N’est-il pas temps de changer?

Je voudrais être assis sur une plage, une longue chaise et un cocktail, seul devant la nuit qui tombe, un soleil rouge qui finit sa course à l’occident. Ne plus penser à tous mes tourments, sentir les vagues venir à intervalles réguliers caresser mes pieds, et faire le vide dans ma tête. Pour une fois.

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Je pense souvent à cette image, avec un drôle de sentiment de devoir aller à la retraite. M’éloigner de ces tensions quotidiennes qui font le lit de mes journées et souffler, oublier, changer.

Mais ce n’est qu’un rêve. Oui je sais bien que cette image idyllique est un rêve. Le seul endroit où je suis allongé c’est dans un lit, affalé dans ma vie comme dans un canapé, avec l’ennui qui me murmure plein de choses inimaginables à l’oreille.

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C’est peut-être ça l’âge adulte. Et l’âge adulte dans un pays à l’indépendance bancale, où les efforts finissent toujours par ne pas payer. C’est l’Afrique. Celle qui appartient à l’Europe. Celle où les dirigeants ont beau se démener, ils finissent corrompus, corrupteurs et mal aimés ; celle où les acteurs politiques finissent à l’évidence par se rendre compte de leurs incapacités, et se résignent à se laisser corrompre, à corrompre et à décevoir. #ChefDeFile 

Lorsque l’indépendance est autant de façade, que la souveraineté est un mot pieux qui fait joli sur les duplicatas des constitutions européennes qui nous servent de loi fondamentale, il est en effet difficile de gouverner et de bien gouverner. Pire, il devient impossible de gouverner dès lors que l’on décide de s’attaquer à la main noire qui nous retient captifs. #Gbagbo. Le drame en plus de notre situation, est de se rendre compte qu’en réalité tout tourne autour de la politique, que notre vie sociale, commune,… est mue constamment par des défis politiques, qui ne sont en réalité que des leurres qui nous éloignent des vraies priorités : une véritable indépendance et le bien-être pour tous.

Il apparaît même aberrant pour la plupart de nous, d’entendre ces discours vindicatifs anti-colons et réclamant la liberté réelle de l’Afrique. La faute à qui ? La faute à l’histoire et à l’abandon de nos personnalités propres, éduqués, que dis-je ? moulés que nous sommes dans un mélimélo de cultures importées et de mensonges sur nos vraies cultures. Nous sommes formatés à n’avoir de perspective en toutes circonstances, que celle de l’occident. Dans nos ADN il est écrit désormais que la modernité c’est eux, la vérité c’est eux et nous nous devons faire comme eux, et tout faire pour arriver à être comme eux en toutes situations. Tout ce qui est « nous » est faux et est du diable. Nos coutumes, nos traditions, nos peaux noires…


Aujourd’hui je suis las de croire que l’homme africain peut arriver à voir le bout du tunnel. Ce tunnel est depuis notre réalité. Nous ne croyons plus rien de notre passé. Nos pays sont des dessins décidés par l’occident. On s’y plait. L’histoire du Togo commence un 5 Juillet 1884 : le jour où un explorateur allemand, Gustav NACHTIGAL, vint signer un traité de « PROTECTORAT » avec le chef d’un village non loin de la côte. Avions-nous lancé une bouteille à la mer disant « Au secours, venez nous protéger » ? Et ceci est pareil pour la plupart de nos pays africains.

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Depuis toutes ces années nous avons tout abandonné de nos traditions, de notre histoire, pour nous abreuver de la version française (européenne) et tout orienter sur la France (l’Europe). Mais oui, l’Afrique appartient à l’Europe. Cela est une vérité indiscutable, il nous faut nous débarrasser de ce lien ombilical, qui ne saurait même être déguisé en partenariat soit dit gagnant-gagnant. La Parenthèse Zinsou c’est de l’affirmer en s’en amusant et venir après, de façon flagrante l’assumer, en prétendant à la magistrature suprême du Bénin.

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Tous comptes faits, cela reste une vérité. Notre affranchissement de la métropole ne se fera pas de façon aisée. Nos classes dirigeantes ont tellement d’intérêts en jeu, et même cette métropole a trop à perdre pour que cela soit facile. Lorsque des gouvernants félicitent et récompensent des frères ayant émergé en occident, croyez-moi le message est clair surtout quand des méritants sur place ont des traitements diamétralement opposés… Lorsque des gens de la diaspora sont préférés aux locaux dans tous les domaines, lorsque des entreprises locales qui paient les impôts sont exclues des contrats intéressants au profit d’entreprises souvent fumeuses, venues de l’étranger, la reconquête de notre indépendance est vouée aux échecs avant même d’avoir commencé. Nous pourrions en parler pendant des heures, encore et encore, les exemples sont légion.

L’acculturation de l’Afrique est le vrai drame de notre continent. Les prismes dans lesquels nous envisageons toutes nos solutions à nos problèmes sont tronqués. Pire c’est l’Europe qui, au mépris de tout bon sens commun, oriente ces prismes pour continuer à faire de l’Afrique, non seulement un grenier de ressources, mais en plus, un exutoire de tous leurs superflus.


Je regarde désormais l’avenir avec crainte. Le mien et celui de mes enfants – plaise à Dieu de faire en sorte que d’ici peu on trouve des solutions – l’avenir du continent. On peut croire que l’information et la communication réalistes peuvent aider les gouvernements qui font face à de vrais défis sociaux. Mais attention, dans certains cercles on ne refuse pas le formatage.  Ou vous faites partie du système, ou vous en êtes loin. Beaucoup finissent par s’y résoudre, et au diable les bonnes intentions. Avec toutes les sollicitations qu’il y a, tous ces gens qui de toutes façons vous en voudront, pourquoi ne pas tirer son épingle du jeu ? Pour ma part, cette vie c’est un jeu, où toutes les épingles sont ensemble, à tenter de creuser jusqu’à trouver l’issue utile à tous. Nous ne vivons pas ensemble pour que juste certains s’en tirent au détriment d’autres. Cela n’est pas ma conviction.

Je crois toujours qu’il faut un vrai grand réveil et je ferai de mon mieux pour en parler et l’appeler de mes vœux. Ce que je fais ici. La lutte est complexe. Les détracteurs nombreux. Mais la réalité est la même pour nous tous. Tant que nous ne sommes pas capables réellement et définitivement, de nous isoler et vivre loin des gens, nous sommes condamnés à agir ensemble pour le bien de nous tous.

Il y a encore de rares personnes pour lesquelles l’accomplissement personnel n’est pas tout, mais pour qui l’accomplissement de tous est un devoir.

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Je voudrais être assis sur une plage, un cocktail et un chaise longue, une nuit de pleine lune, dont le reflet fait scintiller la mer, et ces vagues dans leur mouvement interminable, comme pour dire, que quel que soit la force et la persévérance qu’on y met on finit toujours par échouer sur le sable. Les indépendances fantoches, vieilles de plus de cinquante ans n’ont donné aucune autonomie, sinon celle de se partager des richesses entre élites pendant que la majorité des gens croupit dans la misère.

Mais vais-je finir cet article sur une note défaitiste? penser que nous ne sommes pas encore prêts et que chacun doit se battre pour ses objectifs personnels d’abord? NON! je préfère vous laisser sur cette pensée de Nicolas Machiavel:quote-le-temps-n-attend-pas-la-bonte-est-impuissante-la-fortune-inconstante-et-la-mechancete-nicolas-machiavel-145902

Merci. Heureux d’être de retour ici!

Absit reverentia vero 1


1- « Absit reverentia vero » : ne craignons pas de dire la vérité (locution latine)

Au nom de la Vérité!

Bonjour-Bonsoir-Geneve

Laissez-moi ouvrir ce billet par ces quelques citations qui sont meilleurs reflets de ce que je m’en vais vous dire en ce 11 Février 2015.

