Pensées rapides

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Soupir: 😦
J’ai beau désespérer je suis obligé de tenir.
Dans le mouvement perfide de ces temps où la médiocrité et les écarts de comportement se disputent les esprits humains, il m’arrive de croire qu’un changement reste possible malgré tout.
Il m’arrive surtout de penser que pour avoir touché le fond il ne nous reste inexorablement qu’à remonter. Mais c’est sans compter avec ceux qui espèrent encore creuser et nous pousser tous ensemble dans un magma brûlant. Oui, ils sont plus nombreux à nous tirer vers le bas et très peu à nous élever.
Dans ce siècle où visiblement les pécheurs et les médiocres sont plus nombreux, vous avez plus de chance de vous faire aimer en vous comportant mal, qu’en cherchant à vous sortir des méandres calamiteuses de la vermine et du péché. La logique de la vertu s’est effondrée sous le poids de la logique du péché. Les errements enchantent plus que la marche rectiligne. La soif de posséder et de se complaire dans la vacuité des approbations éphémères est telle, que l’eau plate que distille la transcendance est d’un goût amer pour la plupart. Les médias promeuvent la bêtise, habillée de voile libertaire, et les fondements de la tradition et de l’éducation sont brisés. Dès lors, la stabilité de nos familles, de nos enfants et de nos vies est ébranlée, au point de ne donner répit à personne.
C’est dans ce tumulte orageux, que nous devons sans cesse nous battre ou surtout nous résigner et nous y complaire; de crainte d’attirer sur nous, les foudres populistes des censeurs qui, se croyant bienséants, s’activent toujours plus vite pour faire descendre sur les malappris bien-pensants, l’avalanche d’insultes et de quolibets qui sont le nid de leurs pensées.
Nous vivons dans un monde terrible où même « Dieu » n’a plus son sens, sinon celui biaisé de nombre de soi-disant érudits qui vendent des chimères à tout va. « Dieu », l’unique, qui parle à nos cœurs, semble lui aussi crier dans un désert envahi de cactus d’immoralité et de légèreté, jonché d’immondices de desseins éphémères.
Nous courons vers les satisfactions immédiates, les cris d’alarmes ne nous font guère réfléchir. Nous sommes aveuglés par la consommation immédiate de nos désirs, sachant bien qu’aussitôt assouvis, ces désirs nous en deviennent inutiles, voire regrettables.
Jusqu’à quand devrions-nous nous enfoncer dans les bois obscurs et sombres de la la vilenie, infestés d’égarement et de perdition? Jusqu’à quand?
Les cœurs des justes s’émeuvent et soupirent, s’attristent et sanglotent, quand autour d’eux ils doivent regarder les leurs courir vers les enfers pavés oh Dieu de bons sentiments. Aux justes il faut le courage de résister aux tentations du monde, et la force de garder vivante en eux, la lumière du bon sens et de la justice, de l’amour et de la paix. Aux justes, il leur faut être solidaires pour impacter leurs environnements et, intervient un autre combat, celui contre l’orgueil. C’est là en effet que les bénéfices de la privation sont d’un grand secours. Lorsque vous avez réussi à vaincre l’envie et le désir dans des situations complexes, vous êtes forgés pour la lutte contre l’orgueil.
C’est donc pour nous préparer à des combats contre nous mêmes et le monde, que le carême est institué dans plusieurs pratiques religieuses. C’est d’ailleurs pour cela que dès que vous vous y consacrez, les tentations sont plus grandes et encore plus féroces.
<< […] nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres […] >> Éphésiens Chapitre 6.
Lovejoyce
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