Comme des Spermatozoïdes !

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Vendredi soir.

17h59 !

le week-end certains y sont déjà, l’esprit empreint des effluves de bières et de cigarettes pour les uns, l’esprit échauffé à concevoir des plans plus ou moins subtils, pour s’adonner à de naturelles pulsions, pour d’autres ; le week-end étant, le temps, du relâchement, par excellence. Oui, ces deux malheureux jours, qui devraient être consacrés au repos, à la famille, au ménage, le samedi, à la prière et au repos le dimanche, pour les non juifs et musulmans, voilà que la grande majorité des êtres humains, en font deux jours de tabac, alcool, sexe.

Le stress me diriez-vous, mais il s’agit de pire que cela. Lorsque nos vies semblent vides, et sans projet concret, que la routine altère jusqu’au souci de notre propre bien-être, la responsabilité de nous-mêmes nous échappe. Longtemps, j’ai été membre actif de cette secte de viveurs invétérés, inratables personnages du week-end, accrochés plus à des bars ou à des filles, qu’à une certaine notion de nous-mêmes, une, ne serait-ce, que floue vision de notre avenir.


Pourtant nous avons rêvé. Nous avions, étant enfants, construit, non des châteaux en Espagne, mais de grandes villas au Togo, piscine, voitures, jardins, la panoplie totale du Riche. Nous avions, sans doute comme d’autres enfants sous d’autres cieux, imaginé nos vies avec du bleu et du blanc, couleurs du ciel beau et clément. Chacun, dans le métier qui lui semblait, à cet âge, lui aller le mieux !

Médecins, Avocats, Architectes, Hommes d’Affaires, Ministres, nous nous sommes égosillés, chacun plus fort que son prochain, à imaginer un avenir heureux, d’une vision qui nous semblait en cet instant si palpable que rien ne nous l’arracherait !

La trentaine révolue, c’est bien la gorge sèche, la langue rêche et le regard triste, que nous contemplons, pour la plupart de nous, notre existence, qui n’a plus rien, du rêve épanouissant que nous avions. Hélas ! C’est cette gorge asséchée de rêves, cette langue raboteuse sans salive, que nous allons étancher, insatiables, chaque week-end, tels des fantômes sans âmes, hantant des espaces sombres et suspects. Accrochés à des bars et à des filles. Les week-ends, s’égrènent, se suivent et se ressemblent. Les paupières tombent de plus en plus, comme cherchant en vain, à cacher un regard triste et vague.

La faute, de ce tableau hideux, morbide, qui décrit des vies dissolues, nous sommes nombreux à l’imputer à l’Etat, l’Etat bon-dos ! Et pourtant, sous d’autres cieux c’est pareil ! La faute à l’Afrique ? Allez en Europe voir les ROMS, chassés de leur pays natal par la misère, qui squattent les terrains vagues d’autres pays, et quémandent leur vie aux carrefours, accusés de tout ! L’Asie est meilleur espace d’épanouissement ? Et les Hindous entassés dans des bidonvilles, les villages chinois sans électricité sans aide de l’Etat ! Ah le rêve américain ? Vous verrez des noirs et des hispaniques, vivre et mourir dans la misère, pendant que des chiens héritent des fortunes, des excentriques de Hollywood. Mais alors, si être blanc c’est mieux, renseignez-vous sur les clochards et les nombreuses familles alignées, devant des restos du cœur.

Non ! La Faute à personne. La vie est ainsi faite. Nombreux sont ceux qui sont sur la ligne de départ de la vie, mais quand bien-même nous atteindrons tous la ligne finale – la Mort – peu, auront la vie rêvée. La femme produit plus ou moins 400 ovules durant sa vie (50ans) et l’homme des milliards de milliards de spermatozoïdes, mais à chaque occasion de création de la vie, un seul spermatozoïde sur cent millions atteint l’ovule. Que deviennent les autres ? Ils meurent sans atteindre leur rêve !

C’est donc ainsi que nous devons voir la vie, comme des spermatozoïdes. Au lieu de la voir dans des verres, ou au bout d’une fumée, comme des mages ou des charlatans ! Au lieu de nous enfoncer dans des plaisirs funestes, qui s’évaporent aussi vite qu’ils adviennent !

Vivre comme des spermatozoïdes, suppose une bataille, acharnée, une course constante, l’objectif devant soi, ne pas se laisser distraire par quoi que ce soit, foncer tête baissée mais l’esprit ouvert, conquérir chaque millimètre qui sépare nos vies de nos rêves.

Vivre comme des spermatozoïdes, c’est aussi savoir que nous serons peu à atteindre notre rêve, et se démener encore plus pour l’atteindre, cherchant l’accomplissement plus que tout, frayant notre chemin, de gré ou de force, nous construire vaillamment comme des combattants.

Et si Dieu est de notre côté, on vaincra ! Et même si notre rêve ne devient pas notre vie, notre vie sera un rêve, qu’importe si différent.

Vivre comme des spermatozoïdes, sera peut-être vain, mais il vaut mieux mourir en se battant, que mourir accroché à un bar… ou à des filles !

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Ça y est, je sais ! J’ai changé.

A bientôt les spermatos !

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3 réflexions sur “Comme des Spermatozoïdes !

  1. le rêve du spermatozoïde. hum, tonton Lovejoyce Amavi, par quelle cerveau, ces petits êtres à l’état cellulaire, faits de flagelle et d’une tête quasi vide, ont-ils émis le moindre rêve? lol. mais j’aime #hihihihihihihi

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