« Les vérités qu’on aime le moins à entendre sont souvent celles qu’il importe le plus de savoir.« 

Jean-Baptiste Massillon (1742)

« Annoncer des vérités, proposer quelque chose d’utile aux hommes, c’est une recette sûre pour être persécuté.« 

Voltaire (1738)

« La vérité est comme le soleil : une éclipse peut l’obscurcir, mais elle ne saurait l’éteindre.« 

Stanislas Leszczynsky  (1764)


Le paradoxe de la vérité

Toute vérité n’est pas bonne à dire. Même s’il est dit aussi, que nous devrions connaître la vérité afin qu’elle nous affranchisse (Jean 8,32), dans la vie de tous les jours la vérité n’a pas toujours bonne presse. Lorsque les esprits qui doivent l’accepter, sont fermés pour causes de frustration, de déception et de ras-le-bol, vous aurez beau l’asséner cette vérité, elle ne les pénétrera pas. Et pourtant ces esprits l’entendent, en voient l’objectivité, en constatent le réalisme, mais la colère et leur « fermétude1» sont telles, que cette vérité leur est juste difficile à admettre.

Le Togo n’échappe pas, force est de le constater, à cette ambiance normale des sociétés humaines, ambiance toute aussi vieille que le monde. C’est d’ailleurs en cela, que la mission de certains, de transcender ces difficultés d’acceptation de la vérité, afin de continuer à la diffuser, est autant ardue. De tous temps, des hommes et des femmes ont accepté d’être parias, mis au ban de la société, pour continuer à dire la vérité : celle qui repose non seulement sur leurs réflexions, mais surtout  sur la logique et la réalité.

Aujourd’hui j’ai la prétention de faire partie de ces parias, et je l’assume cette prétention. Cela ne date pas d’aujourd’hui, ce sentiment que j’ai toujours eu, de devoir dire les choses telles qu’elles me semblent, au risque de heurter des sensibilités et d’en subir les conséquences.

Dans le tumulte des émotions il faut toujours un souffle d’objectivité pour tenter d’en apaiser la complexité.

Il n’y a certes, aucune gloire à être paria, aucun bonheur à se sentir exclu, rejeté ; mais le sens de la responsabilité impose un déni du confort personnel et exalte plutôt le sens du sacrifice. Seul le temps et souvent bien longtemps après, apporte une once de réconfort.

Et ce n’est pas Galilée qui me démentirait, ni les nombreux autres comme lui, tant célèbres qu’anonymes.

Paria-Margaux-Anquetil


Ma vérité du jour

La politique togolaise devient de plus en plus mon sujet de prédilection. L’époque s’y prête de toutes les façons, et le contexte actuel encore plus. A la veille des élections présidentielles dans notre pays, il est récurrent de tomber dans des discussions politiques où s’affrontent plus de frustrations que d’idées. 10ans après à la tête du Togo, la question de la légitimité de Faure GNASSINGBE est encore sur la table. Remarque : c’est le seul vrai argument de l’opposition et le seul ingrédient de leur lutte depuis 10ans; et même 15ans plus tôt, c’était la question de la légitimité d’Eyadema GNASSINGBE leur seul argument.

Qui va oser dire un jour la vérité que les successions héréditaires dans certains pays d’Afrique ne sont que les conséquences des situations politiques qui les ont précédées ?

Comment passez-vous vingt années voire plus, à déifier un chef d’Etat, à le rendre incontournable en toutes situations, à inventer des fables, des chansons et des hymnes à sa gloire pour espérer qu’à son décès au pouvoir, quelqu’un d’autre que son fils soit le plus légitime à le remplacer, surtout parce qu’à ce moment précis il s’avère le seul à garantir l’unité et la stabilité au sein même du pouvoir? Des exemples ? TOGO, GABON, RD CONGO et prochainement GUINÉE EQUATORIALE.

Et comme au Gabon et en Guinée Equatoriale, au Togo ce n’était pas comme si personne ne savait que c’est ce qui se préparait. Oui tout le monde savait.  Faure GNASSINGBE dès son retour des Etats-Unis avait été programmé pour succéder à son père et c’était un secret de polichinelle. Il a été préparé et impliqué dans la gestion du pays bien avant le décès de son père.Et donc tout le monde s’attendait un peu à le voir succéder à EYADEMA. Mais quand cela s’est passé et qu’il a fallu se joindre à l’indignation populaire l’amnésie est devenue collégiale.

FaureEyadema

L’idée n’est surtout pas de défendre ce genre de succession que tout bon sens réprouverait dans une république, sans dénier surtout le droit à quiconque, « fils de », de prétendre à la magistrature suprême.

L’idée est de dire que ce n’était en rien une surprise pour personne au Togo, et qu’en l’occurrence le traitement particulier fait à EYADEMA ne pouvait qu’aboutir à ce genre de situation. A la disparition d’un chef d’Etat, tel qu’EYADEMA l’a été, il faut avoir été désigné par lui et susciter l’adhésion naturelle de toutes les forces en présence au sein du pouvoir, pour lui succéder et garantir une certaine tranquillité à tous. La preuve de ce souci de stabilité est évidemment le quitus et les divers appuis donnés aussitôt par la communauté internationale au lendemain des élections d’Avril 2005, et ce malgré les irrégularités et les situations déplorables d’alors.

Dois-je rappeler qu’en politique il est courant d’être fils naturel ou supposé, d’illustres personnages pour se donner une certaine légitimité ? Quand Sarkozy se réclamait Gaulliste (De Gaulle), François Hollande de François Mitterand, H.K. BEDIE de Félix HOUPHOUET-BOIGNY et même Allasane OUATTARA qui le lui disputait ? Et quand Gilchrist Olympio fils de Sylvanus OLYMPIO voulut accéder au pouvoir, quand aujourd’hui Jean-Pierre FABRE et Alberto OLYMPIO lui disputent l’héritage politique de son père, quand Agbéyomé KODJO disait qu’il était lui, le dauphin naturel d’EYADEMA en lieu et place de Faure GNASSINGBE, quand Georges Walker BUSH arrivait au pouvoir avec l’appui et la bénédiction de son père Georges BUSH ex président des USA, et Nicolas MADURO au Venezuela qui clame haut et fort l’héritage d’Hugo CHAVEZ, et les frères CASTRO au CUBA, Bachar El Assad en Syrie… la liste est longue et elle se justifie par le nécessaire socle de légitimité que doivent se construire tous les prétendants à la direction des peuples.

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Le mérite de FAURE 

Après Avril 2005, le mérite du Président Faure GNASSINGBE est d’avoir activement cherché la pacification du climat politique au Togo. Il est d’ailleurs étonnant qu’on se refuse de lui admettre ce mérite si patent. Le choix d’Edem KODJO comme premier Ministre allait dans ce sens, celui d’ouvrir le jeu politique et ne pas l’enfermer sur son camp politique au risque de renforcer les clivages. La réussite de l’Accord Politique Global et le choix de Yawovi AGBOYIBO comme Premier Ministre pour l’organisation des législatives de 2007 étaient signes d’ouverture également. Mieux encore, le choix d’un non-politique en la personne de Gilbert HOUNGBO malgré la majorité à l’Assemblée Nationale qui était celle de son parti politique d’alors le RPT, était encore une marque de sa volonté d’apaisement du climat politique. D’ailleurs le Premier Ministre Arthème AHOOMEY-ZUNU actuel n’est-il pas issu des rangs de l’Opposition ? Et le Vice-Président du Parti au Pouvoir (UNIR)  Georges Aïdam ?

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Dans d’autres pays qui connaissent des situations similaires il est plutôt observé un renforcement des positionnements partisans. Cela n’est pas la méthode de Faure GNASSINGBE. La preuve de son ouverture politique est là.

 


oui il reste

Mais Oh que oui il reste des choses à faire. Énormément de choses à faire. Des avancements notables sont pourtant à relever mais l’aveuglement ambiant sur fond de frustrations certes légitimes, ne permet pas de porter ce regard réaliste sur le Togo d’aujourd’hui, en ayant en lumière celui où nous étions avant un certain 05 Février 2005.

Si je comprends bien ces frustrations parce que j’en partage les raisons comme tous les Togolais, je voudrais ne pas les exacerber en essayant de faire feu de tout bois pour alimenter une certaine colère qui ne réussira au final qu’à créer des situations regrettables. Je me focalise sur où nous allons et je nous exhorte à nous concentrer sur cela au lieu de nous distraire à ressasser les rengaines d’une opposition qui échoue déjà si bien à se construire une existence qui soit forte de propositions et d’actions concrètes pour le bien-être des togolais.

