Eyadema est il mort?

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Eyadema n’est pas mort.

Saurait-on mourir en vérité lorsque toute sa vie fut dessinée par des fables et légendes, aussi fantasques les unes que les autres ? Les grands hommes laissent toujours une empreinte dans le temps, en bien ou en mal. Il se raconte encore aujourd’hui, onze ans après sa mort, des histoires faramineuses sur Eyadema, devenu pour les raisons de l’enrôlement militaire « Etienne Eyadema », et pour de funestes raisons grimées d’un voile de quête d’authenticité « Eyadema Gnassingbé ».

Il n’est pas mort. On dit même que sa dépouille est maintenue en vie, momifiée, pour les mêmes raisons funestes qui ont déterminé le choix du patronyme « GNASSINGBE », lequel selon diverses sources signifie en Kabyè (langue de l’ethnie d’EYADEMA) : « on vous domine », « on règne sur vous » etc…


La fable est belle. Et peut-être sérieuse. Si l’histoire qui se raconte sur Eyadema et qui parle d’un nouveau-né découvert en brousse, dont la mère venait de mourir en couches, et qui recueilli, connaîtra de rocambolesques péripéties au point d’en arriver à être le maître incontesté de tout un pays pendant 38 ans , en effet oui, Eyadema ne saurait mourir. Il a échappé à la mort dès sa naissance. Le Chef de son village qui refusa de le faire mourir malgré les injonctions de tout le village le fit une seconde fois échapper à la mort. Enfant terrible, tout le monde s’écartait de lui dès qu’il approchait; et les exactions dites commises par lui dans sa jeunesse, peuvent sembler sortir d’un « manga ». Mais cela lui valut le nom « EYADEMA » qui en Kabyè signifie : « les gens sont finis (partis) ». Plus tard il fut envoyé à la guerre, baptisé « Etienne », avec l’espoir que jamais il ne revint. Une fois de plus il échappa à sa mort programmée.

Il retournera dans son village avec son moulin, payé de sa solde, et s’installera à son compte.


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Mais l’histoire finira une fois de plus par le rattraper. Appelé pour participer à un coup d’Etat et un assassinat politique en 1963, il finit par déjouer tous ses concurrents pour finir lui-même au perchoir quatre ans plus tard. Avril 1967.

C’est donc ainsi que commença pour Eyadema et le Togo, une longue histoire commune, douloureuse sans doute, qui durera 38 ans. Une histoire d’amour ? Aux débuts en effet, tout semblait parfait, les populations adoubaient et accueillaient chaleureusement cet OVNI politique qui, décomplexé, allait à la rencontre des gens et gouvernait en même temps d’une main de fer, intransigeante et terrifiante. La théâtralisation de son règne atteignit son paroxysme, lorsqu’après le crash de son avion à SARAKAWA, il fut dit « seul rescapé » d’un attentat et qu’il fit un retour triomphal jusqu’à Lomé, s’arrêtant à chaque ville, afin que les populations puissent voir et acclamer le miraculé.


D’ailleurs question : Pourquoi continue-t-on à rassembler les gens, tous habillés de blanc autour de SARAKAWA le 24 Janvier chaque année ? Mystère !

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Tout le règne d’Eyadema fut ainsi écrit d’histoires mystiques et secrètes, racontées sous le manteau, essaimées çà et là afin qu’à l’indication seule de son nom, crainte et respect soient de mise. Lui-même enchainait les histoires mystérieuses en donnant à son entourage de quoi fantasmer. Entre la possession d’un baobab et d’un lion fétiches, une maman sortie de nulle part qui fut vénérée en son temps, comme la mère du messie, des attentats manqués, des histoires fantastiques sur ses enfants et leurs supposés pouvoirs hérités de leur père, des accidents horribles dont ils sortent indemnes, du fait qu’il se raconte même qu’entre ses pairs présidents, sa force mystique était de notoriété publique, le bal du mystère EYADEMA est long. Très long.

Et le Togo reste empreint du passage de cet homme, chef d’Etat de 1967 à 2005.


Mais voilà, il fut déclaré mort le 05 Février 2005, lors de son évacuation pour un traitement médical, dans une baignoire remplie d’eau chaude selon les fables. Tous comptes faits il n’est plus de ce monde, et son retour à la vie serait sans doute le must du retour triomphal.

Les mystiques aussi grands soient-ils, finissent par mourir ; du moins physiquement. C’est de continuer à en parler, que les historiens en confirment le passage et l’impact, qui fait de ces gens des éternels vivants.

Eyadema n’est pas mort, et pourtant on a bel et bien fait ses obsèques et rendu les hommages mérités. Et pourtant son fils est devenu président à sa place et règne depuis 2005. Et pourtant la guerre de succession après lui a écarté pas mal de gens dont certains ont été faits prisonniers. Eyadema n’est pas mort, et pourtant plus personne ne fête le 13 janvier et le 23 Septembre, fêtes militaires où il aimait parader avec ses frères d’armes.

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Eyadema n’est pas mort, et ce n’est pas parce que son fils perpétue en sorte son règne, il n’est pas mort pour la seule et unique raison qu’il demeure dans nos esprits, et qu’il existe même des passéistes qui continuent de le regretter et de vivre comme en son temps, jouissant de privilèges intouchables.

Eyadema n’est pas mort parce que l’histoire du Togo ne se fera jamais, sans lui.


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Il demeure encore, parce que plane toujours sur nos têtes cette ombre, qui nous domine et nous empêche de changer d’époque. Il est vrai, j’ai des fois envie de croire que c’est ce vocable incantatoire qui asservit notre pays et nous empêche de lever la tête. J’ai de sérieux doutes sur l’innocence de cette phrase comme nom de famille. « On vous domine », « on règne sur vous » : GNASSINGBE. Si tant il est vrai que ce monsieur était un mystique avéré, friand de pouvoirs occultes, il ne peut avoir pris ce nom de famille par hasard, juste par souci d’authenticité ou d’esthétique subit. Mais alors, toute la fable s’emballe à nouveau et nous nous enfermerons dans des atermoiements improductifs qui ne détermineront pas de sortie de crise pour notre pays.

La volonté de son fils Faure de faire un président différent et moderne ne souffre d’aucun doute, il n’a d’ailleurs pas le choix. A ce niveau de pouvoir il est difficile d’exercer sous l’ombre de quelqu’un, encore moins de quelqu’un déclaré mort. Mais alors comment explique-t-on cette léthargie qui plombe l’action de l’Etat et ces compromissions régulières dont on se départit aussi difficilement ? le mot dynamisme n’est pas vraiment à l’ordre du jour de l’action du gouvernement, tout semble lent et lourd. Des hégémonies se créent dans les différents secteurs, du seul fait d’individus qui semblent plus portés sur leurs intérêts personnels, que sur le sens de la responsabilité et du service à la Nation.

Eyadema n’est pas mort, parce que normalement ce genre de comportement ne devrait continuer à avoir cours. Et pourtant ce n’est pas l’envie de faire bouger les lignes qui manquent à Faure. Mais le système est coriace. Eyadema, c’est un système. Et généralement on ne démonte pas un système en en changeant juste le couvercle. C’est en véritable tête robot autonome que Faure doit agir en démontant les pièces défectueuses l’une après l’autre. Et c’est bien ce qu’il fait. La liste est longue. Il lui faut être juste vigilant sur les pièces de rechange qu’il installe. Certaines sont défectueuses, avec un emballage moderne. C’est à n’y voir que du feu.


Finissons là, en disant qu’Eyadema était sans doute « une histoire de destin », que la mort peut emporter son corps, son histoire ne saurait quitter l’éternité. Qu’on l’aime ou pas, son impact sur l’histoire de notre pays est indiscutable. Les gens décident peu de leur parcours, des choix qu’ils font, des rencontres et des opportunités formidables sur le chemin de leurs vies. Eyadéma, à en croire l’histoire de sa vie, vraie ou fausse, a connu une existence exceptionnelle. Peut-être même à force, se croyait-il immortel? Il a fini par laisser la place, comme n’importe quel quidam, comme pour rappeler à tous que nul n’est éternel, que tout aussi bien que tout le monde, finit par trépasser.

