir de mémoire, ils sont morts inconnus, mais ont le droit d’être Italiens, et pas les nombreux étrangers qui y vivent et y travaillent.

Oh oui, enterrés six pieds sous terre, ils feront de plus raisonnables Immigrés naturalisés Italiens, plutôt que d’autoriser ces immigrés à la peau basanée, vivant déjà sur place qui gâchent le paysage et qui vivent surtout, leurs cultures différentes ! On se refuse, par pudeur, de brûler les corps, on se fend d’une extrême hypocrisie, en donnant la nationalité à ces dépouilles mortelles rejetées par l’océan. Comme pour dire l’océan insensible, n’en a pas voulu, nous, on fait mieux, on les décore et on les enterre ! La bêtise humaine.

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Toutefois, la méchanceté n’ayant pas de limite en terre italienne, les survivants sont condamnés, non seulement à un retour forcé vers leurs terres, mais aussi et surtout à une amende de 5.000 euros chacun. Histoire de payer les frais d’ensevelissement de leurs compagnons de misère, tombés sur le chemin, et se faire une économie au passage si possible. Chère Italie ! le pays qui abrite le Saint-Siège !

Eux ils ont tort d’être restés vivants ! Ils ont tort de n’avoir pas sombré dans la mort comme les autres, sinon ils auraient pu avoir la nationalité !

Chiche ! Dites moi ce qu’est la  xénophobie?

L’Age de la bière

J’ai le Blog amer! Tenir un blog, n’est pas chose aisée. Ecrire chaque fois, trouver les mots justes, les sujets les plus intéressants, rester dans l’actualité, avoir les phrases qu’il faut ; c’est un exercice qui peut s’avérer difficile, l’inspiration étant infidèle de nature. Sensible qu’elle est, elle s’esquive dès que d’autres préoccupations, la bousculent un peu. Alors quand le devoir de tenir son blog, sonne la cloche, on est bien embêtés, de dire ce que l’on doit dire.

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Cette semaine, ce début de semaine, mon courroux revient à la charge. Moi, je m’étais promis de voir, l’opportunité en toute chose, convaincu que, le regard que nous portons sur la vie, est ce qui la modèle. La Mode, elle, devenue ce conformisme, presque malsain, qui supplante toute individualité créatrice, à Lomé nous fait voir, les mêmes et les seules choses ordinaires, même quand cela nous fait du tort. Je parle de cette mode, à faire, des événements appelés culturels, qui ne cachent que peu, une ouverture flagrante, à l’abus d’alcool, et au loisir invétéré.

La fête de la Bière, cette tradition allemande, sûrement aussi belge, vieille de plus de 200 ans, nous aurait-elle été léguée, par la colonisation ? Je me le demande. Il apparaît, en tout cas, que célébrer cette fête de la bière, dans des conditions peu brillantes – l’abus d’alcool, étant dangereux pour la santé – soit devenu institution dans notre pays. Comble !

Si en Allemagne, pays inventeur, ou tout au moins, grand producteur de bière, la fête de la bière (die Oktoberfest), est cette rencontre coutumière, conviviale, cordiale, et que « C » ai-je encore, chez nous, l’excès suprême d’alcool, et les débordements nuisibles, sont le lot de chaque année. Octobre, Opprobre, affront effronté, vexation intime, ce mois est le mien, né un 24, tel l’ONU, et voilà ce spectacle, si difficile à admettre. Comme des légions, les foules s’avanceront en ligne, vers ce site dédié, ils reviendront par centaines de chemins, titubants, tombants, équilibres abandonnés, à ce cimetière de la plage, où jonchent entassées, des bouteilles vides et cassées, ayant englouti les personnalités sobres, de ces gens sortis de chez eux, à l’affût d’un éthylisme coupable, qui jamais ne saurait, enterrer pour de bon, nos soucis d’êtres vivants.

Oserais-je dire, que les foules qui s’y déplacent, n’ont d’objectif que de se saouler, cherchant jusqu’à vomir, à oublier les soucis de leur vie ? Bien-sûr que non ? Certains, dignes homo sapiens, quêtent l’évasion et la distraction, pour fuir la souffrance et la peine ! Mais cette profusion de bière vendue à bas prix, n’est nulle autre chose qu’encouragements nocifs, à consommer sans modération, sans hésitations, en toute impunité. Alors, tandis, que l’alcool prend en nous le dessus, nos pensées les plus pieuses s’échappent, nos instincts les plus bas remontent. C’est ainsi que, l’on pourra assister, à des scènes orgiaques, dignes de la Grèce Antique, tableaux sans doute si apocalyptiques, que se ceindre d’un signe de croix, serait la moindre mesure à prendre. La fin des temps est proche. Bientôt tomberont sur nous, le feu, le souffre, se retourner, nous changerait, en statue de sel. Sodome & Gomorrhe, ici nous voici.

Et si, mon sentiment, peut-être trop prude, voire hypocrite sur cette fête de bière douteuse, autant que l’origine des boissons vendues, n’est que pure exagération ; celle d’un esprit pénitent, cherchant une certaine absolution, le péché, autant l’admettre, n’ayant jamais été très loin de moi – pauvre être que je suis – la bénédiction que donnent, les autorités et les entreprises, toutes peu soucieuses de leurs images de marque, qui s’y rendent, sourires et budgets distribués, écœure encore plus mon âme citoyenne et mon esprit de communicant.

D’imaginer près de 100.000 jeunes, à la fête de la bière, et à peine 300, au forum de l’emploi des jeunes, est une blessure profonde. De savoir que ces budgets gaspillés, au service de mousses de levure infecte, auraient pu construire des écoles, équiper des bibliothèques, ou nourrir des enfants, est d’un goût amer. De savoir que ces joies, et exhibitions éphémères, n’effaceront pas, la dureté de nos vies, et n’y changeraient rien, renforce davantage, mon sentiment trop prude, voire hypocrite.

Que le ciel tombe, en averses continues, sur le site de cette sottise ! Que l’océan, tard la nuit, engloutisse ces installations permissives, qui font couler, plus d’alcool que de bon sens. Qu’enfin un jour Seigneur, nos pensées s’élèvent un peu, vers un idéal constructif, pour que des projets nobles et instructifs, sous-tendent notre pays le Togo ! La distraction, le loisir; la bière, les danses; la musique, ne construisent ni usine, ni ne créent de richesse. La réflexion, le travail, sont les piliers solides, d’une construction durable. Force et Stabilité.

Moi, comme l’autre, éternel apprenti chrétien, je dis non, à cette fête de la bière. Même si, malheureusement, mon avis ne compte pas ! Mais gardez-vous bien, qu’un jour, elle ne compte vraiment. Parce que ce jour, vous apprendrez, qu’à préparer d’abord et surtout, l’avenir et le progrès, au lieu de s’enliser sans cesse, dans le loisir inutile et néfaste, on met à l’abri de la disette, en élevant l’esprit de la jeunesse, un, comme le Togo, Pays Pauvre Très Endetté.

J’ai dit !

lumen ad lumine

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