– Quand ils disent non à un troisième mandat de Faure GNASSINGBE, posons-leur la question : « alors un premier mandat pour qui ? » pour les voir se chamailler et se battre entre eux, et pour nous de comprendre que pour notre pays la barre est bien tenue même si la mer où nous voguons n’est pas paisible, que le chemin pour arriver à bon port est long, et de faire confiance à notre actuel capitaine qui s’en sort assez bien. Irruption de métaphores maritimes.

– Quand ils disent 50 ans d’une même famille politique c’est trop, demandons leur des comptes des 25ans ans de leur lutte depuis le 05 Octobre 1990 et de ce qu’ils ont fait les vingt-cinq ans d’avant. Ils font bel et bien partie de ceux (avec nos parents) qui ont encensé et élevé EYADEMA au rang de divinité en lui chantant des animations et en concédant tous les privilèges de l’actuelle classe dirigeante. Aujourd’hui il faut leur dire qu’a contrario c’est FAURE qui essaie de nettoyer ce passé complexe du Togo en soufflant un vent nouveau avec des pratiques nouvelles. Tout n’est certes pas rose, mais nous ne lui demanderons pas non plus de scier la branche sur laquelle il est assis et il nous importe plus d’avancer que de remuer sans cesse de vieux démons en nous alignant pour des combats qui ne sont pas les nôtres. Sachez-le: le changement c’est Faure qui l’incarne le mieux aujourd’hui, à l’inverse de ceux qui pourtant le réclament.

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Les attentes sont nombreuses

Nous devons, surtout en tant que citoyens, rester mobilisés pour le bien de notre patrie et réclamer que l’action de l’Etat soit sans cesse orientée vers le bien-être commun. Les défis qui attendent le Président sont si nombreux que nous devons l’encourager à s’y atteler, tout en gardant à l’esprit que certaines frustrations doivent être résorbées.

– S’éterniser au pouvoir ne doit pas devenir la règle : il faut limiter les mandats présidentiels. L’alternance est aussi un gage de stabilité dans une république et encore mieux en démocratie.

La méritocratie n’est pas facultative elle est obligatoire : Ce n’est que lorsque que les ressources compétentes seraient aux responsabilités que la machine fonctionnera le mieux ; d’ailleurs cela le Président Faure l’a compris et il n’hésite pas à importer des compétences de partout. Mais il reste un fort travail d’adéquation de ces compétences importées, et un vaste chantier d’implication d’une administration dépassée, aux pratiques révolues.

Rome ne s’est pas fait en un jour, on garde espoir.

La question de la punition doit finalement être posée : parce que rien ni même la paix politique, ne justifie que des responsabilités connues ne soient pas versées à la justice pour punition méritée, ne serait-ce que pour dissuader les éventuels contrevenants qui se verraient encouragés par le silence d’Etat.

Le défi du développement inclusif est incontournable : parce que les différentes couches vulnérables de la société voudraient pouvoir vivre dans un pays où leurs besoins primaires seraient satisfaits et c’est bien possible à moyen terme. Il faut mobiliser plus de forces, d’actions et de budgets.

La sensibilisation pour la mobilisation de tous les citoyens passe nécessairement par une bonne communication sur l’action de l’Etat : et ce n’est guère pour prêcher pour ma paroisse. Je suis communicant de métier et le reproche nous est souvent fait de vouloir communiquer pour tout et en tout, jusqu’à ce que le constat de l’utilité irrévocable d’une communication bien construite est fait, et des fois tard et le mal est assez profond…

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Je voudrais finir ce billet qui s’éternise d’ailleurs, en disant que la vérité n’est pas toujours de dire ce qui recueille l’assentiment du plus grand nombre. Il faut des fois dire ce qui fait mal à l’oreille d’autrui, qui bouscule ses sensibilités, mais qui pourtant doit être dit, pour créer un meilleur changement.

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1- « Fermétude » : état de ce qui est fermé (néologisme)

2- « Absit reverentia vero » : ne craignons pas de dire la vérité (locution latine)

Le Quinquennat de la Jeunesse!

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JE SUIS CHARLIE

Nous autres blogueurs, nous nous prenons bien souvent pour des journalistes. De ce que sans faire exprès, ou même si, nous racontons nos vies, les vies des autres, les vies autour de nous, sans être des espèces de griots, ou même si! Des griots 2.0 quand même! C’est dans nos postures rédactionnelles, que nous nous croyons bien souvent journalistes, d’un journalisme libéré, intrépide voire imprudent. Alors nous nous sentons proches, des journalistes réels, vrais, lesquels souvent, sont aux prises avec des risques métiers, que nous pourrions partager. L’impertinence qui frise l’insolence, n’étant pas si loin de nos écrits.

L’actualité #CharlieHebdo de ces derniers jours ne nous en donne que raison.

Oui, nous bloggeurs, nous sommes tous un peu Charlie, co-acteurs de la liberté d’expression, des fois excessive, des fois excellente. Si l’attentat de Charlie Hebdo est le résultat de la combinaison malheureuse d’excès et d’intolérance, il n’est en rien excusable de ce que la vie humaine est la plus précieuse des richesses et il n’appartient à aucun homme, d’ôter la vie de l’autre pour aucune raison. La comédie humaine se mue bien trop souvent en scènes regrettables comme celles-là, et ce qui est bien plus déplorable, c’est la justification divine que nous en trouvons.

Pauvre Dieu, de ce qu’il est invoqué à tort pour justifier la bêtise humaine.

Mais ce n’est pas l’objet de ce billet.


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2015

C’est l’année de tous les possibles. Comme toutes les années d’ailleurs. Et nos vœux circonstanciels sont, comme à chaque fois,  si empreints d’optimisme béat, que la réalité nous échappe toujours. Je n’en ferai donc pas. Santé Prospérité Amour Richesse et blablabla ne sont qu’évocations hypocrites de gens qui n’assument pas leur impuissance à la gestion du lendemain. Qui peut dire son assurance d’une année de santé de prospérité, d’amour ou de richesse ? Personne ! Bah alors ?

Laissons chaque jour nous offrir son présent. Si malheur il y a, qu’on l’assume, si bonheur il y a, qu’on l’assume également. L’erreur serait pourtant que cela soit compris comme un appel à l’inaction. Je voudrais dès lors, vous inviter à croire que l’action, la seule qui nous soit permise face à l’ignorance de nos lendemains, c’est de rendre grâces pour toutes choses, afin que Dieu, le seul dispensateur de biens nous donne ce qu’il prévoit pour chacun, dans son omniscience parfaite.


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ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES AU TOGO

En 2015, le Président de la République Togolaise, remettra son tablier au terme d’un second mandat. Il devra se représenter. Ou pas. En tout cas ! De ce que les débats interminables au sujet des réformes constitutionnelles, nous rabâchent les oreilles depuis un moment sur la rétroactivité ou non d’une loi sur la limitation du mandat présidentiel, il faut retenir que ces échéances seront décisives encore plus que d’habitude. A l’heure où je vous écris ces lignes, le flou sur la question des réformes est aussi dense que le brouillard de l’harmattan qui emplit le ciel de Lomé la capitale togolaise. Ce qui est néanmoins sûr, c’est que fatalement nous aurons des élections présidentielles cette année avec en lice :

Alberto Olympio qui se proclame déjà Président 2015

Jean-Pierre Fabre  candidat « unique » de l’opposition dont il est le leader « naturel »

Gerry Taama  candidat du NET sous réserve alors qu’a contrario il se positionne pour 2030.

Faure Gnassingbé qui ne s’est pas prononcé mais dont le parti vante déjà les atouts de « champion toutes catégories ».

D’autres sans doute voulant jouer avec quelques millions de francs CFA pour la campagne électorale. (Eric MC?)

L’objet de ce billet est de donner le sujet qui pour ma part , doit nécessairement faire autorité lors de cette campagne.

Et c’est la « Jeunesse ». Titre choisi donc à dessein : le quinquennat de la JeunesseRevue des options !


FAURE EST DÉSORMAIS OBLIGE

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Au crédit du Président sortant, deux précédents mandats, portés sur la Réconciliation Nationale et une Politique de Grands Travaux. Des sujets essentiels dont les résultats sont, sommes toutes, éloquents.