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Les histoires mystérieuses continueront à germer sur la naissance, la vie et la mort d’Eyadema, pour le simple fait qu’il a marqué son passage. Que devrions nous retenir de lui et transmettre à nos enfants ? les fables ou la vérité ? Où se situe la limite réelle entre invention et réalité dans l’histoire de ce monsieur ? On peut décider de s’enrichir de son passage, en retenir les meilleurs aspects et avancer, autant que pour ses prédécesseurs et successeur, ou sinon continuer à tout décrire en noir et rester là à parler d’un homme qui est de toutes les façons définitivement mort, rassasié de jours et d’accomplissements.


Enfin, à moins qu’il resurgisse un beau matin en mode Retour Triomphal une fois de plus?

Repose en Paix Mandja! Pars et ne reviens pas!

😉

N’est-il pas temps de changer?

Je voudrais être assis sur une plage, une longue chaise et un cocktail, seul devant la nuit qui tombe, un soleil rouge qui finit sa course à l’occident. Ne plus penser à tous mes tourments, sentir les vagues venir à intervalles réguliers caresser mes pieds, et faire le vide dans ma tête. Pour une fois.

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Je pense souvent à cette image, avec un drôle de sentiment de devoir aller à la retraite. M’éloigner de ces tensions quotidiennes qui font le lit de mes journées et souffler, oublier, changer.

Mais ce n’est qu’un rêve. Oui je sais bien que cette image idyllique est un rêve. Le seul endroit où je suis allongé c’est dans un lit, affalé dans ma vie comme dans un canapé, avec l’ennui qui me murmure plein de choses inimaginables à l’oreille.

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C’est peut-être ça l’âge adulte. Et l’âge adulte dans un pays à l’indépendance bancale, où les efforts finissent toujours par ne pas payer. C’est l’Afrique. Celle qui appartient à l’Europe. Celle où les dirigeants ont beau se démener, ils finissent corrompus, corrupteurs et mal aimés ; celle où les acteurs politiques finissent à l’évidence par se rendre compte de leurs incapacités, et se résignent à se laisser corrompre, à corrompre et à décevoir. #ChefDeFile 

Lorsque l’indépendance est autant de façade, que la souveraineté est un mot pieux qui fait joli sur les duplicatas des constitutions européennes qui nous servent de loi fondamentale, il est en effet difficile de gouverner et de bien gouverner. Pire, il devient impossible de gouverner dès lors que l’on décide de s’attaquer à la main noire qui nous retient captifs. #Gbagbo. Le drame en plus de notre situation, est de se rendre compte qu’en réalité tout tourne autour de la politique, que notre vie sociale, commune,… est mue constamment par des défis politiques, qui ne sont en réalité que des leurres qui nous éloignent des vraies priorités : une véritable indépendance et le bien-être pour tous.

Il apparaît même aberrant pour la plupart de nous, d’entendre ces discours vindicatifs anti-colons et réclamant la liberté réelle de l’Afrique. La faute à qui ? La faute à l’histoire et à l’abandon de nos personnalités propres, éduqués, que dis-je ? moulés que nous sommes dans un mélimélo de cultures importées et de mensonges sur nos vraies cultures. Nous sommes formatés à n’avoir de perspective en toutes circonstances, que celle de l’occident. Dans nos ADN il est écrit désormais que la modernité c’est eux, la vérité c’est eux et nous nous devons faire comme eux, et tout faire pour arriver à être comme eux en toutes situations. Tout ce qui est « nous » est faux et est du diable. Nos coutumes, nos traditions, nos peaux noires…


Aujourd’hui je suis las de croire que l’homme africain peut arriver à voir le bout du tunnel. Ce tunnel est depuis notre réalité. Nous ne croyons plus rien de notre passé. Nos pays sont des dessins décidés par l’occident. On s’y plait. L’histoire du Togo commence un 5 Juillet 1884 : le jour où un explorateur allemand, Gustav NACHTIGAL, vint signer un traité de « PROTECTORAT » avec le chef d’un village non loin de la côte. Avions-nous lancé une bouteille à la mer disant « Au secours, venez nous protéger » ? Et ceci est pareil pour la plupart de nos pays africains.

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Depuis toutes ces années nous avons tout abandonné de nos traditions, de notre histoire, pour nous abreuver de la version française (européenne) et tout orienter sur la France (l’Europe). Mais oui, l’Afrique appartient à l’Europe. Cela est une vérité indiscutable, il nous faut nous débarrasser de ce lien ombilical, qui ne saurait même être déguisé en partenariat soit dit gagnant-gagnant. La Parenthèse Zinsou c’est de l’affirmer en s’en amusant et venir après, de façon flagrante l’assumer, en prétendant à la magistrature suprême du Bénin.

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Tous comptes faits, cela reste une vérité. Notre affranchissement de la métropole ne se fera pas de façon aisée. Nos classes dirigeantes ont tellement d’intérêts en jeu, et même cette métropole a trop à perdre pour que cela soit facile. Lorsque des gouvernants félicitent et récompensent des frères ayant émergé en occident, croyez-moi le message est clair surtout quand des méritants sur place ont des traitements diamétralement opposés… Lorsque des gens de la diaspora sont préférés aux locaux dans tous les domaines, lorsque des entreprises locales qui paient les impôts sont exclues des contrats intéressants au profit d’entreprises souvent fumeuses, venues de l’étranger, la reconquête de notre indépendance est vouée aux échecs avant même d’avoir commencé. Nous pourrions en parler pendant des heures, encore et encore, les exemples sont légion.

L’acculturation de l’Afrique est le vrai drame de notre continent. Les prismes dans lesquels nous envisageons toutes nos solutions à nos problèmes sont tronqués. Pire c’est l’Europe qui, au mépris de tout bon sens commun, oriente ces prismes pour continuer à faire de l’Afrique, non seulement un grenier de ressources, mais en plus, un exutoire de tous leurs superflus.


Je regarde désormais l’avenir avec crainte. Le mien et celui de mes enfants – plaise à Dieu de faire en sorte que d’ici peu on trouve des solutions – l’avenir du continent. On peut croire que l’information et la communication réalistes peuvent aider les gouvernements qui font face à de vrais défis sociaux. Mais attention, dans certains cercles on ne refuse pas le formatage.  Ou vous faites partie du système, ou vous en êtes loin. Beaucoup finissent par s’y résoudre, et au diable les bonnes intentions. Avec toutes les sollicitations qu’il y a, tous ces gens qui de toutes façons vous en voudront, pourquoi ne pas tirer son épingle du jeu ? Pour ma part, cette vie c’est un jeu, où toutes les épingles sont ensemble, à tenter de creuser jusqu’à trouver l’issue utile à tous. Nous ne vivons pas ensemble pour que juste certains s’en tirent au détriment d’autres. Cela n’est pas ma conviction.

Je crois toujours qu’il faut un vrai grand réveil et je ferai de mon mieux pour en parler et l’appeler de mes vœux. Ce que je fais ici. La lutte est complexe. Les détracteurs nombreux. Mais la réalité est la même pour nous tous. Tant que nous ne sommes pas capables réellement et définitivement, de nous isoler et vivre loin des gens, nous sommes condamnés à agir ensemble pour le bien de nous tous.

Il y a encore de rares personnes pour lesquelles l’accomplissement personnel n’est pas tout, mais pour qui l’accomplissement de tous est un devoir.

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Je voudrais être assis sur une plage, un cocktail et un chaise longue, une nuit de pleine lune, dont le reflet fait scintiller la mer, et ces vagues dans leur mouvement interminable, comme pour dire, que quel que soit la force et la persévérance qu’on y met on finit toujours par échouer sur le sable. Les indépendances fantoches, vieilles de plus de cinquante ans n’ont donné aucune autonomie, sinon celle de se partager des richesses entre élites pendant que la majorité des gens croupit dans la misère.

Mais vais-je finir cet article sur une note défaitiste? penser que nous ne sommes pas encore prêts et que chacun doit se battre pour ses objectifs personnels d’abord? NON! je préfère vous laisser sur cette pensée de Nicolas Machiavel:quote-le-temps-n-attend-pas-la-bonte-est-impuissante-la-fortune-inconstante-et-la-mechancete-nicolas-machiavel-145902

Merci. Heureux d’être de retour ici!