La Jeunesse,  plus importante partie de la population Togolaise, n’a pas tant que ça bénéficié d’un traitement exceptionnel, lequel aurait normalement commencé par l’existence d’un Ministère PLEIN,  pour s’occuper uniquement et exclusivement de cette thématique. Je ne mettrai pas en demeure les initiatives telles que le PROVONAT,  le FAIEJ et j’en passe. Non pas du tout. Il faut juste avouer que dans un Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, dirigé par la Directrice de Cabinet du Président, ce serait faux d’affirmer qu’il y ait eu concentration véritable et spécifique sur les thématiques de la jeunesse et une prise en compte régulière et assidue de leurs situations. Si la réconciliation est en bonne voie – sauf pour les éternels insatisfaits et excessifs-, que les grands travaux réalisés augurent d’un réveil économique qui peut en outre se baser sur une rigueur financière certaine ainsi que sur des réformes profondes de l’administration, il est temps aujourd’hui de construire un Togo pour cette Jeunesse en manque de repères et d’espoir.

Il faudra désormais poser la question de la Jeunesse, comme un chantier véritable, et inciter tous les acteurs et bonnes volontés à s’adonner totalement à la résolution de ces questions de plus en plus épineuses que sont : l’EDUCATION, la FORMATION et l’EMPLOI !

Le prochain quinquennat doit être celui de la Jeunesse togolaise, afin d’en régler profondément le souci et résorber le mal qui la ronge. Pour ce faire, le Président n’a de choix que de prendre des engagements plus forts concernant ce sujet et de lancer des programmes beaucoup plus ambitieux et réalistes, que porterait une personnalité forte et disponible, qui susciterait sans écueils l’adhésion totale de la Jeunesse Togolaise.

Il y a quelques mois j’aurais de suite pensé à Kako Nubukpo pour ce poste ! Mais là… je me réserve. Je dis ça, je ne dis rien. On en reparlera.


FABRE : L’HOMME AUX DEUX CŒURS

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Le cœur de Jean-Pierre Fabre semble battre à la fois pour et contre la Réforme Constitutionnelle. C’est désormais de notoriété publique. Il possède sans doute deux cœurs, l’un qui bat pour la mise en place d’une limitation de mandat, l’autre qui œuvre entièrement contre. Si la démocratie à la togolaise n’était pas aussi infectée de désirs nombrilistes, la question de la rétroactivité ne se poserait même pas. Voter la loi sans rétroactivité, c’est déjà voter la Loi, peu importe si elle profite à de futurs candidats, plus en situation dans 5, 10 ans et pas à ceux qui la votent aujourd’hui ; mais c’est aussi ouvrir une guerre de succession dans le camp du parti au pouvoir qui garantirait l’alternance de toutes les façons. #NéGnawoVaaMiaGbloin

Il semble juste que pour les politiciens Togolais, la Loi doit être taillée à chaque fois, pour ou contre quelqu’un. Et dans ces débats ou s’entredéchirent des intérêts subjectifs, l’intérêt supérieur de la Nation sombre, piétiné par ces ego qui n’ont de grandeur pas plus avancée que les bouts de nez de ces gens, tout aussi arc-boutés et accrochés à leurs places d’opposants « naturels ». chiche !

Le monsieur de Kodjoviakopé, Chef « naturel » donc de l’opposition, devra à un moment donné, tenir un discours de programme politique, en dehors des sempiternelles réclamations épuisées, qui sont le lot de ses prises de parole. Il devra faire l’effort [enfin] de parler à cette Jeunesse, qui espère l’alternance, non pour sourire d’avoir un nouveau président, mais pour que son quotidien à elle soit changé, et ses espoirs de vivre décemment dans son pays natal, ravivés.

Serait-ce trop demander ? Non ! Il ne s’agit pas de réclamer le pouvoir pour la forme. Il faut le réclamer pour l’utiliser à bon escient, et pour le prochain quinquennat, en faveur de la Jeunesse, si d’aventure il devient Président bien évidemment, après que son prédécesseur ait fait faire au pays un grand pas vers le développement. C’est bien d’ailleurs pour cela qu’on appelle ça « Pouvoir ». Donc Jean-Pi, si tu sais que tu ne peux pas, pardon laisse !


LE HOLD UP D’ALBERTO

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Il y a quand même un qui semble avoir compris. Un peu ! Ou qui se cherche si bien des soutiens, qu’il va puiser dans le vivier de la Jeunesse. Habitués des réseaux sociaux, vous n’avez pas manqué de voir des photos de jeunes, devenus influents sur la web-sphère togolaise, avec le chantre du #Gamesu. J’aurais voulu vous donner un avis sur son projet pour la Jeunesse Togolaise mais j’ai beaucoup de mal à lire son livre : Je prends le parti des togolais. L’innovaconte1 bancal de la première partie du bouquin m’exaspère au plus haut point! Et je me suis laissé convaincre que de ne pas lire cette première partie m’enlèverait de comprendre réellement sa posture politique. J’ai la faiblesse de croire que son engagement politique a quelque chose à voir avec son histoire personnelle et les défis qu’il y a rencontrés!

Souhaitez-moi du courage et que je m’y remette.

Ainsi donc l’Informaticien-Politicien a décidé de s’accoquiner avec tous les jeunes « existant » sur les réseaux sociaux et les journalistes et autres jeunes avides de changement. Il est large, sourire toujours au point, il offre son bouquin en veux-tu en voilà, et prend des photos genre candidat-accessible, photos qui se retrouvent sur les pages Facebook et Twitter, commentées à souhait bien entendu. D’aucuns semblent même honorés de ces occasions et se vantent de s’être faits dédicacer le bouquin par Alberto himself !

Si l’intérêt que portent les jeunes Togolais à Alberto Olympio, peut n’être sans doute que l’attrait de la nouveauté, j’ose espérer que son projet pour la jeunesse est assez ambitieux et novateur, des fois où son fantasme de se voir élire Président en 2015, serait par enchantement réalité.

De toutes les façons je rassemblerai mon courage à deux mains, je lirai son bouquin jusqu’à la lie fin et je vous dirai ce qu’il en est.


ET GERRY CHANGEA D’OBJECTIF

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Ce que j’aime chez mon ami Gerry Taama, c’est sans aucun doute son courage. C’est un Ex [??] officier des Forces Armées Togolaises, cela ne peut donc plus me surprendre. Disons tout de même, qu’il fait fort de rester dans les méandres politiques togolaises, après un échec aux législatives et des entrées et sorties retentissantes dans des alliances informes. La faiblesse de débutant? Bref!

S’il est bien le plus jeune leader de la classe politique togolaise, Président du NET (Nouvel Engagement Togolais), son engagement auprès de la jeunesse n’est pas si nette que ça au fond. J’ai déjà dit de lui qu’il est l’un des meilleurs contributeurs de la scène politique, même si visiblement son discours ne permet en rien de le positionner clairement, ni de susciter les adhésions populaires qui lui permettraient de grandir. Victime ou non d’un mauvais procès, c’est quand même lui le précurseur de la méthode Alberto : proche de la jeunesse, photo, parole ouverte, visite des électeurs à vélo, présence à des rencontres de jeunes pour jouer les intégrés etc. Il est candidat aux élections présidentielles de 2015, SOUS RESERVE de…. Nul ne sait encore.

A son dernier congrès où il fut désigné candidat pour 2015 , son objectif affirmé fut quand même dirigé en partie vers 2030, l’année où couleront le lait et le miel après que Faure Gnassingbé aurait mis en œuvre sa vision Togo 2030. Qui dit mieux ?

Faure Fait le Job et en 2030, Gerry Tamaa lui succède. N’y voyez aucune espèce de suspicion ou pire de confidence. Je ne suis dans le secret d’aucun dieu, encore moins un de Niamtougou. J’observe tout comme vous, et je bavarde de mon clavier.

A ce moment là, vous et moi de toutes façons ne serions plus si jeunes, et encore… si toujours présents!


 ERIC MC ?

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Non ça va Merci! Adja Mofo woan wou nam ntoh²

A bientôt!


1: Un innovaconte est un conte de fée inventé pour transformer de la merde, en innovation du siècle! Copyright Kelly Adedziha

2: Ce ringard me tue (traduit du mina langue parlée au Togo)

Massa & Meriba

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Je suis né sous Eyadema Gnassingbé ! À mes 25 ans Faure Gnassingbé devint président. A la suite de son Père. Si des situations de ce genre et d’autres similaires, ou toutes celles qui en découlent, peuvent être assez frustrantes et soulever des haut-le-cœur, elles ne suffisent pas toujours à justifier le désordre populiste et les débordements de haine et de colère.

Pourquoi ? Je vous le dirai dans les lignes qui suivent.


Il y a quelques jours, la révolte des populations burkinabé contre la modification de l’article 37 de leur Constitution, a débouché, sur l’éviction du désormais Ex-Président Blaise Compaoré. A la suite d’un cafouillage qui reste d’ailleurs à dissiper, ils s’y attèlent !

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Vous savez, l’expansion des réseaux sociaux a fondamentalement bouleversé certaines fonctions : celles de journalistes, de commentateurs politiques et d’experts en tous genre, bien suffisamment. Je dis ça, j’en fais évidemment partie et je ne m’en cache pas. Il est donc usuel de nos jours, d’assister à différentes prises de positions qui enchantent la « liberté d’expression » sans forcément aboutir sur une bonne et juste appréciation des choses. Chacun ayant la parole et cherchant à se construire un profil séduisant, on s’adonne à des postures qui frisent la gymnastique contorsionniste! Mais non, on ne s’attardera pas sur ces inventeurs d’images publiques qui défient les experts en gestion d’image ! Chapeau les artistes !

C’est donc ainsi que beaucoup ont ignoré (exprès ?) le véritable rôle joué par l’armée dans le départ de Blaise Compaoré en s’épanchant uniquement sur une certaine vertu de la révolte populaire.

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J’ai dénoncé à l’époque, (enfin y a deux semaines), les violences et les saccages, les casses et les destructions de biens publics et privés, les pillages et les incendies ! Mal m’en prit !

Des profils que je croyais pourtant bien avisés, ont laissé toute jugeote, pour encourager ces débordements nocifs au nom du ras-le-bol et de la persévérante « démocratie ». Persévérante oui elle l’est, pour continuer à porter les idéaux des populations malgré tout ce qui se fait en son nom.

Ces profils s’en sont ensuite pris à moi, parce que je ne participais pas à l’euphorie générale et que j’étais là à « casser l’ambiance » en appelant au calme et à une prise en compte plus responsable de la situation.

Avais-je raison ? Oui et non !


Oui parce que ces destructions créent à n’en point douter des drames individuels et collectifs qui ne seront jamais résolus ou presque, et que nous devrions penser à agir comme des êtres humains dotés de pensée et de réflexion et de sens de la responsabilité.

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Non parce que bien-sûr, quand les peuples souffrent et contestent une situation depuis assez longtemps, on peut comprendre leur insurrection qui n’est souvent que la juste rétribution face à l’immobilisme et à l’oppression.


Cet immobilisme-là semble d’ailleurs exister dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Togo ! On n’est donc pas surpris par les différents appels, ouverts ou déguisés, des uns et des autres à une réplication de la révolte burkinabé au Togo. Mais une fois encore je dis NON !

J’accepte de passer pour celui qui est malade, qui a vendu son âme et qui s’oppose au changement, si mon combat est de dire haut et comme bon me semble, que la violence n’est solution à rien. Je fustige cet immobilisme qui bloque l’ascenseur social dans notre pays et qui nous a longtemps sacrifiés à l’autel du parti unique et d’une politique inique qui ne laisse de chances qu’à une minorité. Mais je suis pour une solution négociée. Je dénonce donc tout appel au trouble de l’ordre public, fut-ce-t-il pour réclamer une juste modification de la Constitution et une honnête limitation des mandats présidentiels.

La démocratie réelle que nous appelons de nos vœux nous impose le respect des choix partisans et l’acceptation des différences.


Croyez-le ou non, puisque vous vous laissez si facilement embourber par vos propres convictions et perceptions, il y a au moins 40% de la population Togolaise qui soutient le président Faure GNASSINGBE et j’en fais partie. Tournez les différents résultats des élections passées dans tous les sens, avec ou sans fraude, 40% est un chiffre juste. Et ils n’ont pas à craindre l’exclusion et la chasse à l’homme aux matins d’une alternance politique. Il faut donc intégrer la paix et le calme dans nos propos, accepter l’histoire de notre pays et inclure tous les togolais dans nos choix politiques. Cela est valable pour chaque camp! Par ailleurs, j’estime néanmoins,que n’étant pas dans un royaume, toute succession héréditaire à la tête du pays est à proscrire même si aucun trait de la Constitution n’empêche le fils d’un ancien président de briguer la magistrature suprême ! D’ailleurs il y en a un qui nous a légué ses fils, neveux et gendre dont on a que faire en réalité.

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Revenant au Président Faure, ses résultats sont d’une telle éloquence et l’offre adverse d’une telle médiocrité, que je préfère de loin lui renouveler mon vote que de risquer une alternance improductive. Ceux qui exigent cette alternance « obligatoire » pensent-ils au peuple réellement, où se positionnent-ils aussi pour accéder aux responsabilités juste dans le but de s’assurer des lendemains meilleurs ? Pourquoi peinent-ils tant à s’entendre si les intérêts particuliers ne sont pas en jeu ?


Notre conception de la politique est devenue si empestée de mauvais choix, que la fonction de Chef d’Etat est galvaudée, méprisée.

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Les opposants dénonciateurs systématiques se cherchent un chef, un candidat, tandis qu’en face, celui que vous accusez de tout et que vous affublez de tous les noms d’oiseau, fait amende honorable pour tout le poids que représente son nom, son histoire, sa famille politique controversée à raison, et s’exécute chaque jour dans une gouvernance axée sur les réformes et le redressement économique à fort impact social.

On dira ce qu’on voudra de lui, mais son travail en dix ans impose le respect. Et s’il doit passer le tablier et les insignes de sa charge à quelqu’un, que l’on se rassure véritablement que celui-là soit capable d’en assumer les responsabilités et de conduire le pays dans cette marche inexorable vers l’émergence qu’il a entamée. Et comme on cherche en vain du côté de l’opposition sans trouver que des aventuriers et des candidats peu scrupuleux et pas rassembleurs, fermons les yeux sur nos passés douloureux tout en les gardant en mémoire pour les éviter désormais, et focalisons nous sur notre avenir en construction.


Le jeu politique est d’une telle complexité que nos cerveaux réduits à 140 caractères ne peuvent toujours appréhender. Il nous faut garder à l’esprit pourtant que si nous distillons des incitations à la violence et des appels à la destruction, cédant à l’euphorie générale ou pour nous conformer à l’ambiance qui prévaut, nous induisons ceux qui nous lisent en erreur. Ceux qui sont à l’étranger et qui jouissent d’un mode de vie différent sont les plus prompts à dénoncer, insulter, inciter, mais seuls ceux qui sont dans le pays seront directement et le plus comptables des dégâts et des pertes.

Vous avez encouragé l’Egypte la Tunisie, la Libye, la Syrie et récemment le Burkina, hier le Tchad ! Que dites-vous de ces cas aujourd’hui où ces populations que vous avez poussées à la destruction sont face à leurs vies et à l’utile redressement de leurs Etats ! La Libye est divisée, la Syrie compte chaque jour des morts, le Burkina cherche désespérément un Chef Etat et des calculs n’intégrant pas les populations se font, le pays se partage entre quelques-uns : Zida, la société dite civile et l’opposition, tandis que les employés de l’Hôtel Azalaï, saccagé sont au chômage face à leurs familles !

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Et vous ? Oui vous tous de par le monde, commentateurs et défenseurs des libertés de salon, ceux qui prestes à s’indigner et absents à affronter les vraies réalités, vous tous manipulateurs des consciences, qui aux noms vertueux de la Démocratie, de la liberté d’expression et autres étendards prestigieux, êtes là à promouvoir le refus des solutions consensuelles et à encourager la révolte? Oui que faites-vous à part garder votre train de vie quotidien, sans le moindre remords?

Lorsque vous répandez vos doux venins, sachez que cela prend du temps de renaître des cendres des incendies! La non-violence est un concept difficile certes, mais qui avec Martin Luther King Jr et Mahatma Gandhi a fait ses preuves! De grâce, désormais, cherchez l’inspiration là où elle est profitable à tous! 

Cordialement !

Massa &Meriba. Exode 17 ;7.