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1- « Absit reverentia vero » : ne craignons pas de dire la vérité (locution latine)

Pensées rapides

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Soupir: 😦
J’ai beau désespérer je suis obligé de tenir.
Dans le mouvement perfide de ces temps où la médiocrité et les écarts de comportement se disputent les esprits humains, il m’arrive de croire qu’un changement reste possible malgré tout.
Il m’arrive surtout de penser que pour avoir touché le fond il ne nous reste inexorablement qu’à remonter. Mais c’est sans compter avec ceux qui espèrent encore creuser et nous pousser tous ensemble dans un magma brûlant. Oui, ils sont plus nombreux à nous tirer vers le bas et très peu à nous élever.
Dans ce siècle où visiblement les pécheurs et les médiocres sont plus nombreux, vous avez plus de chance de vous faire aimer en vous comportant mal, qu’en cherchant à vous sortir des méandres calamiteuses de la vermine et du péché. La logique de la vertu s’est effondrée sous le poids de la logique du péché. Les errements enchantent plus que la marche rectiligne. La soif de posséder et de se complaire dans la vacuité des approbations éphémères est telle, que l’eau plate que distille la transcendance est d’un goût amer pour la plupart. Les médias promeuvent la bêtise, habillée de voile libertaire, et les fondements de la tradition et de l’éducation sont brisés. Dès lors, la stabilité de nos familles, de nos enfants et de nos vies est ébranlée, au point de ne donner répit à personne.
C’est dans ce tumulte orageux, que nous devons sans cesse nous battre ou surtout nous résigner et nous y complaire; de crainte d’attirer sur nous, les foudres populistes des censeurs qui, se croyant bienséants, s’activent toujours plus vite pour faire descendre sur les malappris bien-pensants, l’avalanche d’insultes et de quolibets qui sont le nid de leurs pensées.
Nous vivons dans un monde terrible où même « Dieu » n’a plus son sens, sinon celui biaisé de nombre de soi-disant érudits qui vendent des chimères à tout va. « Dieu », l’unique, qui parle à nos cœurs, semble lui aussi crier dans un désert envahi de cactus d’immoralité et de légèreté, jonché d’immondices de desseins éphémères.
Nous courons vers les satisfactions immédiates, les cris d’alarmes ne nous font guère réfléchir. Nous sommes aveuglés par la consommation immédiate de nos désirs, sachant bien qu’aussitôt assouvis, ces désirs nous en deviennent inutiles, voire regrettables.
Jusqu’à quand devrions-nous nous enfoncer dans les bois obscurs et sombres de la la vilenie, infestés d’égarement et de perdition? Jusqu’à quand?
Les cœurs des justes s’émeuvent et soupirent, s’attristent et sanglotent, quand autour d’eux ils doivent regarder les leurs courir vers les enfers pavés oh Dieu de bons sentiments. Aux justes il faut le courage de résister aux tentations du monde, et la force de garder vivante en eux, la lumière du bon sens et de la justice, de l’amour et de la paix. Aux justes, il leur faut être solidaires pour impacter leurs environnements et, intervient un autre combat, celui contre l’orgueil. C’est là en effet que les bénéfices de la privation sont d’un grand secours. Lorsque vous avez réussi à vaincre l’envie et le désir dans des situations complexes, vous êtes forgés pour la lutte contre l’orgueil.
C’est donc pour nous préparer à des combats contre nous mêmes et le monde, que le carême est institué dans plusieurs pratiques religieuses. C’est d’ailleurs pour cela que dès que vous vous y consacrez, les tentations sont plus grandes et encore plus féroces.
<< […] nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres […] >> Éphésiens Chapitre 6.
Lovejoyce
blogue-pensees-damour

Au nom de la Vérité!

Bonjour-Bonsoir-Geneve

Laissez-moi ouvrir ce billet par ces quelques citations qui sont meilleurs reflets de ce que je m’en vais vous dire en ce 11 Février 2015.

« Les vérités qu’on aime le moins à entendre sont souvent celles qu’il importe le plus de savoir.« 

Jean-Baptiste Massillon (1742)

« Annoncer des vérités, proposer quelque chose d’utile aux hommes, c’est une recette sûre pour être persécuté.« 

Voltaire (1738)

« La vérité est comme le soleil : une éclipse peut l’obscurcir, mais elle ne saurait l’éteindre.« 

Stanislas Leszczynsky  (1764)


Le paradoxe de la vérité

Toute vérité n’est pas bonne à dire. Même s’il est dit aussi, que nous devrions connaître la vérité afin qu’elle nous affranchisse (Jean 8,32), dans la vie de tous les jours la vérité n’a pas toujours bonne presse. Lorsque les esprits qui doivent l’accepter, sont fermés pour causes de frustration, de déception et de ras-le-bol, vous aurez beau l’asséner cette vérité, elle ne les pénétrera pas. Et pourtant ces esprits l’entendent, en voient l’objectivité, en constatent le réalisme, mais la colère et leur « fermétude1» sont telles, que cette vérité leur est juste difficile à admettre.

Le Togo n’échappe pas, force est de le constater, à cette ambiance normale des sociétés humaines, ambiance toute aussi vieille que le monde. C’est d’ailleurs en cela, que la mission de certains, de transcender ces difficultés d’acceptation de la vérité, afin de continuer à la diffuser, est autant ardue. De tous temps, des hommes et des femmes ont accepté d’être parias, mis au ban de la société, pour continuer à dire la vérité : celle qui repose non seulement sur leurs réflexions, mais surtout  sur la logique et la réalité.

Aujourd’hui j’ai la prétention de faire partie de ces parias, et je l’assume cette prétention. Cela ne date pas d’aujourd’hui, ce sentiment que j’ai toujours eu, de devoir dire les choses telles qu’elles me semblent, au risque de heurter des sensibilités et d’en subir les conséquences.

Dans le tumulte des émotions il faut toujours un souffle d’objectivité pour tenter d’en apaiser la complexité.

Il n’y a certes, aucune gloire à être paria, aucun bonheur à se sentir exclu, rejeté ; mais le sens de la responsabilité impose un déni du confort personnel et exalte plutôt le sens du sacrifice. Seul le temps et souvent bien longtemps après, apporte une once de réconfort.

Et ce n’est pas Galilée qui me démentirait, ni les nombreux autres comme lui, tant célèbres qu’anonymes.

Paria-Margaux-Anquetil


Ma vérité du jour

La politique togolaise devient de plus en plus mon sujet de prédilection. L’époque s’y prête de toutes les façons, et le contexte actuel encore plus. A la veille des élections présidentielles dans notre pays, il est récurrent de tomber dans des discussions politiques où s’affrontent plus de frustrations que d’idées. 10ans après à la tête du Togo, la question de la légitimité de Faure GNASSINGBE est encore sur la table. Remarque : c’est le seul vrai argument de l’opposition et le seul ingrédient de leur lutte depuis 10ans; et même 15ans plus tôt, c’était la question de la légitimité d’Eyadema GNASSINGBE leur seul argument.

Qui va oser dire un jour la vérité que les successions héréditaires dans certains pays d’Afrique ne sont que les conséquences des situations politiques qui les ont précédées ?

Comment passez-vous vingt années voire plus, à déifier un chef d’Etat, à le rendre incontournable en toutes situations, à inventer des fables, des chansons et des hymnes à sa gloire pour espérer qu’à son décès au pouvoir, quelqu’un d’autre que son fils soit le plus légitime à le remplacer, surtout parce qu’à ce moment précis il s’avère le seul à garantir l’unité et la stabilité au sein même du pouvoir? Des exemples ? TOGO, GABON, RD CONGO et prochainement GUINÉE EQUATORIALE.

Et comme au Gabon et en Guinée Equatoriale, au Togo ce n’était pas comme si personne ne savait que c’est ce qui se préparait. Oui tout le monde savait.  Faure GNASSINGBE dès son retour des Etats-Unis avait été programmé pour succéder à son père et c’était un secret de polichinelle. Il a été préparé et impliqué dans la gestion du pays bien avant le décès de son père.Et donc tout le monde s’attendait un peu à le voir succéder à EYADEMA. Mais quand cela s’est passé et qu’il a fallu se joindre à l’indignation populaire l’amnésie est devenue collégiale.

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L’idée n’est surtout pas de défendre ce genre de succession que tout bon sens réprouverait dans une république, sans dénier surtout le droit à quiconque, « fils de », de prétendre à la magistrature suprême.

L’idée est de dire que ce n’était en rien une surprise pour personne au Togo, et qu’en l’occurrence le traitement particulier fait à EYADEMA ne pouvait qu’aboutir à ce genre de situation. A la disparition d’un chef d’Etat, tel qu’EYADEMA l’a été, il faut avoir été désigné par lui et susciter l’adhésion naturelle de toutes les forces en présence au sein du pouvoir, pour lui succéder et garantir une certaine tranquillité à tous. La preuve de ce souci de stabilité est évidemment le quitus et les divers appuis donnés aussitôt par la communauté internationale au lendemain des élections d’Avril 2005, et ce malgré les irrégularités et les situations déplorables d’alors.

Dois-je rappeler qu’en politique il est courant d’être fils naturel ou supposé, d’illustres personnages pour se donner une certaine légitimité ? Quand Sarkozy se réclamait Gaulliste (De Gaulle), François Hollande de François Mitterand, H.K. BEDIE de Félix HOUPHOUET-BOIGNY et même Allasane OUATTARA qui le lui disputait ? Et quand Gilchrist Olympio fils de Sylvanus OLYMPIO voulut accéder au pouvoir, quand aujourd’hui Jean-Pierre FABRE et Alberto OLYMPIO lui disputent l’héritage politique de son père, quand Agbéyomé KODJO disait qu’il était lui, le dauphin naturel d’EYADEMA en lieu et place de Faure GNASSINGBE, quand Georges Walker BUSH arrivait au pouvoir avec l’appui et la bénédiction de son père Georges BUSH ex président des USA, et Nicolas MADURO au Venezuela qui clame haut et fort l’héritage d’Hugo CHAVEZ, et les frères CASTRO au CUBA, Bachar El Assad en Syrie… la liste est longue et elle se justifie par le nécessaire socle de légitimité que doivent se construire tous les prétendants à la direction des peuples.

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Le mérite de FAURE 

Après Avril 2005, le mérite du Président Faure GNASSINGBE est d’avoir activement cherché la pacification du climat politique au Togo. Il est d’ailleurs étonnant qu’on se refuse de lui admettre ce mérite si patent. Le choix d’Edem KODJO comme premier Ministre allait dans ce sens, celui d’ouvrir le jeu politique et ne pas l’enfermer sur son camp politique au risque de renforcer les clivages. La réussite de l’Accord Politique Global et le choix de Yawovi AGBOYIBO comme Premier Ministre pour l’organisation des législatives de 2007 étaient signes d’ouverture également. Mieux encore, le choix d’un non-politique en la personne de Gilbert HOUNGBO malgré la majorité à l’Assemblée Nationale qui était celle de son parti politique d’alors le RPT, était encore une marque de sa volonté d’apaisement du climat politique. D’ailleurs le Premier Ministre Arthème AHOOMEY-ZUNU actuel n’est-il pas issu des rangs de l’Opposition ? Et le Vice-Président du Parti au Pouvoir (UNIR)  Georges Aïdam ?

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Dans d’autres pays qui connaissent des situations similaires il est plutôt observé un renforcement des positionnements partisans. Cela n’est pas la méthode de Faure GNASSINGBE. La preuve de son ouverture politique est là.

 


oui il reste

Mais Oh que oui il reste des choses à faire. Énormément de choses à faire. Des avancements notables sont pourtant à relever mais l’aveuglement ambiant sur fond de frustrations certes légitimes, ne permet pas de porter ce regard réaliste sur le Togo d’aujourd’hui, en ayant en lumière celui où nous étions avant un certain 05 Février 2005.

Si je comprends bien ces frustrations parce que j’en partage les raisons comme tous les Togolais, je voudrais ne pas les exacerber en essayant de faire feu de tout bois pour alimenter une certaine colère qui ne réussira au final qu’à créer des situations regrettables. Je me focalise sur où nous allons et je nous exhorte à nous concentrer sur cela au lieu de nous distraire à ressasser les rengaines d’une opposition qui échoue déjà si bien à se construire une existence qui soit forte de propositions et d’actions concrètes pour le bien-être des togolais.

– Quand ils disent non à un troisième mandat de Faure GNASSINGBE, posons-leur la question : « alors un premier mandat pour qui ? » pour les voir se chamailler et se battre entre eux, et pour nous de comprendre que pour notre pays la barre est bien tenue même si la mer où nous voguons n’est pas paisible, que le chemin pour arriver à bon port est long, et de faire confiance à notre actuel capitaine qui s’en sort assez bien. Irruption de métaphores maritimes.

– Quand ils disent 50 ans d’une même famille politique c’est trop, demandons leur des comptes des 25ans ans de leur lutte depuis le 05 Octobre 1990 et de ce qu’ils ont fait les vingt-cinq ans d’avant. Ils font bel et bien partie de ceux (avec nos parents) qui ont encensé et élevé EYADEMA au rang de divinité en lui chantant des animations et en concédant tous les privilèges de l’actuelle classe dirigeante. Aujourd’hui il faut leur dire qu’a contrario c’est FAURE qui essaie de nettoyer ce passé complexe du Togo en soufflant un vent nouveau avec des pratiques nouvelles. Tout n’est certes pas rose, mais nous ne lui demanderons pas non plus de scier la branche sur laquelle il est assis et il nous importe plus d’avancer que de remuer sans cesse de vieux démons en nous alignant pour des combats qui ne sont pas les nôtres. Sachez-le: le changement c’est Faure qui l’incarne le mieux aujourd’hui, à l’inverse de ceux qui pourtant le réclament.

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Les attentes sont nombreuses

Nous devons, surtout en tant que citoyens, rester mobilisés pour le bien de notre patrie et réclamer que l’action de l’Etat soit sans cesse orientée vers le bien-être commun. Les défis qui attendent le Président sont si nombreux que nous devons l’encourager à s’y atteler, tout en gardant à l’esprit que certaines frustrations doivent être résorbées.

– S’éterniser au pouvoir ne doit pas devenir la règle : il faut limiter les mandats présidentiels. L’alternance est aussi un gage de stabilité dans une république et encore mieux en démocratie.

La méritocratie n’est pas facultative elle est obligatoire : Ce n’est que lorsque que les ressources compétentes seraient aux responsabilités que la machine fonctionnera le mieux ; d’ailleurs cela le Président Faure l’a compris et il n’hésite pas à importer des compétences de partout. Mais il reste un fort travail d’adéquation de ces compétences importées, et un vaste chantier d’implication d’une administration dépassée, aux pratiques révolues.

Rome ne s’est pas fait en un jour, on garde espoir.

La question de la punition doit finalement être posée : parce que rien ni même la paix politique, ne justifie que des responsabilités connues ne soient pas versées à la justice pour punition méritée, ne serait-ce que pour dissuader les éventuels contrevenants qui se verraient encouragés par le silence d’Etat.

Le défi du développement inclusif est incontournable : parce que les différentes couches vulnérables de la société voudraient pouvoir vivre dans un pays où leurs besoins primaires seraient satisfaits et c’est bien possible à moyen terme. Il faut mobiliser plus de forces, d’actions et de budgets.

La sensibilisation pour la mobilisation de tous les citoyens passe nécessairement par une bonne communication sur l’action de l’Etat : et ce n’est guère pour prêcher pour ma paroisse. Je suis communicant de métier et le reproche nous est souvent fait de vouloir communiquer pour tout et en tout, jusqu’à ce que le constat de l’utilité irrévocable d’une communication bien construite est fait, et des fois tard et le mal est assez profond…

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Je voudrais finir ce billet qui s’éternise d’ailleurs, en disant que la vérité n’est pas toujours de dire ce qui recueille l’assentiment du plus grand nombre. Il faut des fois dire ce qui fait mal à l’oreille d’autrui, qui bouscule ses sensibilités, mais qui pourtant doit être dit, pour créer un meilleur changement.

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1- « Fermétude » : état de ce qui est fermé (néologisme)

2- « Absit reverentia vero » : ne craignons pas de dire la vérité (locution latine)

Le Quinquennat de la Jeunesse!

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JE SUIS CHARLIE

Nous autres blogueurs, nous nous prenons bien souvent pour des journalistes. De ce que sans faire exprès, ou même si, nous racontons nos vies, les vies des autres, les vies autour de nous, sans être des espèces de griots, ou même si! Des griots 2.0 quand même! C’est dans nos postures rédactionnelles, que nous nous croyons bien souvent journalistes, d’un journalisme libéré, intrépide voire imprudent. Alors nous nous sentons proches, des journalistes réels, vrais, lesquels souvent, sont aux prises avec des risques métiers, que nous pourrions partager. L’impertinence qui frise l’insolence, n’étant pas si loin de nos écrits.

L’actualité #CharlieHebdo de ces derniers jours ne nous en donne que raison.