La Pantomime des Bleus

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Les donneurs de leçons ne sont pas les bons faiseurs. Beaucoup sont à l’aise de dire aux autres, ce qu’il faut faire tout en se dispensant eux-mêmes de la même discipline. Il faut croire que la paille dans l’œil de l’autre est toujours nettement plus visible que la poutre dans leur propre œil. Je n’aurai, Dieu merci, pas besoin de vous dire toutes les leçons que la France donne aux pays Africains dans presque tous les domaines. J’éviterai aussi de dénoncer comment leurs concepts propres à eux, nous ont été imposés comme modèles en Afrique à travers la colonisation, celle-ci n’étant d’ailleurs pas aussi dramatique que l’illustre Shoah dont on en parle tellement chaque fois que cela devient ridicule. Remarque, dès que vous critiquez ce crime par excellence, vous êtes taxés de tout, accusés de tout, condamnés de tout. Mea maxima culpa, bande d’ignares, vous qui suivez aveuglément ce mouvement pro-juif, qui ne produit in fine, que de la détestation légitime. Au concours des malheurs de l’histoire, croyez-moi le nègre l’emporte.

Mais bon ce n’est guère l’objet de mon irruption matinale sur vos écrans d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones!


Je me suis retenu de tomber dans le jeu de Trierweiller à la sortie de son « livre » ! Merci pour ce Moment! Encore faut-il se demander si on doit se permettre d’appeler cela « un livre ». J’avais juste émis un tweet, alors symptomatique de ma réaction immédiate, donc non contenue :

La polémique normale qui a suivi la sortie de ce livre étant compréhensible, il faut pourtant être juste pour dire que la cabale des libraires contre ce livre ne devrait pas être adressée contre l’auteure de ce livre mais plutôt contre ceux qui viennent l’acheter. Croyez-moi j’aurais 20 euros que j’achèterais d’autres livres dans une librairie française. Mais ça c’est moi ! J’estime qu’il m’est plus préférable de nourrir mon esprit de réflexions sérieuses, sur des sujets sérieux, que de lire des cancans d’une bonne femme victime de ses propres turpitudes.

D’ailleurs les journalistes auraient lu ce, Ahem, « livre » à ma place, et en aurait diffusé les bonnes feuilles. Re-Ahem !

Si je reviens sur cette affaire ce matin, c’est l’information d’une relation amoureuse entre deux anciens ministres virés du gouvernement Valls (Arnaud Montebourg et Aurélie Filippeti), brocardée sur Paris-Match qui m’a sorti de mes gonds.

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Ils sont sérieux en France ? Ils ont fumé du cannabis ? Y aurait-il des pets hallucinogènes qui embaumeraient la France ?

Non mais que se passe-t-il ?

N’ont-ils tant rien à faire, que les politiques, les journalistes, les analystes divers et la population embarquée, s’embourbent dans ces débats inutiles, futiles, vides et sans intérêt ? Je me suis marré sur les escapades en scooter du Président dans un article précédent. Il a été suivi par Nicolas Sarkozy qui, répondant à un scooter par un scooter, a montré lui combien il était fidèle à sa femme ! Chiche!

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Mais après, « la sortie littéraire » de Valérie Trierweiller et la couverture de Paris-Match de Montebourg et Fillipeti, me font poser une question importante aux dirigeants africains francophones :

Messieurs, allez-vous continuer à prendre vos ordres de Paris ?

N’est-il pas temps de dénoncer ce lien nuisible en décriant cette évidente perte de moralité qui caractérise la politique française ?

Je ne parle pas encore de Thomas Thévenoud (ancien ministre viré après 9 jours d’activités) qui ne paie pas ses impôts, son loyer, ses amendes, parce qu’atteint, tenez-vous bien de « phobie administrative ». Non je ne vous rappelle ni les vices de Dominique Strauss-Kahn, les dénis pathétiques de Jérôme Cahuzac, ni ce sombre individu nommé Aquilino Morelle (ancien conseiller de Hollande), qui ce matin, évoque un drame africain auquel la France est liée, selon Paul KAGAME, pour justifier son limogeage de l’Elysée, victime lui aussi de ses propres bassesses! Non je vous en dispense!

Newly-named French junior minister for Foreign Trade, Tourism and French Nationals Abroad Thevenoud arrives at the Elysee Palace in Paris

Mais sérieusement, jusqu’à quand allons-nous regarder vers la France comme modèle, si celle-ci en apporte chaque jour les contradictions ? C’est cela le modèle que Jacques Attali défend à travers la Francophonie ? Au Togo on a failli nous envoyer un ambassadeur « voleur » de vin ! Souvenez-vous de l’ambassadeur sous Sarkozy qui mettait des photos à la Justin Bieber sur ses comptes sociaux !


Ce matin je ne vous retiens pas longtemps! Juste qu’il m’a semblé utile de vous parler de mon émoi face à cette France dont la croissance recule –allez-y comprendre- qui cherche à nous imposer son besoin de stabilité économique par l’entremise des ignobles APE, sur fond d’exploitation économique de l’espace francophone, conceptualisée par Jacques Attali.

Je crois que nos dirigeants (pas aussi nobles que cela admettons-le aussi), sont en droit aujourd’hui de dire à la France d’arrêter ses « conneries » et s’activer aussitôt à renforcer l’autonomie qui est la leur. Je sais que cela leur sera difficile parce que comme on dit chez moi : « podo lé gbin gbo ; égbin tchan lé podo gbo » [le ventre est lié aux fesses, les fesses aussi sont liées au ventre] ; ceci pour dire en fait, que la relation filiale entre la classe politique française et celle francophone, résulte d’un rapport équilibré tel que cela existe entre l’estomac et l’anus.

Vous comprenez donc pourquoi on y trouve d’avantage de « trous d’uc », que des champions de vertus. Oui ce matin je me lâche ! Cela suffit !

Indignez-vous ! Indignons-nous!#StephaneHesselVoice

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Moi, inconnu de citoyen Togolais, je n’ai plus aucun respect pour cette classe politique française, qui démontre chaque jour son incompétence et son immoralité ! Sans doute, il y a parmi eux, des personnalités plus vertueuses, mais si ce sont ceux-là, ces malotrus qui foulent au pied la bonne morale qui émergent, c’est la juste preuve de l’inconséquence de ces hommes et femmes politiques vertueux, incapables de faire triompher la vraie morale. Si la médiocrité prend autant et toujours désormais, le pas sur la vertu, comment espérerions-nous régler les problèmes de notre siècle ?

Je suis devenu végétarien pour espérer élever mon âme, je vous en parlerai une autre fois. Je ne suis pas loin de devenir un ermite et m’éloigner des inconstances du siècle présent, à la recherche d’une paix intérieure que je crois mériter.

Et l’autre Barack OBAMA qui entre en guerre contre l’Etat islamique qu’il soutenait avant contre Bachar El Assad en Syrie.

Vous avez dit inconstance ? Servez-vous !

Mon petit édito de ce matin !

Cordialement !

De la lumière vers la lumière

Le Blog, la Couronne et l’Argent!

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Ce titre donne à ce billet un air de conte, une fable qui vous ferait évader, le temps de cette lecture. Après des articles trop « sérieux », oui bien-sûr je voudrais vous emmener dans une escapade plus légère. Mais je n’y peux rien ! J’ai perdu ce feeling léger qui me faisait rire tout le temps de tout, et de rien.

J’ai grandi ! Pour faire court !

J’avoue que de passer de jeune, à adulte a été un moment douloureux ! Avant, je voyais tout en opportunité. L’insouciance au cœur de mes pensées me permettait de voir la vie en couleurs. Tellement coloré dans mon imagination, je vivais des instants presque psychédéliques, j’avais peur de rien, honte de rien et j’avançais comme si j’avais toute la vie devant moi; et je faisais des erreurs sans m’en attrister.

Puis un jour, je suis sorti de ma bulle. J’ai contemplé les choses autour de moi et j’ai vu tout en blanc et noir. Le pavé mosaïque, disent les « Frères ». Depuis, je vois tout en responsabilité. Oui ce genre de vie où tout est carré, où tout doit être utile à quelque chose et non futile, où l’on se rend compte que la vie peut être courte, d’où l’idée forte et prégnante que son accomplissement est une nécessité. Comment bien accomplir sa vie, fera un jour, l’objet d’un autre article où je pourrais vous expliquer en long et en large, combien souvent l’accomplissement de notre vie est tout autre chose que ce que nous croyons, ce que nous enseignent les diktats du siècle présent.