Oui, nous bloggeurs, nous sommes tous un peu Charlie, co-acteurs de la liberté d’expression, des fois excessive, des fois excellente. Si l’attentat de Charlie Hebdo est le résultat de la combinaison malheureuse d’excès et d’intolérance, il n’est en rien excusable de ce que la vie humaine est la plus précieuse des richesses et il n’appartient à aucun homme, d’ôter la vie de l’autre pour aucune raison. La comédie humaine se mue bien trop souvent en scènes regrettables comme celles-là, et ce qui est bien plus déplorable, c’est la justification divine que nous en trouvons.

Pauvre Dieu, de ce qu’il est invoqué à tort pour justifier la bêtise humaine.

Mais ce n’est pas l’objet de ce billet.


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2015

C’est l’année de tous les possibles. Comme toutes les années d’ailleurs. Et nos vœux circonstanciels sont, comme à chaque fois,  si empreints d’optimisme béat, que la réalité nous échappe toujours. Je n’en ferai donc pas. Santé Prospérité Amour Richesse et blablabla ne sont qu’évocations hypocrites de gens qui n’assument pas leur impuissance à la gestion du lendemain. Qui peut dire son assurance d’une année de santé de prospérité, d’amour ou de richesse ? Personne ! Bah alors ?

Laissons chaque jour nous offrir son présent. Si malheur il y a, qu’on l’assume, si bonheur il y a, qu’on l’assume également. L’erreur serait pourtant que cela soit compris comme un appel à l’inaction. Je voudrais dès lors, vous inviter à croire que l’action, la seule qui nous soit permise face à l’ignorance de nos lendemains, c’est de rendre grâces pour toutes choses, afin que Dieu, le seul dispensateur de biens nous donne ce qu’il prévoit pour chacun, dans son omniscience parfaite.


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ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES AU TOGO

En 2015, le Président de la République Togolaise, remettra son tablier au terme d’un second mandat. Il devra se représenter. Ou pas. En tout cas ! De ce que les débats interminables au sujet des réformes constitutionnelles, nous rabâchent les oreilles depuis un moment sur la rétroactivité ou non d’une loi sur la limitation du mandat présidentiel, il faut retenir que ces échéances seront décisives encore plus que d’habitude. A l’heure où je vous écris ces lignes, le flou sur la question des réformes est aussi dense que le brouillard de l’harmattan qui emplit le ciel de Lomé la capitale togolaise. Ce qui est néanmoins sûr, c’est que fatalement nous aurons des élections présidentielles cette année avec en lice :

Alberto Olympio qui se proclame déjà Président 2015

Jean-Pierre Fabre  candidat « unique » de l’opposition dont il est le leader « naturel »

Gerry Taama  candidat du NET sous réserve alors qu’a contrario il se positionne pour 2030.

Faure Gnassingbé qui ne s’est pas prononcé mais dont le parti vante déjà les atouts de « champion toutes catégories ».

D’autres sans doute voulant jouer avec quelques millions de francs CFA pour la campagne électorale. (Eric MC?)

L’objet de ce billet est de donner le sujet qui pour ma part , doit nécessairement faire autorité lors de cette campagne.

Et c’est la « Jeunesse ». Titre choisi donc à dessein : le quinquennat de la JeunesseRevue des options !


FAURE EST DÉSORMAIS OBLIGE

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Au crédit du Président sortant, deux précédents mandats, portés sur la Réconciliation Nationale et une Politique de Grands Travaux. Des sujets essentiels dont les résultats sont, sommes toutes, éloquents.

La Jeunesse,  plus importante partie de la population Togolaise, n’a pas tant que ça bénéficié d’un traitement exceptionnel, lequel aurait normalement commencé par l’existence d’un Ministère PLEIN,  pour s’occuper uniquement et exclusivement de cette thématique. Je ne mettrai pas en demeure les initiatives telles que le PROVONAT,  le FAIEJ et j’en passe. Non pas du tout. Il faut juste avouer que dans un Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, dirigé par la Directrice de Cabinet du Président, ce serait faux d’affirmer qu’il y ait eu concentration véritable et spécifique sur les thématiques de la jeunesse et une prise en compte régulière et assidue de leurs situations. Si la réconciliation est en bonne voie – sauf pour les éternels insatisfaits et excessifs-, que les grands travaux réalisés augurent d’un réveil économique qui peut en outre se baser sur une rigueur financière certaine ainsi que sur des réformes profondes de l’administration, il est temps aujourd’hui de construire un Togo pour cette Jeunesse en manque de repères et d’espoir.

Il faudra désormais poser la question de la Jeunesse, comme un chantier véritable, et inciter tous les acteurs et bonnes volontés à s’adonner totalement à la résolution de ces questions de plus en plus épineuses que sont : l’EDUCATION, la FORMATION et l’EMPLOI !

Le prochain quinquennat doit être celui de la Jeunesse togolaise, afin d’en régler profondément le souci et résorber le mal qui la ronge. Pour ce faire, le Président n’a de choix que de prendre des engagements plus forts concernant ce sujet et de lancer des programmes beaucoup plus ambitieux et réalistes, que porterait une personnalité forte et disponible, qui susciterait sans écueils l’adhésion totale de la Jeunesse Togolaise.

Il y a quelques mois j’aurais de suite pensé à Kako Nubukpo pour ce poste ! Mais là… je me réserve. Je dis ça, je ne dis rien. On en reparlera.


FABRE : L’HOMME AUX DEUX CŒURS

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Le cœur de Jean-Pierre Fabre semble battre à la fois pour et contre la Réforme Constitutionnelle. C’est désormais de notoriété publique. Il possède sans doute deux cœurs, l’un qui bat pour la mise en place d’une limitation de mandat, l’autre qui œuvre entièrement contre. Si la démocratie à la togolaise n’était pas aussi infectée de désirs nombrilistes, la question de la rétroactivité ne se poserait même pas. Voter la loi sans rétroactivité, c’est déjà voter la Loi, peu importe si elle profite à de futurs candidats, plus en situation dans 5, 10 ans et pas à ceux qui la votent aujourd’hui ; mais c’est aussi ouvrir une guerre de succession dans le camp du parti au pouvoir qui garantirait l’alternance de toutes les façons. #NéGnawoVaaMiaGbloin

Il semble juste que pour les politiciens Togolais, la Loi doit être taillée à chaque fois, pour ou contre quelqu’un. Et dans ces débats ou s’entredéchirent des intérêts subjectifs, l’intérêt supérieur de la Nation sombre, piétiné par ces ego qui n’ont de grandeur pas plus avancée que les bouts de nez de ces gens, tout aussi arc-boutés et accrochés à leurs places d’opposants « naturels ». chiche !

Le monsieur de Kodjoviakopé, Chef « naturel » donc de l’opposition, devra à un moment donné, tenir un discours de programme politique, en dehors des sempiternelles réclamations épuisées, qui sont le lot de ses prises de parole. Il devra faire l’effort [enfin] de parler à cette Jeunesse, qui espère l’alternance, non pour sourire d’avoir un nouveau président, mais pour que son quotidien à elle soit changé, et ses espoirs de vivre décemment dans son pays natal, ravivés.

Serait-ce trop demander ? Non ! Il ne s’agit pas de réclamer le pouvoir pour la forme. Il faut le réclamer pour l’utiliser à bon escient, et pour le prochain quinquennat, en faveur de la Jeunesse, si d’aventure il devient Président bien évidemment, après que son prédécesseur ait fait faire au pays un grand pas vers le développement. C’est bien d’ailleurs pour cela qu’on appelle ça « Pouvoir ». Donc Jean-Pi, si tu sais que tu ne peux pas, pardon laisse !


LE HOLD UP D’ALBERTO

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Il y a quand même un qui semble avoir compris. Un peu ! Ou qui se cherche si bien des soutiens, qu’il va puiser dans le vivier de la Jeunesse. Habitués des réseaux sociaux, vous n’avez pas manqué de voir des photos de jeunes, devenus influents sur la web-sphère togolaise, avec le chantre du #Gamesu. J’aurais voulu vous donner un avis sur son projet pour la Jeunesse Togolaise mais j’ai beaucoup de mal à lire son livre : Je prends le parti des togolais. L’innovaconte1 bancal de la première partie du bouquin m’exaspère au plus haut point! Et je me suis laissé convaincre que de ne pas lire cette première partie m’enlèverait de comprendre réellement sa posture politique. J’ai la faiblesse de croire que son engagement politique a quelque chose à voir avec son histoire personnelle et les défis qu’il y a rencontrés!

Souhaitez-moi du courage et que je m’y remette.

Ainsi donc l’Informaticien-Politicien a décidé de s’accoquiner avec tous les jeunes « existant » sur les réseaux sociaux et les journalistes et autres jeunes avides de changement. Il est large, sourire toujours au point, il offre son bouquin en veux-tu en voilà, et prend des photos genre candidat-accessible, photos qui se retrouvent sur les pages Facebook et Twitter, commentées à souhait bien entendu. D’aucuns semblent même honorés de ces occasions et se vantent de s’être faits dédicacer le bouquin par Alberto himself !

Si l’intérêt que portent les jeunes Togolais à Alberto Olympio, peut n’être sans doute que l’attrait de la nouveauté, j’ose espérer que son projet pour la jeunesse est assez ambitieux et novateur, des fois où son fantasme de se voir élire Président en 2015, serait par enchantement réalité.

De toutes les façons je rassemblerai mon courage à deux mains, je lirai son bouquin jusqu’à la lie fin et je vous dirai ce qu’il en est.


ET GERRY CHANGEA D’OBJECTIF

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Ce que j’aime chez mon ami Gerry Taama, c’est sans aucun doute son courage. C’est un Ex [??] officier des Forces Armées Togolaises, cela ne peut donc plus me surprendre. Disons tout de même, qu’il fait fort de rester dans les méandres politiques togolaises, après un échec aux législatives et des entrées et sorties retentissantes dans des alliances informes. La faiblesse de débutant? Bref!

S’il est bien le plus jeune leader de la classe politique togolaise, Président du NET (Nouvel Engagement Togolais), son engagement auprès de la jeunesse n’est pas si nette que ça au fond. J’ai déjà dit de lui qu’il est l’un des meilleurs contributeurs de la scène politique, même si visiblement son discours ne permet en rien de le positionner clairement, ni de susciter les adhésions populaires qui lui permettraient de grandir. Victime ou non d’un mauvais procès, c’est quand même lui le précurseur de la méthode Alberto : proche de la jeunesse, photo, parole ouverte, visite des électeurs à vélo, présence à des rencontres de jeunes pour jouer les intégrés etc. Il est candidat aux élections présidentielles de 2015, SOUS RESERVE de…. Nul ne sait encore.

A son dernier congrès où il fut désigné candidat pour 2015 , son objectif affirmé fut quand même dirigé en partie vers 2030, l’année où couleront le lait et le miel après que Faure Gnassingbé aurait mis en œuvre sa vision Togo 2030. Qui dit mieux ?

Faure Fait le Job et en 2030, Gerry Tamaa lui succède. N’y voyez aucune espèce de suspicion ou pire de confidence. Je ne suis dans le secret d’aucun dieu, encore moins un de Niamtougou. J’observe tout comme vous, et je bavarde de mon clavier.

A ce moment là, vous et moi de toutes façons ne serions plus si jeunes, et encore… si toujours présents!


 ERIC MC ?

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Non ça va Merci! Adja Mofo woan wou nam ntoh²

A bientôt!


1: Un innovaconte est un conte de fée inventé pour transformer de la merde, en innovation du siècle! Copyright Kelly Adedziha

2: Ce ringard me tue (traduit du mina langue parlée au Togo)

Massa & Meriba

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Je suis né sous Eyadema Gnassingbé ! À mes 25 ans Faure Gnassingbé devint président. A la suite de son Père. Si des situations de ce genre et d’autres similaires, ou toutes celles qui en découlent, peuvent être assez frustrantes et soulever des haut-le-cœur, elles ne suffisent pas toujours à justifier le désordre populiste et les débordements de haine et de colère.

Pourquoi ? Je vous le dirai dans les lignes qui suivent.


Il y a quelques jours, la révolte des populations burkinabé contre la modification de l’article 37 de leur Constitution, a débouché, sur l’éviction du désormais Ex-Président Blaise Compaoré. A la suite d’un cafouillage qui reste d’ailleurs à dissiper, ils s’y attèlent !

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Vous savez, l’expansion des réseaux sociaux a fondamentalement bouleversé certaines fonctions : celles de journalistes, de commentateurs politiques et d’experts en tous genre, bien suffisamment. Je dis ça, j’en fais évidemment partie et je ne m’en cache pas. Il est donc usuel de nos jours, d’assister à différentes prises de positions qui enchantent la « liberté d’expression » sans forcément aboutir sur une bonne et juste appréciation des choses. Chacun ayant la parole et cherchant à se construire un profil séduisant, on s’adonne à des postures qui frisent la gymnastique contorsionniste! Mais non, on ne s’attardera pas sur ces inventeurs d’images publiques qui défient les experts en gestion d’image ! Chapeau les artistes !

C’est donc ainsi que beaucoup ont ignoré (exprès ?) le véritable rôle joué par l’armée dans le départ de Blaise Compaoré en s’épanchant uniquement sur une certaine vertu de la révolte populaire.

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J’ai dénoncé à l’époque, (enfin y a deux semaines), les violences et les saccages, les casses et les destructions de biens publics et privés, les pillages et les incendies ! Mal m’en prit !

Des profils que je croyais pourtant bien avisés, ont laissé toute jugeote, pour encourager ces débordements nocifs au nom du ras-le-bol et de la persévérante « démocratie ». Persévérante oui elle l’est, pour continuer à porter les idéaux des populations malgré tout ce qui se fait en son nom.

Ces profils s’en sont ensuite pris à moi, parce que je ne participais pas à l’euphorie générale et que j’étais là à « casser l’ambiance » en appelant au calme et à une prise en compte plus responsable de la situation.

Avais-je raison ? Oui et non !


Oui parce que ces destructions créent à n’en point douter des drames individuels et collectifs qui ne seront jamais résolus ou presque, et que nous devrions penser à agir comme des êtres humains dotés de pensée et de réflexion et de sens de la responsabilité.

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Non parce que bien-sûr, quand les peuples souffrent et contestent une situation depuis assez longtemps, on peut comprendre leur insurrection qui n’est souvent que la juste rétribution face à l’immobilisme et à l’oppression.


Cet immobilisme-là semble d’ailleurs exister dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Togo ! On n’est donc pas surpris par les différents appels, ouverts ou déguisés, des uns et des autres à une réplication de la révolte burkinabé au Togo. Mais une fois encore je dis NON !

J’accepte de passer pour celui qui est malade, qui a vendu son âme et qui s’oppose au changement, si mon combat est de dire haut et comme bon me semble, que la violence n’est solution à rien. Je fustige cet immobilisme qui bloque l’ascenseur social dans notre pays et qui nous a longtemps sacrifiés à l’autel du parti unique et d’une politique inique qui ne laisse de chances qu’à une minorité. Mais je suis pour une solution négociée. Je dénonce donc tout appel au trouble de l’ordre public, fut-ce-t-il pour réclamer une juste modification de la Constitution et une honnête limitation des mandats présidentiels.

La démocratie réelle que nous appelons de nos vœux nous impose le respect des choix partisans et l’acceptation des différences.


Croyez-le ou non, puisque vous vous laissez si facilement embourber par vos propres convictions et perceptions, il y a au moins 40% de la population Togolaise qui soutient le président Faure GNASSINGBE et j’en fais partie. Tournez les différents résultats des élections passées dans tous les sens, avec ou sans fraude, 40% est un chiffre juste. Et ils n’ont pas à craindre l’exclusion et la chasse à l’homme aux matins d’une alternance politique. Il faut donc intégrer la paix et le calme dans nos propos, accepter l’histoire de notre pays et inclure tous les togolais dans nos choix politiques. Cela est valable pour chaque camp! Par ailleurs, j’estime néanmoins,que n’étant pas dans un royaume, toute succession héréditaire à la tête du pays est à proscrire même si aucun trait de la Constitution n’empêche le fils d’un ancien président de briguer la magistrature suprême ! D’ailleurs il y en a un qui nous a légué ses fils, neveux et gendre dont on a que faire en réalité.

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Revenant au Président Faure, ses résultats sont d’une telle éloquence et l’offre adverse d’une telle médiocrité, que je préfère de loin lui renouveler mon vote que de risquer une alternance improductive. Ceux qui exigent cette alternance « obligatoire » pensent-ils au peuple réellement, où se positionnent-ils aussi pour accéder aux responsabilités juste dans le but de s’assurer des lendemains meilleurs ? Pourquoi peinent-ils tant à s’entendre si les intérêts particuliers ne sont pas en jeu ?