Alors, le blog, la couronne et l’argent ! Ceci n’est pas une fable. C’est la réalité, celle de cette semaine dans ce petit coin d’Afrique qu’on appelle le Togo, terre de nos aïeux, enfin les aïeux qui se rappellent encore de nous.



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Le BLOG :

Cette semaine Aphtal Cayamaga Cissé, bloggeur invétéré de son état et ses associés invitent toute la communauté togolaise de bloggeurs à un BlogCamp ces 4-5-6-7 Septembre 2014. Où ? à Togoville. Je reconnais ici avoir critiqué le choix du lieu : Togoville. A 69km de la ville de Lomé, ce site me paraissait éloigné pour un premier rendez-vous des bloggeurs. A mon sens, il fallait fédérer à Lomé, où se trouvent la plupart, avant d’envisager pour la 3è ou 4è édition aller se rencontrer plus loin. J’avais des doutes en plus sur la qualité de la connectivité internet, utile au succès de ce genre de rendez-vous.

Toutefois, si tels des Gustav Nachtigal, nous bloggeurs, allons à la conquête du Togo en allant signer un traité de protectorat avec Mlappa je ne sais pas combien de Togoville, ça a du sens. On profitera pour faire du tourisme, et je conseille aux organisateurs de prévoir une visite de la forêt sacrée (oops faudra prendre la pirogue) et une rencontre avec la Grande Prêtresse de ladite forêt, laquelle, selon ce que j’aurais appris, raconte formidablement bien l’histoire du Togo et celle du fameux traité de protectorat avec les Allemands. Elle tient l’histoire en question de sa mère qui la tenait de sa grand-mère et celle-ci de l’arrière grand-mère voire de l’aieule, toutes grandes prêtresses officiant en la forêt. Mystères et Révélations en perspective ! Je sais les bloggeurs friands de ce genre d’informations pour nourrir leurs blogs.

A vos marques…


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La COURONNE :

Le raccourci des réseaux sociaux sur la qualité des élections Miss Togo Samedi dernier et la qualité des élections politiques au Togo, m’a fait sourire. C’est petit certes, mais c’est drôle ! Et ce ne sera pas l’élection au Patronat qui viendrait me démentir, celle, concédée il y a quelques années, à la Chambre de Commerce encore moins.

Bref au Togo, les élections vont et viennent avec chaque fois leur lot de revendications et de contestations. La vie d’une élection n’étant jamais un fleuve tranquille, nous togolais avons l’habitude de ces remous à la suite de nos élections. Les perdants, n’acceptant jamais leur défaite et les (toujours) gagnants qui ne font que difficilement la preuve de leur honnêteté. Quoiqu’il en soit, le Togo a élu Samedi, sa vingtième plus belle fille de l’année. Si la beauté est devenue, croyez mon goût en la matière, le dernier critère de sélection de ladite Miss, les incohérences de cette année soulèvent ici mon haut-le-cœur.

D’abord, laissez-moi féliciter le comité qui depuis 1994, affronte moult difficultés pour assurer chaque année ce grand événement qui est celui de Miss Togo. L’affaire n’est pas facile, quand on connaît les rouages des événements au pays, on peut imaginer combien la machine peut être difficilement maniable. Pourtant, sous la houlette de Monsieur Gaspar BAKA, lequel, peu importe les controverses, conduit d’une main ferme cet événement, avec l’appui indéfectible de M. Bernados KINVI Directeur Exécutif du Comité, et de Patrick Eklu Agbéko AMENDAH, devenu à force de volonté et d’engagement Monsieur Multi tâches du comité.

Ces gens, mesdames et messieurs, traversent le pays de long en large chaque année pour apporter la culture à nos populations (artistes divers, musiciens et humoristes). Ces gens, ont permis à nos sœurs de sortir de leurs réserves pour exprimer, valoriser et défendre leurs traditions et leurs individualités, avec en tête le challenge de remporter la mise finale, et de changer une existence des fois très banale. J’ai rencontré des Miss Togo qui m’ont séduit, dans le sens intellectuel du terme. Mes meilleures resteront Sandrine AGBOKPE et Edwige Madzé Grâce BADAKOU. C’est un choix que j’assume. Sandrine, pour son fort engagement pour la lutte contre le SIDA, qu’elle a porté avec son cœur et ses pommettes, Edwige, pour la fulgurance et la qualité de son parcours de Miss, qui aboutira en 2006 avec la Couronne de Miss Coupe du Monde.

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Sandrine Agbokpè                                     Edwige Badakou

20ans après, sachez-le, c’est une tranche de vie de notre nation qui s’est jouée sur ces podiums, avec les fortunes diverses que nous avons connues. C’est encore d’autres tranches de vies qui continueront à s’égrener avec ce concours, qui mérite d’être renouvelé et rénové, je ne nous voilerai pas la face. Ce n’est guère dans mes habitudes. C’est cet urgent besoin de reformatage du concours Miss Togo qui a scellé la dernière édition. Lorsque les contestations ont fusé de partout, permettant aux uns et aux autres de critiquer, les décors, le déroulement de la cérémonie, tout le corpus de l’événement, jusqu’à la cérémonie de remise de cadeaux, ce qu’il fallait en déduire, c’est qu’il est temps de refondre le projet entier, et d’en faire émerger quelque chose de plus fédérateur et de moderne. Les téléspectateurs de 1994 ont pris 20ans, entre temps beaucoup sont nés. Il faut maintenant adapter les sons de cloches aux nouvelles oreilles, et fournir un spectacle à hauteur des attentes. En 1994, tout le monde n’avait pas accès aux chaînes internationales ! Aujourd’hui rares sont ceux qui n’ont pas 5.000F pour payer la formule Access de Canal Plus Horizons.

Je n’en dirai pas plus. Regardez les incohérences et les malversations, des candidates, le niveau déplorable des filles qui viennent s’inscrire, et réinstallez un nouveau système d’exploitation. Excusez le langage informatique, je m’apprêtais à aller déjeuner avec un Geek en écrivant ce billet, du coup j’adapte mon vocabulaire.


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L’Argent :

S’il est ici question d’argent, ce n’est pas celui qui nous manque à tous, celui dont on rêve, et que nous souhaitons  voir remplir nos poches, pour nous offrir un doux répit dans cette dure existence.

Il est question de celui qui semble fuir nos recettes d’Etat. Cette fuite présumée, ayant fait recette auprès de nos camarades de l’ANC en manque désolant de stratèges et de conseillers intelligents, notre ami Jean-Pierre FABRE a souffert l’exercice pour lui pénible, d’une Conférence de Presse, pour nous annoncer que le Président Faure était coupable (une fois de plus) de forfaiture et de crimes aggravés. Devrons-nous bientôt écrire FAUREfaiture ? Parce qu’à force l’orthographe pourrrait changer ? Mais non ! Sous la plume de Delali Attiopou, vous lirez une analyse correcte et convenable de cette question de fuite de capitaux. Elle fait la pédagogie utile, à l’endroit de nos leaders de l’ANC, de cette thématique, en rappelant fort bien, l’exercice derrière ce genre de rapport, la vérité de ces chiffres, et surtout la bonne lecture à en faire.

Comme je l’ai dit sur Twitter, lisez-vous-mêmes et comprenez pourquoi j’aime cette fille : 

Je n’ajouterai pas de commentaire supplémentaire, à cette excellente démonstration, sinon pour dire combien je peux être anéanti devant une aussi flagrante preuve d’incompétence et d’incurabilité de ces faux-prophètes de la politique togolaise, qui n’ont pas honte de jouer pareilles comédies devant le peuple.

Je suis anéanti, quand je pense à tous ceux qui mettent leur confiance en ces gens.

Mais vous me direz encore que je n’ai pas raison…

Donc je me tais.

A bientôt.

2015: Démocratie , transcendance et traditions

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Beaucoup le savent déjà, et encore plus nombreux sont celles et ceux, qui feignent de ne pas le savoir, et qui pourtant, s’accommodent fort aisément de cette belle ignorance. Oui, cette formule de début, chère à Stephane De Groodt est très tendance, et ce n’est pas Vence Adzimahe qui me démentirait. 