Notre conception de la politique est devenue si empestée de mauvais choix, que la fonction de Chef d’Etat est galvaudée, méprisée.

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Les opposants dénonciateurs systématiques se cherchent un chef, un candidat, tandis qu’en face, celui que vous accusez de tout et que vous affublez de tous les noms d’oiseau, fait amende honorable pour tout le poids que représente son nom, son histoire, sa famille politique controversée à raison, et s’exécute chaque jour dans une gouvernance axée sur les réformes et le redressement économique à fort impact social.

On dira ce qu’on voudra de lui, mais son travail en dix ans impose le respect. Et s’il doit passer le tablier et les insignes de sa charge à quelqu’un, que l’on se rassure véritablement que celui-là soit capable d’en assumer les responsabilités et de conduire le pays dans cette marche inexorable vers l’émergence qu’il a entamée. Et comme on cherche en vain du côté de l’opposition sans trouver que des aventuriers et des candidats peu scrupuleux et pas rassembleurs, fermons les yeux sur nos passés douloureux tout en les gardant en mémoire pour les éviter désormais, et focalisons nous sur notre avenir en construction.


Le jeu politique est d’une telle complexité que nos cerveaux réduits à 140 caractères ne peuvent toujours appréhender. Il nous faut garder à l’esprit pourtant que si nous distillons des incitations à la violence et des appels à la destruction, cédant à l’euphorie générale ou pour nous conformer à l’ambiance qui prévaut, nous induisons ceux qui nous lisent en erreur. Ceux qui sont à l’étranger et qui jouissent d’un mode de vie différent sont les plus prompts à dénoncer, insulter, inciter, mais seuls ceux qui sont dans le pays seront directement et le plus comptables des dégâts et des pertes.

Vous avez encouragé l’Egypte la Tunisie, la Libye, la Syrie et récemment le Burkina, hier le Tchad ! Que dites-vous de ces cas aujourd’hui où ces populations que vous avez poussées à la destruction sont face à leurs vies et à l’utile redressement de leurs Etats ! La Libye est divisée, la Syrie compte chaque jour des morts, le Burkina cherche désespérément un Chef Etat et des calculs n’intégrant pas les populations se font, le pays se partage entre quelques-uns : Zida, la société dite civile et l’opposition, tandis que les employés de l’Hôtel Azalaï, saccagé sont au chômage face à leurs familles !

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Et vous ? Oui vous tous de par le monde, commentateurs et défenseurs des libertés de salon, ceux qui prestes à s’indigner et absents à affronter les vraies réalités, vous tous manipulateurs des consciences, qui aux noms vertueux de la Démocratie, de la liberté d’expression et autres étendards prestigieux, êtes là à promouvoir le refus des solutions consensuelles et à encourager la révolte? Oui que faites-vous à part garder votre train de vie quotidien, sans le moindre remords?

Lorsque vous répandez vos doux venins, sachez que cela prend du temps de renaître des cendres des incendies! La non-violence est un concept difficile certes, mais qui avec Martin Luther King Jr et Mahatma Gandhi a fait ses preuves! De grâce, désormais, cherchez l’inspiration là où elle est profitable à tous! 

Cordialement !

Massa &Meriba. Exode 17 ;7.

Merci pour ce moment

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Le blogCamp228 est désormais passé dans l’histoire. Ce premier rendez-vous de la blogosphère togolaise, a eu lieu ce week-end à Togoville. Après avoir échoué à gagner de la bonne compagnie en covoiturage sur les 69km de route, c’est tout seul, que je suis finalement parti vers 10h30 ce samedi. Je me suis arrêté à Dékon SatanaKpédji pour acheter un LecteurMP3-TransmetteurFM afin de mettre en boucle mes deux chansons du moment : « Adonaï » de Sarkodie & Castro, et « Je réussirai » de Dieudonné. Frissons et Prières sur le trajet.

Enfin jusqu’à ce que la réalité m’interpelle !


Imaginez-moi en train de crier seul dans ma voiture : « Baba Godeee, Baba you be too mucheeee, Ba Ba Baba Godeeee… »

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Et enchaîner de suite avec : « Chemin tracé, je marcherai, j’avancerai, je réussirai, et les gens verront et s’étonneront, ils diront voilà Dieudonné qui foooonnnce… ».

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Oui ce n’est pas franchement sexy, mais j’assume. Il y a de ces chansons qui vous touchent tellement l’âme qu’on a l’impression que c’est tout écrit pour vous. Sarkodie Merci ! Castro depuis ta planque je te dis chapeau ! A mon nouvel ami Dieudonné, sache que Dieu t’a fermé les yeux pour nous voir, mais il t’a donné un cœur pour le voir Lui. Ne lâche pas sa main.


C’est donc ainsi que je suis entré dans la ville d’Aného pour me rendre aussitôt compte que le Réseau Togocel n’y fonctionnait pas. Ce pour quoi d’ailleurs ils sont leader! Mais alors comment rester connectés au monde, nous bloggeurs ? je me suis encouragé moi-même à penser que ce ne serait pas le cas à Togoville. Esquivant tant que possible les multiples nids de poule de l’asphalte abandonnée ainsi depuis Mathusalem, je m’engageai sur la piste rurale menant à Glidji, Badougbé puis Togoville.

Mal me prit !

il faut croire qu’il n’y a pas autant de richesses à sortir de ces zones rurales parce qu’en lieu et place de piste, ce fut un parcours « awalé » qu’il y avait, plus de trous que de véritable piste. Toute la voiture tremblait à environ 4,5 sur l’échelle de Richter, dans un tel nuage de poussière, que parti avec une voiture gris-métallisée, ce sera avec une autre, ‘ocre-argilisée’ que je retournerai à Lomé plus tard.

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J’ai poursuivi mon chemin, envers et contre tout, refluant sans cesse l’envie de rebrousser chemin, lorsqu’à mon grand dam, je dus appuyer sur mon frein devant un cercueil qu’on sortait d’un bus de 15 places. Badougbé célébrait les funérailles de quelqu’un. J’ai alors compris pourquoi aux abords du village, les gens me faisaient tant de signes de m’arrêter pour les prendre à bord de ma voiture où je tremblais tout seul, sans compagnie, le covoiturage ayant échoué, me laissant dans un solovoiturage qui en disait long sur l’état de ma côte de popularité et de l’intérêt que me portent désormais les bloggeuses togolaises.

Sinon rien de grave!

Me voilà donc, obligé de laisser passer le cortège funèbre, les hommes et femmes en pagne. Les premiers les yeux hagards, tous mobilisés autour du disparu, laissaient flotter jusqu’au-delà de mes vitres fermées, une malsaine odeur de Sodabi, dont les effluves empestaient tout l’environnement. Il y avait tellement d’alcool dans l’air que vous faisiez craquer une allumette, vous obtenez de suite un « pogrom » ! Celui de Badougbé.

Un ange passa, assommé par l’atmosphère sodabiturique.

Arrivé à togoville, je pus rejoindre le groupe, au Centre Catholique Saint-Augustin, grâce à un jeune homme qui me dit être un guide local, et avec lequel je m’empressai de planifier la visite à la Grande Prêtresse de la Forêt Sacrée de Togoville.

Après les salutations d’usage, j’appris aussitôt que Marthe FARE avait des allergies. Rapide revue des symptômes d’Ebola effectué pour me rassurer, je pris part à la fin des discussions sur le thème « Blogging et journalisme ». Ensuite au déjeuner. Devenu apprenti végétarien, je me contentai d’une assiette de couscous sans sauce.

Et la malchance me conseilla d’aller m’asseoir en face de Marthe.


House of Marthe: Saison excessive!!


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Je ne peux pas vous dire d’où la discussion a commencé pour aboutir sur ce sujet : une histoire d’amour de l’auteure de « Rivales » qui fera sans doute l’objet d’un prochain roman. Je vous donne le titre en mille : le Mythomane et la Sirène des bas-fonds ! je garde pour moi les détails croustillants et les révélations faites par mon amie journaliste-bloggeuse-Ecrivaine allergique. Sachez juste que quand une auteure vous raconte une histoire, c’est avec les détails, les péripéties les descriptions aussi romancés que possible.