Déjà un autre, me diriez-vous ? Lorsqu’on a bravé WORDPRESS, pour relooker son blog, on en garde une certaine adrénaline qui vous pousse à l’alimenter.Ce que donc, nous devrions savoir et arrêter d’ignorer, revenant à l’objet de mon insurrection dans votre journée d’aujourd’hui, c’est que la démocratie, devenue si chère à nos cœurs est une coquille aussi vide qu’un reste d’œuf de dinosaure, qui doit sans doute exister dans un musée.

Ce vocable, clamé et réclamé à cors et à cris dans le monde entier, fut jadis, dépositaire d’une noble mission : le service du Peuple. Ses inventeurs étaient soucieux du bien-être commun et avaient compris, que le pouvoir devait appartenir au Peuple qui l’exercerait – d’une manière ou d’une autre – pour son propre service. Ce fut un idéal, motivé alors, par le souci de construire une communauté égalitaire, qui préserverait à la fois, la liberté de chacun et la liberté de tous. Le vivre-ensemble était pour eux une nécessité, qui ne saurait s’exempter de l’exercice d’un pouvoir sain et noble, dépourvu de toute forme d’oppression. Il appartiendrait au Peuple, de se choisir ses règles de conduite et ses dirigeants, et à ceux-ci de ne point s’éloigner de leur mission de « service » du bien-être commun.

Hélas, ce fut sans compter avec la nature ambiguë du Pouvoir, son caractère auto-conservateur, et sa propension à la domination, et bien-sûr, sa faculté à se trouver les motivations et les justifications pour donner du sens à son fonctionnement.

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Des peuples se sont choisi des Rois, qui ont estimé ensuite que leur pouvoir était de droit divin, ils se sont choisi des Prêtres, qui après se sont eux-mêmes, substitués à Dieu, puis ils ont créé la redoutable caste des « Hommes politiques ». Ces derniers brandissent hardiment les termes de mission, service, vocation pour ne servir réellement que le pouvoir en soi, celui qui domine, qui exploite, qui se conserve. La démocratie est donc en fait cet oeuf duquel on attend l’éclosion d’un joli petit poussin mais qui ne donne que toujours un vilain petit canard – irruption d’une métaphore de basse-cour-.

Hélas encore, nous sommes nombreux à la réclamer, en Afrique surtout et plus exagérément depuis les années 90. Nous avons confiance en la forme primaire de la Démocratie : le gouvernement du Peuple par le Peuple et pour le Peuple, un masque en vrai, qui cache un gouvernement du Peuple par le Pouvoir et pour le Pouvoir. Pour nous, les « élections » nous permettent de choisir nous-mêmes ceux qui nous dirigent, sur la base de leurs promesses de nous servir et des arguments qu’ils ont ardemment utilisés à nous convaincre de cela. Les élections passées, l’exercice de cette autorité et de ce pouvoir confié à nos dirigeants élus, nous montre toujours autre chose, sans aucune exception.

Le piège avec la démocratie, est qu’elle a en face deux formes de vie sociale encore plus effrayantes : la Dictature et l’Anarchie.

En attendant, l’avènement d’une nouvelle forme d’organisation de nos sociétés, ce en quoi je ne crois guère, sauf si nous pourrions espérer qu’un jour nous puissions élire des dirigeants politiques réellement inspirés de Dieu, nobles, justes et droits – l’autre gageure – 2015 au Togo, nous apportera des élections présidentielles.

Le choix pour moi devra porter entre la transcendance et les traditions. J’avoue, transcendance et traditions, ça fait chic et sérieux et c’est sans doute le lot de toute élection. smiley-grand-sourire-audrey5220111030193140Mais parlons-en !

En 2015, mes bien-aimés lecteurs, nous serons face à un choix. Déterminant, impactant, inutile, nécessaire, ordinaire, peu importe ! C’est un rendez-vous fixé par la Constitution Togolaise en son Article 59 (Merci BIZITECH), un rendez-vous qui s’impose à l’exercice de notre ‘démocratie’ qui exige le renouvellement du mandat octroyé à nos dirigeants, le premier en l’occurrence.

Il est rare au Togo, ne nous voilons pas la face, que ce rendez-vous, soit des plus ordinaires.

Si ce n’est pas le lieu de parler de tous ceux-qui d’une manière ou d’une autre, manipulent les circonstances et les consciences pour troubler la période en question, je nous exhorte cependant, à considérer l’indispensable notion de ‘paix’ qui doit motiver nos actes et nos paroles. Au-dessus de tout attachement politique, partisan par essence, doit prévaloir l’attachement à la patrie qui doit transcender nos choix et transparaître de nos décisions.

Transcender, oui voilà, le mot est lâché. Que devons-nous transcender en 2015 ? Je vous le dis en deux paragraphes !

1- Transcender l’incompétence assumée de notre opposition politique qui peine à se construire une opinion commune, sur la base d’une vision commune, de la mise en moyens de stratégies communes, transcender les lacunes affirmées de ses candidats à la Présidence (FABRE – APEVON – ADJAMAGBO – AGBEYOME – OLYMPIO – BODJONA – TAAMA – OLYMPIO ?) et prendre le risque d’une alternance voulue ‘obligatoire’, au détriment des conséquences que cela peut porter. On ne fera pas de débat là-dessus !

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2- Transcender le procès fait à notre actuel Président du fait de son nom et de son héritage politique, de son appartenance ethnique, des griefs liés à l’administration qui l’a précédé parce que dirigée à l’époque par son Père, transcender les controverses de 2005 et tous les éléments à charge contre lui et ne considérer que son action et les preuves de sa gestion productive – n’ayons pas peur des mots- du pouvoir, au risque d’une continuité déterminante, également au détriment des conséquences que cela peut porter. On ne fera pas de débat là-dessus.

TogoPresident


Nos traditions électorales nous les connaissons: Deux choix de vote, opposition et parti au pouvoir ! Bien avant les élections l’opposition dénonce toujours une « machine à fraude » supposée ou avérée ? Je n’en sais rien. Mais nous observons toujours le schéma suivant, à force il est même devenu interminable :

ELECTIONS → PROCLAMATION DES RÉSULTATS → CONTESTATIONS → CRISES →  DIALOGUE → ELECTIONS

Ces traditions nous pouvons les respecter autant que celle de la « prise de la pierre » en pays Guin –c’est la période -, mais elles ne sont pas les traditions les plus redoutables.
Celles qui prédominent depuis la colonisation et nos indépendances de ‘papier’, sont ces traditions qui assurent au pays du Colon, l’exploitation de nos ressources par l’inféodation de nos autorités politiques quelles qu’elles soient. Pour nous, si nous ne le savions pas, maintenant nous le savons, elles sont les plus nocives, quand elles garantissent pourtant la qualité de vie qui prévaut dans le pays colonisateur, nourrie par des mécanismes tels les prochains APE (Accords de Partenariat Economique) au détriment de nos qualités de vie en Afrique.

Et même, qui sommes-nous, sinon juste des Africains pas plus que dignes de la Famine, du Sida et d’Ebola ?

La démocratie occidentale a besoin de se nourrir de la misère en Afrique. Elle n’a pas le choix ! Elle a l’obligation de garantir le Droit, la Liberté et la Justice en occident, fut-ce au prix de l’injustice, de l’oppression et de la pauvreté en Afrique et ailleurs.

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Bref ne nous fâchons pas avec ces sujets délicats qui révoltent plus d’un dont moi-même!

En 2015, nous ferons un choix. Qu’il soit motivé par notre intelligence et non nos émotions. Que dans ce choix, durant cette période, préséance soit donnée à la sauvegarde de la Patrie. N’attendons rien de notre classe politique. Elle est trop embourbée dans des calculs plus ou moins honnêtes, pour exaucer nos vœux d’un pouvoir et d’une autorité juste et sans taches.

Soumettons les circonstances de 2015 à l’Autorité Divine en faisant le pari que tout sera fait selon sa Sainte Volonté. Les procédés et les contingences peuvent nous paraître difficiles et inacceptables, jusqu’au moment où nous les regardons avec l’œil transcendant de Dieu.

providence  coucou Délali.

Voilà, en 2015 mes chers compatriotes, transcendons ! Ainsi soit-il !

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