Pauvre de moi, je ne distinguai pas du tout la réalité de l’irréel, quoique Vence, Aphtal et Elolo, aient attesté de la véracité des propos, l’enjôlement et la scénarisation de comment elle me l’a raconté me laisse encore dubitatif, mais bon Dieu pas sur ma faim. J’en ai eu dix mille fois plus que je n’en demandais. L’histoire m’est sortie par le nez, par les pores, et stoïquement elle ne se laissait guère décontenancer par mes allusions et mes piques verbales. Elle avait l’histoire sur le cœur, dans la main et les mots pour nous l’enjoliver lui venaient aisément. N’étions nous pas partis à la rencontre de gens qui partagent leurs sentiments sur des blogs ? Nous voici servis !


Skinny or not skinny that is the question!

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Pour le pygophile assumé que je suis, la question ne se pose plus. C’est Not Skinny. Mon frère William Lenoir, Elolo (il est gros en mina ndlr) à l’état civil est plus adepte à compenser les manques d’embonpoint des demoiselles.

Pour moi, ça c’était avant. Avec l’âge on comprend certains besoins de confort que ne peuvent comprendre les jeunes. Mais je ne dis pas ça pour jeter l’anathème sur les skinnyphiles, NON! L’ayant été une bonne partie de mon existence et sachant combien cela peut être doux, je ne me permettrais pas un tel sacrilège ! Mais il y a doux dans doux.

Bref, c’est ainsi que Lenoir a poursuivi tout le BlogCamp durant, la frèle Mariéta jusqu’à l’intégrer dans son groupe de discussions voire plus si affinités il y eut!! 🙂

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On apprendra tard le soir que la demoiselle n’a jamais cédé à ses avances depuis le temps, qu’il a fini par se résoudre à rester son simple ami, guettant comme une hyène la moindre faille de l’ingénue. Celle-ci se fera remarquer au camp par un caractère bien affirmé, et une grande gueule qui fait les bons juristes et les bons communicants. Je sens qu’elle apprécie à leur juste mesure,  les risques liés à la fréquentation de Elolo, skinnyphile reputé, en tout cas beaucoup mieux que Saint Kokou et Gauthier Klinvi qui ne se doutent même pas un peu de jusqu’où la skinnyphilie de William Lenoir peut atteindre des sommets, et ne se demandent même pas pourquoi ils sont skinny et employés à la Panoramique Créative. Je dis ça, mais je ne dis rien. Photos très contractuelles!

love the skinnies


La visite politique de Gerry Taama

A Cesar ce qui est à Cesar ! A Gerry d’avoir été l’un des tout premiers à parler publiquement de blogging au Togo. Mais le monsieur, nous le connaissons sous divers angles : militaire, écrivain, libraire-éditeur, tour-opérateur et politicien. Il semble que sa visite du Samedi, à Togoville, à la rencontre de ses dignes héritiers promoteurs de blog, était plus empreinte de politique que de blogging. C’est toujours un plaisir de rencontrer ce jeune homme qui ne cache rien de tous ses  talents dans différents domaines. Il a découragé plus de la moitié du blogCamp à rendre visite à la Grande Prêtresse, puis a demandé à prendre une photo avec le groupe. Beaucoup allaient du « bonjour Président » à « Merci Président ». Vous me connaissez ? J’ai aussitôt réclamé qu’on dise Président du NET pour que les choses soient claires. A lui de me répondre qu’en 2025, à la veille de notre « Singapourescence » ce sera Président tout court. Le message est passé ! Et tombé dans les oreilles de ses futurs opposants en 2025.

Je dis ça, je dis toujours rien.

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Gustav Liebe Nachtigal 

Non vous n’existez pas sur l’espace web togolais sans connaître Liebe BAT. C’est impossible. Un indice, c’est lui qui chaque fois qu’il est à Lomé se plaint publiquement de la 3G de notre ‘Leader’ de la téléphonie Mobile et se balade incognito en short à l’affut de toute bière fraîche.

En bon sponsor du BlogCamp228, il est venu à la fin, cueillir les remerciements des participants et des organisateurs et se faire aimer (une fois de plus) en offrant une bouteille de vin. Il est arrivé en une SUV (Sport Upsetting Vehicle) rouge, qui semblait avoir bravé bien des pistes rurales dans une ancienne vie. Enfin, avant que quelqu’un ne la lui ressuscite pour une nouvelle vie Togolaise, presqu’éternelle, à la faveur des ingéniosités de nos mécaniciens locaux. J’avoue que je lui cherche juste des poux, mais lui-même sait que j’ai beaucoup de questions à lui poser sur comment il a réussi à faire covoiturage tandis que je me suis heurté à des murs, et que lui apparemment en avait vu des mûres. Vence et Aphtal, vous m’aiderez à dénouer cet énigme. Affaire à suivre.

liebe colon


De l’origine du mot « Abossanhoun » qui est le nom de Satan en Ewé.

J’avais requis la visite de la grande prêtresse à Togoville, et me suis empressé de l’organiser dès mon arrivée dans la ville. Féru de mystères et de traditions, j’avais eu vent de l’existence d’une grande prêtresse de la forêt sacrée à Togoville, sorte de réminiscence des Oracles des temps anciens, véritables gardiennes des temples et porte-paroles des dieux dans différentes cultures, bien avant que des religions machistes ne viennent à bouter la femme hors des sites sacrés et pour le christianisme l’affubler d’une responsabilité au péché originel qui fait jusqu’à ce jour son malheur. J’avais des questions à poser à la dame, et j’ai pu placer quelques unes aussitôt que je suis arrivé à arracher la parole à Djatougbé qui était en quête de réponses trop personnelles pour nous intéresser nous tous. Du coup on se demande bien ce que regardaient les garçons, pendant qu’ils ne comprenaient rien au dialogue Djatougbé-Prêtresse!! 😉

Nous avons ainsi appris que pour Maman KPONON, la divinité qu’elle sert, à la suite de ses aïeules et de ses compatriotes est dieu sur terre, envoyé par Dieu du ciel pour régner sur la terre. Celle de Togoville en l’occurrence. Il est androgyne, et règne dans le lac Togo et dans les forêts qui lui sont consacrées. Mais qu’il y en a d’autres dans chaque communauté, auxquels d’ailleurs elle ne peut s’adresser. Preuve, peut-on ainsi dire d’une vraie segmentation du marché des fidèles. Dieu aurait envoyé différentes divinités dans des contrées bien définies, chacun ayant ses prérogatives et ses vertus. On apprendra quand même qu’en face de Dieu du ciel, il y a le Dieu de la Terre ferme (SAKPATE) et que l’on soit au Groenland ou à Kouma Konda il est le seul. HMMMM!! :/

Je lui ai ensuite demandé si le diable existait. Rappelez-vous mes enquêtes impossibles des derniers articles sur Lucifer et les sectes. C’est là que sa réponse me semble formidablement rejoindre la théorie des Francs-Maçons qui défendraient l’idée d’un Lucifer porteur de lumière qui nous a apporté la connaissance entre le bien et le mal sur instruction de Dieu. Ce dernier voulant que les hommes décident par eux-mêmes de le suivre ou non, leur a envoyé par Lucifer la connaissance du bien et du mal, tout en leur donnant l’injonction de respecter la loi.

D’où le nom Abossanhoun en éwé/mina qui tire son origine de la phrase : A bou séa nou (respecte la loi).

Vous êtes choqués ? Moi non ! je vous laisse sur votre faim et vous recommande l’hilarant article de Vence sur ladite visite à maman KPONON.

Voodo-altar


Pour finir, nous avons ensemble pris un dernier repas avec les bloggeurs, tandis qu’Aphtal notre hôte, a disparu dans le noir sans justification, pour revenir essoufflé nous dire au revoir, au moment juste où on s’apprêtait à affronter à nouveau 4,5 sur l’échelle de Richter de tremblement sur les pistes de Togoville. Si Cyrille a véritablement pris son rôle de modérateur et de Ministre de l’intérieur  du BlogCamp au sérieux, nous interdisant jusqu’aux moindres pauses-pipi, armé d’un chronomètre qui a perdu son Greenwich, disons leur surtout bravo, et encouragements à tous ces jeunes qui franchement, font vraiment ce qui est bien pour leurs pairs.

Comme je l’ai dit à la fin des travaux, bloggez, bloggez, ne laissez nul sujet qui ne fasse l’objet d’un article sur vos pages, gardez vos libertés de ton , de thématique, mais n’oubliez pas : si vous n’êtes pas intéressants sur vos blogs, personne ne reviendra vous lire.

Pour ma part, j’espère vous avoir donné envie de regretter de n’être pas passés au BlogCamp228.

De la lumière vers la lumière !